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Pour une recette fonctionnelle générique


(Url : http://phortail.org/webntic/Pour-une-recette-fonctionnelle-generique.html)

Mise en ligne : 2 octobre 2005 par km

Mettre en place une méthodologie pour réaliser une recette fonctionnelle qui soit générique relève d’un excellent exercice de style mêlant réflexion et expérience dans le domaine de la recette. Dans le cadre de cet exercice, voyons ce dont on peut se servir, et jusqu’où peut-on mener la réflexion.

Pour cela, essayons de réfléchir à une méthodologie qui en l’occurrence viendra en amont du processus même de recette, que celle-ci soit ou non automatisée.

Environnement général

Coté maîtrise d’ouvrage, les éléments disponibles sont
-  des cahiers des charges avec l’expression de besoin
-  des spécifications fonctionnelles
-  un environnement en ordre de marche avec des données issues de l’application production.
-  des utilisateurs clés
-  un système de gestion des anomalies

A ce niveau, il reste à :
-  définir le périmètre de recette
-  confectionner les cahiers de recette avec scénarios, cas de test, résultats attendus.

La phase de recette fonctionnelle est découpée en deux parties
— Préparation de la recette avec la conception des scénario et valorisation des cas de test
— exécution de la recette proprement dite avec saisie des anomalies. L’exécution est faite en deux cycles avec un cycle de validation des corrections d’anomalies découvertes dans le cycle initial.

Les outils

Coté Préparation de la recette

Les outils classiques de bureautique de type Word et Excel servent pour la conception des scénarios et la valorisation des cas de tests.

Coté Exécution de la recette

Les mêmes outils word et excel peuvent servir dans l’exécution, soit directement, soit en amont et en aval de l’automate de test.

Automatisation de la recette ?

Les grandes questions qui se posent à celui qui veut mettre en place une recette avec un automate de test peut-être résumé à :
— Faut-il mettre en place une recette manuelle ou automatisée ?
— Dans le cadre de l’automatisation, jusqu’à quel niveau de modularité dans l’écriture des scripts faut-il descendre (granularité) ?
— Comment supporter les évolutions du produit que l’on teste, sans avoir à re penser / re écrire la base des scripts automatisés (gestion des versions cibles).

Les risques du pragmatisme

Engager une recette sans méthodologie ni réflexion sur l’exécution de la recette (automatisée ou non) c’est prendre le risque :
— d’effectuer non pas une réelle recette fonctionnelle mais une poursuite de la phase précédente, c’est à dire des test unitaires poussés.
— de réaliser une recette de qualité insuffisante si les documents bureautique ne permettent pas de justifier la différence obtenue entre le résultat attendu et le résultat réellement rendu par l’application.

La recette fonctionnelle nécessite des phases de conception et des phases d’exécution, celles ci sont dissociées dans le temps, mais se basent sur les mêmes documents (les scénarios et les cas de test), ceux ci reflètent à leur tour les exigences des cahiers des charges et sont finalement confrontés à l’application elle-même. Un telle organisation de processus doit être prise en compte par une méthodologie, permettant de séparer chaque processus de recette avec ses entrants et ses livrables, de telle sorte que le périmètre global de la recette soit couvert avec l’assurance que celle ci soit effectivement faite, c’est à dire a permis de dire si l’application livrée correspond, selon un certain niveau de qualité, à l’application issue de l’expression de besoin.

Auteurs : km