Les tirages et les arcanes |
Mathématicien britannique, Alan Turing a été classé par le magazine Times parmi les 100 personnages clés du XX siècle. Il laisse à la postérité une machine qui porte son nom ainsi que des concepts très actuels aujourd'hui.
Elue première secrétaire du PS en 2008 et maire de Lille depuis 2001, cette femme politique française trace sa route avec réussite. Plusieurs chemins vont se présenter à elle dans les années futures.
Un des points qui ressort du tirage du tarot marseillais est constitué des arcanes majeurs. Ces arcanes sont au nombre de sept sur vingt deux arcanes en tout. Certaines personnalités ont un seul arcane majeur dans leur chemin de vie, pour d'autres c'est quatre.
Né à Safi au Maroc, c'est dans l'Hérault qu'il mettra au point son accent du Sud et qui le portera au succès tant au théâtre qu'au cinéma.
Ennemi public numéro un, il a été le roi de l'évasion dans les années 1960-70, au Canada puis en France
Comique, acteur de cinéma, réalisateur d'un film phénoménal, bienvenu chez Dany Boon, un ch'ti presque comme les autres
Citoyenne d'honneur de la ville de Paris, la franco-colombienne a marqué ces dernières années de l'actualité par sa captivité.
Membre de la Légion d'honneur, Eric Tabarly est le marin qui a révolutionné la course en mer.
Né en 1942 à Sedan, Michel Fourniret, soupçonné de viol et crimes à la façon d'un serial killer, semble avoir un tirage de tarot assez révélateur.
Le footballeur qui joue avec "la main de Dieu", maitre en football depuis son enfance a surement des cartes de tarot aussi incroyables que sa carrière de footballeur.
Les arcanes du tarot de Marseille ont une signification bien précise, et qui est représentée sur la carte
Chaque symbole apporte son lot de bienfait, la signification n'est pas à lire au premier degré, les éléments peuvent se combiner entre eux pour former un tout.
Les arcanes se divisent en deux groupes, il y a les arcanes Majeurs qu'il convient d'avoir dans son tirage, et les autres arcanes.
Un tirage de tarot de Marseille se fait à partir de ses noms prénoms et de sa date de naissance. Chaque lettre a un poids en chiffre, on fait la somme des noms et prénoms en chiffres, on associe cela avec la date de naissance et l'on obtient un tirage de 5 arcanes.
Chaque arcane du premier au cinqième explique une partie de la ligne de vie, la lame obtenue est associée à une période de la vie. Pour chaque carte attribuée, on a ainsi une représentation symbolique avec sa signification. Le nombre d'arcanes majeurs obtenu determine un niveau de personnalité, un grand nom, une grande carrière, à un moment donné de la vie.
Interprétation :

1. Le graphisme n'est pas véritablement conforme au nom. En effet, l'arcane nous présente une tour et non pas une maison, comme son nom le laisserait supposer. Sur un plan symbolique, la tour traduit un désir d'élévation. Sa construction verticale symbolise la volonté humaine d'atteindre les cieux, c'est-à-dire les dieux. Elle illustre plus une création mentale et spirituelle que physique et matérielle. L'exemple, le plus célèbre, de sa valeur architecturale et symbolique nous est donné par la Tour de Babel. Le mot Babel vient d'ailleurs de la racine Bll qui signifie confondre.
Pourtant, dans le Tarot, sa couleur l'identifie bien à une oeuvre humaine et non pas divine. Elle témoigne de certaines imperfections, tel que l'absence d'ouverture. Aucune porte pour pénétrer à l'intérieur, comme si les constructeurs s'étaient volontairement ou involontairement emmurés vivants. On pense naturellement à la métaphore de la tour d'ivoire. D'autre part, en renforcement de cette comparaison, les fenêtres sont bleues, ce qui crée un paradoxe car si la fenêtre est symbole d'ouverture, le bleu est symbole de fermeture. Leur nombre évoque le ternaire sacré ; car si c'est l'homme qui construit, il désire une création parfaite. Cependant, la construction est décentrée, c'est-à-dire non équilibrée. Mircéa Eliade explique, à ce propos, à quel point le centre est important, dans la construction, et significatif de sa solidité.
