Les tirages et les arcanes |
Citoyenne d'honneur de la ville de Paris, la franco-colombienne a marqué ces dernières années de l'actualité par sa captivité.
Membre de la Légion d'honneur, Eric Tabarly est le marin qui a révolutionné la course en mer.
Né en 1942 à Sedan, Michel Fourniret, soupçonné de viol et crimes à la façon d'un serial killer, semble avoir un tirage de tarot assez révélateur.
Le footballeur qui joue avec "la main de Dieu", maitre en football depuis son enfance a surement des cartes de tarot aussi incroyables que sa carrière de footballeur.
Comique, acteur de cinéma, réalisateur d'un film phénoménal, bienvenu chez Dany Boon, un ch'ti presque comme les autres
Mannequin, auteur interprète composant ses chansons, Dame de France, un parcours hors du commun.
La rouquine aux milles fans
Il est connu tant pour le foot que le cinéma
LE joueur de la Coupe du monde de Rugby
Un Marseillais du rire
Les arcanes du tarot de Marseille ont une signification bien précise, et qui est représentée sur la carte
Chaque symbole apporte son lot de bienfait, la signification n'est pas à lire au premier degré, les éléments peuvent se combiner entre eux pour former un tout.
Les arcanes se divisent en deux groupes, il y a les arcanes Majeurs qu'il convient d'avoir dans son tirage, et les autres arcanes.
Un tirage de tarot de Marseille se fait à partir de ses noms prénoms et de sa date de naissance. Chaque lettre a un poids en chiffre, on fait la somme des noms et prénoms en chiffres, on associe cela avec la date de naissance et l'on obtient un tirage de 5 arcanes.
Chaque arcane du premier au cinqième explique une partie de la ligne de vie, la lame obtenue est associée à une période de la vie. Pour chaque carte attribuée, on a ainsi une représentation symbolique avec sa signification. Le nombre d'arcanes majeurs obtenu determine un niveau de personnalité, un grand nom, une grande carrière, à un moment donné de la vie.
Interprétation :

1. L'arcane XIII nous met en présence d'une allégorie fort connue et répandue de nos jours, mais aux origines incertaines. On suppose que la représentation de la mort, sous la forme d'un squelette, remonte au Moyen Age. Les danses macabres, dites Danses de la Mort, fresques recouvrant les murs des cimetières ou des églises, apparaissent en effet au Moyen Age, mais leur datation demeure imprécise. Voilà ce que rapporte à ce propos Van Rijnberk:
"Quant au rapport qui peut exister entre le tarot et les danses de la Mort, il est bien certain que celles-ci sont plus récentes que le tarot." Il continue en ces termes: "On pourrait lancer l'hypothèse apparemment bien hardie que les danses macabres aient emprunté le squelette, simulacre de mort, au Tarot, jeu populaire fort répandu. Cette supposition laisse irrésolue lu question où le Tarot aurait pris lui-même le symbole. Peut-être dans une tradition préchrétienne, paienne, orientale ? Si l'on admet cette hypothèse, la conséquence pourrait être que la chrétienté a reçu du Tarot le squelette comme symbole habituel et généralement accepté de la Mort".
Cependant, la première représentation de l'idée abstraite de la mort par le squelette se trouve à Pise dans le Campo-Santo ( 1360) .
Le squelette manifeste la forme ultime. Il est le devenir physique de tout être. De plus, il n'a pas d'identité car il bannit les frontières individuelles. Il dépasse les clivages sociaux, sexuels, raciaux, etc ... pour ne plus représenter que l'essence (physique ) de l'être humain. Il porte au-delà des masques et des apparences puisqu'il incarne l'intérieur du corps: ce qui est habituellement caché aux regards.
Le squelette de l'arcane XIII est animé d'une vie manifestée par sa couleur chair ( principe vivant de toute chose ) et par son attitude ( puisqu'il agit et se déplace ). D'autre part, sa colonne vertébrale évoque un épi de blé, en tant qu'axe du corps ( arbre de vie ) . On remarque d'ailleurs treize épis de la base de la colonne à la nuque.
