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Vendredi 12 juin 2020
Annulation de l'étape du Fau, on reste au Falgoux.
Voyez ici le carnet de route vers le gîte d'étape du Fau (initial).
Il est des jours où l'imprévu s'invite. La météo annonçait un déluge avec des quantités d'eau allant jusqu'à 7 ou 8 mm par heure. Puis les prévisions passaient à l'orage. Sur un parcours avec des crêtes et de vastes étendues dénuées d'éléments verticaux... pas très sûr. Aussi avions-nous pris la décision de rester une nuit de plus au Falgoux où la chambre était belle et la restauration qualitative et quantitative ! Le temps allait être un peu long, mais il fallait faire avec. Après notre petit-déjeuner fort copieux, un des clients du bar nous propose, alors qu'il devait en début d'après-midi descendre sur Mauriac, de nous poser à Salers et de nous reprendre à son retour. Top là !
Rendez-vous est pris devant le comptoir à 14 h. La matinée file assez vite, la pluie s'arrêta vers 10h00 et nous fîmes avec Nicole une petite balade dans le village. A notre retour, Nicole sollicita un petit cours de topographie que nous fîmes sur une des tables du bar. On déjeuna de nouveau fort bien, le midi au restaurant : melon, confit de poule et gratin de chou-fleur, plateau de fromages, charlotte fruits rouges. À table, comme pour cet après-midi, Astrid nous accompagne. Fort agréable, elle nous avait adoptés dès le jeudi soir.
Nous allâmes visiter Salers, belle cité à l'architecture préservée avec de superbes bâtisses, des hôtels particuliers, des restes de tours et de remparts, le tout couvert de lauzes. Notre chauffeur, Jean, ingénieur Supélec dans l'industrie horlogère suisse, s'il n'est pas natif de cette vallée, connaît très bien l'histoire, la gastronomie, la vie paysanne ancienne et actuelle.
À 16h00, il nous reprend, mais au lieu de rentrer directement, nous mène à un superbe point de vue sur la vallée du Falgoux, en nous détaillant le paysage. Et, en peu plus loin, il nous arrête pour aller voir une belle cascade. Je ne sais comment, alors que nous profitons de la vue sur la cascade du Biaguin, la conversation en est venue là. Mais nous nous aperçûmes que Jean, Astrid et moi avions vu le film sur les loups de Jean-Michel Bertrand : trois de nous sur cinq pour ce film à l'audience plutôt confidentielle. Et on dit que les rencontres sont dues au hasard ... pas sûr !
Nous buvons tous ensemble un verre à notre retour et remercions chaleureusement Jean. Jacky sera aux anges, car notre guide est aussi un féru d'athlétisme et un ancien compétiteur.
Comme disait Brassens, il est des jours de pluie où le paradis est proche !
Peu avant le repas, arrive un randonneur bien trempé. Si la pluie avait un peu épargné les fonds de vallée, elle avait copieusement arrosé les sommets. Notre hôtelier, lui fournit le papier journal pour mettre à l'intérieur de ses chaussures très mouillées et les descend pour la nuit à la chaufferie. Au restaurant, la vue de notre table donne sur les champs bordant le Mars. Avec les couleurs sublimes dues aux passages nuageux, les chaudes nuances de la fin de journée, un double arc-en-ciel lors des averses fugaces, deux chevreuils animant la prairie et les crêtes prenant des couleurs passant du rose au violet sur les pans rocheux, la scénographie est parfaite et la table toujours aussi succulente : soupe (carottes, poivrons, courgettes), salade auvergnate, steak de Salers, truffade, plateau de fromages auvergnats et crème brulée.
À suivre, Le Falgoux - Mandailles
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