- Bonjour l'âne
- Bonjour toi !
- Alors on est reviendu!
- Oui vois tu
- Mais où étais tu passé ?
- J'ai croisé dernièrement un vieil ami économiste, professeur d'université.
- A la retraite tu veux dire
- Oui, à la retraite, mais tu sais il réfléchit tous les jours.
- Et alors à quoi il pense ton professeur d'économie.
- A quoi, à l'économie pardi, à la crise, à la Grèce, et aussi aux Grecs.
- Aux Grecs, mais quel est le rapport entre le peuple grec et la crise ?
- Et bien le rapport est simple, la crise agit sur l'économie, et l'économie agit sur la vie de la cité et donc toi, moi et forcement le peuple grec.
- Et que penses tu que les grec peuvent faire pour sortir de la crise, toute l'Europe est déjà dessus.
- Toute l'Europe, pas tout à fait, l'Europe politique, financière, monétaire, ... appelle la comme tu voudras, mais c'est l'Europe des peuples qui souffre !
-Comment çà je ne comprends pas, on y peut rien puisque c'est la crise.
- Mais si on y peux, écoute : avant que la Grèce ne prenne des mesures restrictives, des mesures d'austérité, que s'est il passé ?
- Ah oui les fameuses agences de notation.
- Ben oui tu as compris, les agences de notation anticipent, mesurent un risque, attribuent une note, en l'occurrence mauvaise, du coup le taux de crédit accordé au pays pour rembourser ses dettes augmente, du coup il a encore plus de mal qu'avant à rembourser, et ainsi des mesures d'austérité doivent être prises pour réduire l'endettement, la fraude fiscale ...
- D'accord je vois !
- Et lorsque comme actuellement différents plans se suivent sans donner d'améliorations, les mesures prises sont de plus en plus difficiles pour le peuple.
- Mais que faut il faire alors ?
- Réfléchir parbleu, réfléchir ! La crise n'est pas externe, elle ne vient pas de Mars, ce n'est pas le destin, c'est une crise du système, la crise est endogène, interne. Moins le peuple consomme, moins les entreprises font de chiffre d'affaires, et moins l'économie fonctionne et à l'heure de la mondialisation, si une économie ne fonctionne pas, c'est une autre qui fonctionne bien pour elle, au détriment de cette dernière.
- Il faudrait relancer la consommation alors ?
- Il faudrait réfléchir ! Aujourd'hui on peut constater avec amertume que les mesures restrictives ne permettent pas de relancer l'économie d'un pays. Peut être que la relance par la consommation permettrait de réduire le système D (qui augmente au fur et à mesure que le sentiment de devoir survivre s'intensifie), de réguler la fraude fiscale, de permettre un pouvoir d'achat décent pour le peuple, pour le tissu des PME, des entreprises régionales puis nationales.
- Pour un âne, tu me sidères
- Dis moi tu reviendras dialoguer avec moi
- Oui si tu veux.
- Alors à bientôt !
Version pleine page : Mon ami l'âne et la fin de la crise