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Expédition 48°Nord : dernière ligne droite sur l'Atlantique, Cay Sal Bank et la Floride d'ici mercredi 13 juillet 2008.
Élancé à vélo de Paris, le 13 janvier dernier, puis sur l'Atlantique en cyclomer pour la deuxième étape de son tour du monde le 7 mars de Lagos au sud du Portugal, Jean Gabriel Chelala a fait halte successivement au Maroc pour éviter une forte dépression, aux Canaries pour réparer son safran brisé par un cétacé, puis à Saint Martin où il s'emparait au passage, du record du monde de la traversée de l'Atlantique en hydrocycle en 65 jours. Reparti le 19 juillet pour un sprint en direction de la Floride aux Etats-Unis, l'aventurier a traversé les îles Vierges, contourné Puerto Rico et remonté en longeant la République Dominicaine, Haïti. Hier midi (heure française), il se trouvait au nord face à la ville de Holguin située sur de l'île de Cuba.
Cette dernière étape inédite pour un bateau mu par la seule force humaine s'avère être difficile et usante. Le franco-libanais doit s'adapter sans cesse aux conditions climatiques et surtout aux vents qui ne soufflent pas toujours dans la bonne direction. " Il pleut de plus en plus souvent. La pluie s'abat généralement en fin de journée ou durant la nuit, elle est d'une force phénoménale. Les vents se mettent alors à tourner dans tous les sens et je tâche à chaque fois de tenir le meilleur cap, trempé jusqu'aux os. Cependant, je continue à pédaler aussi bien de jour que de nuit pour éviter de me rapprocher trop près des côtes. J'ai maintenant pris un bon rythme et je vis bien mieux à cette cadence, en tout cas mieux que la semaine précédente. Durant la journée, je maintiens un cap plutôt nord de manière à pouvoir dormir plus longuement la nuit. Je me sens fatigué et usé aussi bien mentalement que physiquement et je me raccroche à l'arrivée de toutes mes forces. Je sais que la fin de l'étape n'est plus très loin et sans elle, les longues journées de pédalage seraient terribles. " affirme Jean-Gabriel.
Le navigateur rencontre toujours autant de monde sur sa route et l'expérience acquise durant les longues semaines de navigation lui permet de gérer au mieux sa route. " En atteignant Cuba, j'ai tenté de passer au nord d'un rail de cargos, mais les vents me poussaient dans la mauvaise direction. En pleine nuit, j'ai traversé le rail heureusement sans trop de difficultés et le jour suivant, je le traversais une seconde fois pour me positionner de nouveau au nord pour poursuivre ma route. Les jours se suivent, je lutte sans relâche pour éviter de trop me rapprocher. La nuit, les lumières des bateaux m'offrent un spectacle à la fois magique et inquiétant. Je ne regarde plus les cargos et pétroliers comme je les regardais en partant du Portugal, ils me paraissent beaucoup moins effrayants. Une question d'habitude, sans doute ".
Dernière ligne droite et derniers coups de pédale après plus de cent jours de navigation depuis le vieux continent. Les courants du Gulf Stream commencent à se faire sentir et entraîne avec eux le cyclo-pédaleur vers la ligne arrivée de sa seconde étape. Sa moyenne des derniers jours a augmenté et devrait continuer ainsi jusqu'à l'arrivée prévue en début de la semaine prochaine, au plus tard mercredi 13 août 2008. " J'attends avec impatience de passer l'atoll de Cay Sal Bank (Bahamas), situé à mi-distance entre Cuba et la Floride. Une zone de haut fond allant de 1 mètre à 10 mètres de profondeur, après quoi, j'entrerai définitivement dans le Gulf Stream dont les courants atteignent près de 3 nœuds. Je sais que le plus dur est à présent derrière moi et lorsque j'y pense, je ne garde que le meilleur. Dans quelques jours, je serai à terre pour un bon moment. Malgré mon arrivée sur des plages de rêves, je ne suis pas encore prêt à remettre les pieds sur l'eau de sitôt ! " plaisante l'aventurier.
Il ne reste désormais que 250 miles nautiques (476 kilomètres) et quelques jours avant la ligne d'arrivée sur le continent américain, destination finale de la deuxième étape de son tour du monde à la force humaine. Après un repos mérité, près de 8 000 kilomètres l'attendent sur les routes du nouveau continent toujours grâce à l'unique force de ses jambes mais à vélo de nouveau, puis en fonction de la saison, ce sera la traversée du Pacifique en direction de la Sibérie (2.200 miles nautiques, 3.500km) et une dernière étape à vélo (10.000km) le ramènera dans la capitale française.
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