2. Les créneaux jaunes participent du même symbolisme : leur couleur solaire tranche avec l'ensemble de la tour qui est couleur chair. On a ainsi le sentiment que plus l'individu s'élève, plus sa création s'épanouit et plus il pense avoir transformé sa condition. De plus, les créneaux prennent valeur d'achèvement. Ils marquent le terme, la fin de l'oeuvre. Or, d'un point de vue cosmique, l'accomplissement total ne peut exister que dans le mouvement. Les créneaux correspondent, de par leur couleur et leur fonction, à la présomption humaine s'exprimant par : « je suis arrivé ». L'homme est atteint dans cette illusion. Toute son oeuvre n'est pas détruite, seul le sommet est touché ; la base demeure intacte.
La flamme symbolise la foudre, c'est-à-dire le feu divin. Dans la mythologie grecque, Zeus, le dieu des dieux, était l'unique possesseur de la foudre (donc du feu) jusqu'à ce que Prométhée la lui vole pour en faire don aux humains. D'autres mythologies attestent les mêmes croyances. La foudre vient du ciel et, dans la plupart des cultures, les dieux résident dans le ciel. Elle n'est ni prévisible, ni contrôlable, et c'est pour cette raison qu'elle terrifie. Elle est interprétée comme la vengeance divine s'exerçant, par la voie du feu, sur les humains.
Mais, il ne faut pas négliger le fait que le feu s'articule sur un double symbolisme. Il possède une dimension destructrice alliée à une dimension purificatrice. S'il tue, broie, enflamme, brûle, il nettoie aussi. C'est pourquoi, sous couvert de purifier, on réservait le bûcher aux hérétiques et autres sorcières. Il ne s'agissait alors, dans les consciences folles et justicières, pas seulement d'ôter la vie mais d'assainir les âmes, que l'on croyait souillées. De même, les rituels crématoires en Asie visent à purifier l'âme, en favorisant la sortie du corps.
Dans l'édition originale du Tarot de Marseille, la flamme est toute en finesse et en volutes ; elle s'apparente pour de nombreux observateurs à un plumeau ou à un panache. Le dessin, ainsi travaillé, enlève le caractère imprévisible de la foudre. Elle se détache de l'aspect incontrôlable et brutal du feu, pour se rapprocher de la notion d'une certaine organisation. Le temps passé à l'élaborer (ce n'est pas comme s'il s'agissait de simples traits) symbolise la lenteur de sa mise en place, même si dans la réalité, elle peut apparaître avec violence pour celui qui n'aura pas assisté à sa préparation.
D'autre part, la flamme ne détruit pas mais détache simplement le sommet de la tour comme pour aérer ce qui était trop hermétiquement clos. L'ouverture par le haut rappelle la naissance d'Athéna. Zeus, pour soulager une douleur cérébrale, prie Héphaistos, dieu forgeron, de lui fendre le crâne d'un coup de hache. Son immortalité lui autorise ce violent traitement. Cette étrange trépanation accomplie, Athéna, déesse de la raison et de l'intelligence, sort toute entière de la tête de Zeus, déjà adulte et couronnée de son casque. De même, la foudre peut, sous l'effet de son action, favoriser une prise de conscience et faire éclore l'intelligence subtile des choses.
3. Les boules multicolores confèrent à l'arcane une dimension apocalyptique. Les éléments se déchaînent ; l'ordre des choses est bouleversé. Lorsque l'individu est blessé, il a le sentiment que tout contribue à son affaiblissement, que plus rien ne fonctionne. Ce ne sont pas seulement ses constructions qui s'effondrent, c'est l'univers dans sa totalité.
Les sphères sont au nombre de trente-sept ; ce qui a pour effet d'évoquer la décade (3 + 7 = 10). Or, dix est le symbole de l'éternel recommencement car 1 + 0 = 1, du retour à l'origine. La Maison-diev se rattache à La Roue de Fortune, montrant la conséquence de la négation de ce perpétuel mouvement. Achever la tour (en lui posant des créneaux), c'est s'opposer au changement, à l'évolution constante des choses, au principe de vie.
En décomposant, on remarque onze boules bleues, treize boules rouges et treize boules blanches : c'est-à-dire uniquement des nombres impairs (37 composé de 11 + 13 + 13). La valeur des nombres impairs est l'activité. Les éléments extérieurs (la flamme et les boules : le ciel) sont dynamiques. Ils substituent leur propre action à l'attitude défaillante de l'homme. Car si la vie (entendu les événements, les autres, etc.), c'est-à-dire le monde extérieur, n'amenait pas l'homme à changer, à remettre en cause son existence, à se questionner, il demeurerait peut-être indéfiniment sur ses positions.