L'Ermite, Le Mat et le squelette de l'arcane XIII constituent les trois seuls personnages en mouvement des vingt-deux arcanes majeurs du Tarot. Nous avons qualifié le déplacement de l 'Ermite de cheminement ( une évolution intérieure lente et lourde ). Le Mat, lui, affiche une allure rapide et déterminée. Le squelette avance, résolument tourné vers l'avenir ( dirigé vers la droite ), tout en accomplissant une action précise. L'orientation de son corps traduit une expansion, une découverte de l'avenir ainsi qu'une exploration de régions ( physiques et mentales ) encore ignorées. Il figure à la perfection, par son attitude spatiale, la grande inconnue.
2. L'objet que l'on prête à la mort pour lui permettre d'accomplir son oeuvre, macabre en apparence, est la faux. Ce n'est qu'à partir du XVe siècle, que la faux est attribuée au squelette dans l'allégorie de la mort. On pense, à ce sujet, à Cronos, le Saturne romain, incarnant le Temps, dévorant ses enfants, dont l'attribut, outre la balance ( voir la Justice, arcane VIII ), est la faucille. Il est parfois appelé Falciger, "celui qui pone la faucille".
Dans les représentations picturales, le passage de la faucille (manche court ) à la faux ( manche long ) traduit l'évolution des outils agricoles. Comme toujours, d'un point de vue symbolique, le choix de l'attribut n'est pas neutre. La principale propriété de la faux, et sans doute la plus significative sur un plan allégorique, est de couper ras, à la racine. Elle tranche net, sans hésitation et sans discrimination. Rien ne lui échappe. Tout ce qui dépasse, c'est à-dire tout ce qui est en surface, est implacablement coupé, rompu. Par contre, elle laisse intacte les racines. Elle détruit le superficiel pour ne sauvegarder que l'essentiel.
Et, d'un point de vue ésotérique, c'est bien là, l'effet de la mort. Elle ne tue pas tout, puisque, selon toutes les traditions, un principe demeure: l'âme ( racine de l'être ). Ainsi que le dit Khrishna: "Ces corps ont unefin, l 'esprit qui s'y incarne est éternel, indestructible, incommensurable. A la façon d'un homme qui a rejeté ses vêtements usagés et en prend d'autres, neufs, l'âme incarnée, rejetant son corps usé, voyage dans d 'autres qui sont neufs"(Baghavad Gita).
C'est pourquoi le symbole choisi est tellement important. Un autre objet n'aurait pas revêtu cette double et subtile signification. Si l'on avait pourvu le squelette d'un marteau, par exemple, seule la notion de destruction serait ressortie. L'allégorie aurait, à ce moment-là, conduit à une vision négative et stérile de la mort. La faux préserve la vie; plus même elle l'entretient, lui permet de se poursuivre en s'allégeant de ce qui est alors devenu inutile. Elle constitue en outre un outil agricole, nécessaire à l'existence humaine.
Le manche jaune indique la présence d'un principe supérieur. La faux est guidée et dirigée par une intelligence cosmique. Elle devient ainsi l'expression d'une organisation précise s'intégrant parfaitement à l'ordre des choses: la mort n'est pas un désordre ou une erreur. Elle est nécessaire à la progression. Sa lame rouge prouve l'énergie et la force projetées dans son action. Elle lui confère rapidité et vitesse, son effet est fulgurant et radical.
