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Cet article vous invite à plonger dans l'univers du bivouac à vélo, entre défis logistiques et moments magiques. Découvrez comment cette expérience unique devient une quête de simplicité, de connexion à la nature, et finalement, à soi-même.
Quelle est cette liberté que l'on va chercher dans un bivouac à vélo alors que l'inconfort sera le prix à payer pour une nuit sous les étoiles.

Une nuit en bivouac à vélo demande de l'organisation. Une fois le matériel embarqué sur le vélo, voir : Hannibal Rider - Équipement et matériels.
Le cadre du bivouac est toujours varié et différent d'une fois sur l'autre. Le ciel étoilé se révèle souvent car lorsque l'on pédale sur de grandes distances, on se trouve loin des villes et protégé de la pollution lumineuse.
Ainsi, la plage permet de déguster un coucher de soleil et le lendemain un doux lever du jour.
Proche des montagnes, avec un peu d'altitude le réveil risque de se faire dans le brouillard, ce qui dans la montée du col permet de découvrir la vallée noyée sous les nuages alors que l'on pédale au dessus.

En forêt, le lit de fougères est confortable, de même que le tapis d'aiguilles de pins, une fois le sol nettoyé des cailloux. La difficulté en forêt est de trouver un sol qui soit plat.
Les sols plats sont plus faciles à trouver là où la terre est travaillée comme en bord de champs, de préférence ceux en jachère.
Si le chant de la rivière est agréable pour trouver le sommeil, le lieu serait plutôt à éviter car les matins sont humides et les réveils alors plus difficiles.
La nature est sans doute une des clés de compréhension de ce choix d'hébergement. Cela ouvre la porte du ciel étoilé. Contempler un tel ciel, allongé dans l'herbe, ou sur la plage, c'est se connecter à l'univers et sans doute inconsciemment à soi. On cherche tous un sens à son voyage, bien au delà de la destination qui nous intéresse peu, sinon nous prendrions l'avion.

C'est aussi contempler le coucher du soleil et on pensera alors à ce que l'on a accompli, à notre progression du jour, aux fabuleux paysages traversés. Ou bien le lever du jour, et l'on se motivera alors sur la journée à venir en faisant le plein de motivation, de détermination et de plaisirs pour les kilomètres futurs.
C'est enfin se connecter au moment présent afin de profiter simplement de l'endroit où l'on est, quel qu'il soit. Et l'on écoutera les bruits de la forêt, de la ville au loin, des criquets dans l'herbe ou du chant désordonné des crapauds de l'étang voisin.
Certains préfèrent à la nature, la sécurité relative des villes et villages en dormant prés des églises. D'autres lieux sont praticables notamment en cas de mauvais temps et de risque de pluie comme les abris-bus ou les toilettes publiques, les sas de banque comme sur Paris-Brest-Paris. Les parking souterrains offrent aussi un abri intéressant, mais le sol y est dur, il vaut mieux prévoir des cartons ou de quoi se faire un petit matelas à glisser sous les fesses et les épaules au minimum.
Vécu : Lors du Tour de France Randonneur, je trouve un parking souterrain au pied d'un grand col des Pyrénées. Je m'engouffre directement en restant sur le vélo et me dirige vers le fond du parking afin de trouver plus de tranquillité. Tout est parfait, je m'installe, le sol est effectivement dur et mes bouts de mousse expansée me permettent de passer une nuit sans trop de réveil. Le lendemain, avec la lumière du jour, je découvre une porte avec l'inscription Local à ski, je tente de l'ouvrir, elle s'ouvre et j'entre alors dans un petit local où j'aurais pu passer la nuit avec mon vélo, et détail intéressant pour une prochaine nuit dans les parages, le sol est moquetté...
D'autres, aiment bien le calme des cimetières avec le plein d'eau assuré de même que le silence.
Enfin, il y a tous les lieux que le bivouaqueur trouve au fil de ses recherches et qui font le charme des nuits improvisées par leur rareté et parfois les perles inespérées que l'on dégote ou que l'on nous suggère lors de rencontres.
Vécu : Lors de Hannibal Rider, le restaurateur d'un village après le col de l'Iseran termine sa journée avec nous comme derniers clients, il vient à notre table discuter avec son épouse. On parle de bivouacs et notamment de lieu de bivouac... Aussitôt, nous est proposé le préau du patronage qui se trouve près de l'église. Nous nous y rendons et découvrons que le préau est bien évidement couvert et en plus Philippe, un membre de la tribu en faisant le tour du propriétaire, ose ouvrir une boite à prises et y découvre un nombre de prises électriques supérieur au nombre d'appareils que nous avons à recharger.
Le bivouac est cette liberté que s'offre le randonneur, en recherche de simplicité, de connexion à la nature et de respect d'un rythme, le sien.
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