On retrouve aussi le onze, c'est-à-dire La Force car l'homme fort (au sens donné par l'arcane XI) ne chute pas, ou encore, pour l'exprimer autrement, la chute le renforce, le rend plus sage et donc plus puissant. Le nombre treize renvoie, lui, à l'arcane sans nom et accentue cette idée, déjà suggérée par le dix de perpétuel mouvement. L'évolution ne peut se faire qu'à travers le changement, sinon, il n'y a pas de progrès possible.
Le treize est redoublé, donnant ainsi vingt-six (13 boules rouges + 13 boules blanches) qui réduit aboutit à huit (2 + 6 = 8). La Justice (arcane VIII) est donc également présente, nous en donnons la raison lors de l'étude du nombre.
Paul Marteau nous dit à propos de leur couleur : « Aucune n est jaune, car l'Intelligence Divine ne préside pas à cette arcane qui s'applique exclusivement à l'oeuvre humaine ».
4. Outre la foudre, l'arcane XVI repose sur l'archétype de la chute. La descente d'ordre physique, illustrée par le fait de tomber, se rattache à la descente spirituelle. La chute est évoquée dans maintes traditions. Dans la plupart des écrits, l'Homme est au départ, en tant que créature divine, parfait. A l'origine existe un état paradisiaque. On pense naturellement à Adam et Ève dans l'Eden, à l'Âge d'or de la mythologie grecque. Chaque fois, l'homme rompt cette perfection, cet état idéal, en commettant une faute. Il est en ce sens à la fois victime et bourreau car il est responsable de sa chute en même temps qu'il la subit. Souvent, la femme apparaît comme la cause ; c'est elle qui représente la tentation malheureuse et destructrice. Ève croque la pomme, Pandore ouvre la jarre dans laquelle étaient emprisonnés tous les maux et toutes les malédictions. Et l'Homme perd l'état originel qu'il s'évertue ensuite à retrouver.
Cette dimension symbolique est d'un grand apport dans la compréhension de l'arcane XVI. Elle induit que l'être humain est seul responsable des malheurs qui lui arrivent. Il est l'auteur, souvent inconscient mais actif quand même, des calamités qui s'abattent dans son existence. Lors de l'étude du sens initiatique, nous en verrons la raison et les effets.
Les constructeurs qui tombent sont au nombre de deux. La dualité exprime ici la division et non pas l'union. La chute présente toujours un caractère d'opposition à l'ordre des choses. Elle constitue un dérèglement et un dysfonctionnement. Ils tombent tête et mains vers l'avant. On retrouve la position inversée du Pendu, symbole de déséquilibre. On peut évoquer les notions de renversement ou de bouleversement (être sens dessus dessous, être désorienté, ne plus savoir où on en est). Car la chute déstabilise, en tout cas temporairement. Mais, elle permet aussi de porter un regard différent sur les choses et les êtres. Elle transforme l'individu et sa vision de la vie (comme le fait l'inversion du Pendu).
D'autre part, leur attitude leur permet d'entrer en contact avec la Terre, Mère-Nourricière, et de reprendre ainsi des forces. Pour celui qui sait tomber, la chute n'affaiblit pas, elle élève.
5. Leur tenue vestimentaire est encore symbole de division. De tous les personnages habillés du Tarot, ils sont les seuls dont la tenue ne comporte pas de jaune, même en très faible quantité. Cette absence peut prendre sens à deux niveaux :
- Le jaune représente le divin. Son absence peut signifier la perte, plus ou moins temporaire, de la croyance, de la foi ou de la conception spirituelle. Elle traduit l'éloignement qui s'établit, dans cet état particulier, entre l'Homme et Dieu.
- Le jaune intervient comme couleur de liaison et de médiation. Il relie généralement le bleu et le rouge. C'est pourquoi, il se situe aux niveaux intermédiaires (collier : entre la tête et le corps, ceinture : entre la partie inférieure et la partie supérieure du corps, milieu des bras). Son absence représente la dysharmonie qui s'installe sur le plan énergétique : les polarités féminines et passives (bleu) s'opposant aux polarités masculines et actives (rouge).
6. Les deux pierres blanches sur le sol, mises en évidence par leur couleur qui tranche sur le jaune, figurent la matière qui servira à la prochaine construction. Elles constituent un signe d'espoir : l'effondrement n'est jamais définitif, on peut toujours recommencer, agir de nouveau.