3. Le sol est extrêmement important dans la lame. Il occupe une grande partie de l'espace ( environ un tiers ). La terre ici est noire, ce qui constitue une exception dans le Tarot. A l'exception du Diable, 1'Arcane XIII est le seul a présenter cette particularité. Le noir suggère la profondeur de l'oeuvre accomplie. D'autre part, il nous porte dans une autre dimension, dans une autre réalité. Il s'apparente certes aux ténèbres et à l'obscurité dans lesquelles nous plonge la mort mais surtout, il évoque la qualité essentielle de son principe. Le noir décrit l'insondable: ce qui ne peut être perçu ou évalué à partir des organes des sens ou à partir d'un savoir théorique. Il invite à l'expérimentation, à la confrontation réelle et totale. Il s'attache à l'idée d'intérieur de l'être, de même que les matières riches et nécessaires sont contenues dans les entrailles de la Terre ( charbon, pétrole ). Il est le dedans opposé au dehors, l'intérieur opposé à l'extérieur, le contenu opposé au contenant. Sa nature est obscure mais pas négative.
4. Les membres épars donnent un caractère macabre et morbide à la carte. Ils évoquent les idées de morcellement, de déchirure et portent atteinte à l'intégrité physique. Ainsi, ils manifestent que le corps est sujet à la division alors que l'âme, elle, demeure unifiée. Ils illustrent en outre les différents domaines assujetis à la destruction, susceptibles de transformation radicale, capables de changement, et qui sont respectivement:
Le plan moteur ( pied )
Le plan créatif et réalisateur ( main )
Le plan intellectuel ( tête )
Les os, les seuls à être blancs, prennent sens comme représentant l'aspect le plus intérieur et profond de l'individu. La remise en question, décrite par l'arcane XIII, se doit d'être totale. Elle ne supporte aucun compromis. Elle porte sur les actes accomplis ( les trois mains ), sur l'évolution ( le pied ), sur la nature et la qualité des pensées ( la tête ) mais aussi sur ce qui existe de plus intégré dans l'homme tels que l'attachement, les croyances, les sentiments. Seule, l'essence doit demeurer intacte.
La tête couronnée indique que personne ne peut se soustraire à ce principe dynamique et révolutionnaire: sur un plan physique ( tout être est mortel ) comme sur un plan symbolique ( aucun pouvoir matériel, même le plus grand, ne protège du changement ou de la perte ).
5. La végétation participe du même symbolisme que celui de la couleur du squelette ou de la forme de sa colonne vertébrale. Elle est synonyme de vie et de fécondité. La mort n'est pas stérile, loin de là. Elle engendre au contraire la vie. Elle n'est donc pas son opposé ou son ennemi mais son indispensable complément. D'autre part, la végétation demeure intacte, comme si la faux l'épargnait ou comme si elle repoussait instantanément. En cela, elle illustre l'espoir d'une renaissance. La mort ne serait être définitive ou permanente, elle n'est qu'un passage, une transition.
6. Le pied manquant donne lieu à deux hypothèses qui méritent l'une comme l'autre d'être retenues:
On peut le considérer comme invisible parce qu'enfoncé dans le sol. Cette supposition évoque une idée d'enlisement. La mort absorbe, avale, engloutit. Elle arrache l'homme à sa famille, la femme à son époux, le travail à l'ouvrier ou tout autre élément susceptible de transformation, donc de disparition. Elle revêt un caractère menaçant et effrayant pour celui qui ne l'envisage que dans sa fonction destructrice.
On peut penser, également, que le squelette s'est lui-même, comme pris dans le feu de l'action, coupé le pied. Apparait ici la notion d'auto-mutilation, comme significative de l'implication individuelle. Toute transformation, induisant la perte de l'état précèdent, s'appuie en effet sur ce principe. Ce n'est pas seulement un objet extérieur, une relation ou même un être qui meurt, mais c'est une partie de soi-même qui meurt avec lui.
Lorsqu'une personne vit une rupture affective, par exemple, elle ne perd pas uniquement le partenaire avec lequel elle a partagé une plus ou moins grande partie de son temps, elle perd également un fragment d'elle-même et de son histoire.
Dans les deux cas, l'absence visible de pied gauche, traduit un état de déséquilibre et un autre niveau de conscience. Ne plus avoir les deux pieds sur terre, c'est être temporairement détaché, séparé de la réalité.