NOMBRE
C'est le 16.
A propos du nombre, Paul Marteau nous dit :
" Le nombre 16 peut se mettre sous la forme 10 + 6 ; 10 représente un cycle accompli, mais qui se renouvelle indéfiniment, par conséquent, le cycle universel, et 6 symbolise involution et évolution, montée et descente, construction éphémère et recommencement. 10 + 6 = 16 manifeste le pouvoir de l'homme qui veut tout entreprendre, mais qui, étant limité, ne peut aboutir au définitif, c'est la construction fatalement instable".
Le nombre seize détient une formidable puissance. Bien que pair, et constituant de ce fait une exception à la règle qui veut que les nombres pairs soient passifs, il exprime un extraordinaire dynamisme. Son graphisme est le svastika, l'un des symboles les plus répandus. Le svastika se retrouve chez les Celtes, les Étrusques, les Grecs, comme en Inde ou en Europe. Sa signification regroupe celle de la croix et de la roue. La croix relie le bas et le haut, la Terre au Ciel ; tandis que la roue suggère le mouvement rotatif continu. Avec le svastika, 16 prend sens comme 4 au carré, c'est-à-dire 4 x 4.
Quatre étant le nombre de la matière, seize est l'expression parfaite de la matière. Plus précisément, il représente la toute-puissance de la Nature et de la Terre sur l'Homme. Il affirme la formidable capacité de la Nature à renaître, à recommencer immuablement, à reproduire à l'infini les mêmes rythmes. La Nature ne s'arrête jamais (propriété du mouvement rotatif du svastika), elle ne connaît ainsi aucun échec car rien ne l'atteint durablement. En cela, elle est supérieure à l'homme dont les constructions éphémères s'effondrent.
Précisons que Charlemagne avait choisi le svastika pour emblème, certainement à cause de sa force symbolique. Un autre homme, tristement célèbre, Hitler en a également fait son signe de ralliement. Mais, celui-ci a volontairement inversé le sens de rotation du svastika. Le svastika tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre alors que la croix gammée (version inversée du svastika) tourne dans le sens des aiguilles d'une montre. La rotation traditionnelle exprime, comme nous l'avons dit, l'énergie universelle triomphant de l'homme ; c'est sans doute la raison pour laquelle, Hitler a choisi d'inverser le sens de rotation, pour en quelque sorte modifier les effets, en faisant de la croix gammée le symbole du triomphe de l'homme sur les lois universelles : la toute-puissance de l'homme.
Il est intéressant d'évoquer avec seize le nombre huit (8 + 8 = 16) car nous comptons 13 boules rouges + 13 boules blanches = 26 = 2 + 6 = 8. Une allusion très nette est donc faite au nombre huit. Dans le Tarot, ce nombre incarne le principe de causalité, la loi karmique (La Justice). La Maison-diev contient cette même signification : tout effet a nécessairement une ou plusieurs causes. Aussi, puisqu'elle envisage particulièrement l'événement dramatique, elle préconise, comme attitude constructive à opposer à l'échec, de s'interroger et de rechercher les causes. La situation exprimée par l'arcane XVI, de par sa soudaineté apparente (enfermé dans sa construction, on ne voit pas venir la flamme), induit la notion d'injustice. Elle se rattache au sentiment d'impuissance et au défaitisme humain : l'homme agit, avec la volonté de créer une oeuvre parfaite, et tous ses efforts se retrouvent anéantis sous l'effet d'un événement apparemment injustifié et extérieur. L'étude du sens initiatique nous donnera l'occasion d'approfondir cette pensée.
En dernier lieu, il convient de réduire le seize au sept (16 = 1 + 6 = 7). Cette simple opération se révèle pleine d'enseignement au regard de la signification philosophique de la carte. Car elle montre le clivage que les consciences humaines opèrent entre la réussite (le Chariot : arcane VII) et l'échec (la Maison-diev : arcane XVI). Ils définissent la réalité sous une forme binaire avec d'un côté les valeurs positives attachées à la notion de réussite et d'un autre côté les valeurs négatives attachées à la notion d'échec. Or, c'est justement là la problématique de l'arcane XVI : L'échec est le fruit de la réussite. Le Chariot contient la Maison-diev.
La liste des arcanes - Tarot de Marseille