Nombre
C'est le 13.
A propos du nombre, Paul Marteau nous dit:
"Le nombre 13 est égal à 12 + 1. Il symbolise le départ d 'une nouvelle période dans l'évolution générale signifiée par le Tarot. Cette Lame se relie avec le Pendu pour tenir compte de I 'acquis apporté par le cycle précédent, dont elle doit élaguer ce qui peut être inutile ou nuisible, ne convenant pas à la nature du nouveau cycle, et, aussi, parce que l'esprit de sacrifice, impliqué par le Pendu, conduit à la lumière dont les portes s'ouvrent à la disparition du corps physique. C'est l'activité intervenant dans un état de chose cristallisé".
Ce nombre est rattaché à de nombreuses superstitions. Peu importe que l'on adhère ou non à la croyance du pouvoir bénéfique ou maléfique que la tradition populaire lui attribue, ce qui est certain, c'est qu'il ne laisse pas indifférent. Il provoque nécessairement des réactions: positives, négatives ou neutres. Certains revendiquent la réalité de la superstition, en en faisant un "bon" ou un "mauvais" nombre, alors que les autres se défendent d'une quelconque croyance de cet ordre.
Il est en fait, ce que l'on pourrait appeler, un nombre culturel; dans la mesure où il fait partie de la tradition populaire. Il n'est pas le produit d'un individu particulier mais de tous. Certaines personnes peuvent, par exemple, affirmer que le nombre huit leur porte chance: elles s'inscrivent ainsi dans une superstition individuelle. Seulement, la différence entre le nombre huit ( par exemple ) et le nombre treize, c'est que le premier ne provoquera que quelques réactions personnelles alors que le nombre treize fera l'objet d'une confrontation d'idées. Tout le monde a entendu parler de la superstition rattachée au treize. Ce n'est d'ailleurs pas pour autant que tout le monde le considère comme un nombre maléfique mais, la différence avec les autres nombres, c'est que l'idée répandue sur son compte est connue de tous et participe d'un enracinement dans les mentalités.
D'où vient la superstition ?
Certainement que la signification maléfique du treize s'origine sur la Cène, repas que le Christ partagea avec ses douze apôtres, au terme duquel il fut dénoncé et crucifié. Etre treize à table devient, dès lors, l'objet de toutes les peurs; le treizième convive, selon la croyance, étant menacé de mourir dans l'année. Il est également rapporté que le roi Philippe de Macédoine, père d'Alexandre le Grand, ajouta, lors d'un défilé, sa statue à celles des Douze Dieux principaux de la mythologie grecque. Il fut assassiné le jour même au théâtre. Dans la continuité, la Kabbale cite treize esprits du mal.
Ainsi, le treize se révèle funeste et constitue le nombre néfaste par excellence. De nos jours, il conserve son caractère maléfique. Certains hôtels ne comportent pas de chambre treize, ni certains immeubles d'étage treize, par exemple. Tirant l'intensité de sa signification, de la superstition à laquelle il est attaché, le nombre treize, parce qu'il effraie, pourrait dans le Tarot se substituer au nom et en expliquer en partie son absence.
D'autre part, le treize intervient comme la rupture de l'harmonie mise en place par le douze ( les douze signes zodiacaux, les douze mois de l'année, les douze apôtres, les douze dieux grecs, etc... ). On le dit arythmique parce qu'il brise la loi d'équilibre et de continuité. L'unité, qui s'ajoute au douze, pour former treize, constitue un élément déstabilisant et rompt ainsi l'équilibre obtenu.
Ce qui est confirmé par sa réduction: 13 = 1 + 3 = 4 ,car l'arcane XIII s'oppose à L'Empereur. Autant ce demier, illustre l'équilibre, la stabilité et la certitude; autant l'arcane XIII illustre le déséquilibre, I'instabilité et l'incertitude.
La liste des arcanes - Tarot de Marseille
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