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Expédition 48 degrés Nord, Jean Gabriel Chelala balloté par la météo
Gants, sur-gants, chaussures, sur-chaussures, écharpes, sur-écharpes, bonnets et une bonne dose de volonté, voilà ce qui pourrait bien résumer cette dernière semaine, sans doute la plus longue et la plus éprouvante depuis le départ de Fort Lauderdale (Floride) le 9 septembre.
L'expédition de Jean-Gabriel Chelala démarre le 13 janvier 2008 du parvis de la cathédrale Notre Dame à Paris. S'ensuit la traversée européenne jusqu'au sud du Portugal sur 2.176km. Le 7 mars dernier, l'aventurier prenait la mer à bord de son cyclomer en vue de rejoindre la Floride. 9.250km, 107 jours et 2 records du monde en poche, l'aventurier touche terre.
La traversée du continent américain constitue la troisième étape de son tour du monde écologique qui en compte cinq au total. Assis sur son vélo couché choisi pour son confort et ses performances sur routes plates, il a ainsi parcouru les Etats-Unis, une partie du Canada et se trouve à présent aux portes de la Colombie Britannique.
Subissant des rafales de vent plus fortes les unes que les autres, pédalant parfois sous la neige et par des températures atteignant -15°C en pleine journée, l'aventurier Chelala a vécu une semaine éprouvante. " Le moral a pris un sérieux coup ces derniers jours. Plus d'une fois, j'ai eu envie de jeter le vélo dans le fossé. Pour finir, j'ai cassé ma caméra vidéo, tombé après une bourrasque de vent. Les locaux m'ont expliqué ne jamais connaître ce genre de temps ". Depuis deux jours, soulagement, les températures sont redevenues estivales. Le vent est tombé et le soleil est revenu. " 5°C, soleil, je pourrais presque me mettre en tee-shirt. Comme me disent une nouvelle fois les locaux, des températures aussi douces fin octobre, c'est exceptionnel ! Le réchauffement climatique joue en ma faveur. Pas de quoi se réjouir, mais tout de même, le moral va mieux ".
Arrivé ce mercredi à Grande Prairie, l'ingénieur breton-libanais se trouve aux portes de la Colombie Britannique. Devant lui, le froid, la neige et les Rocheuses. 1.500km le séparent encore de Whitehorse où le cycliste bouclera sa troisième étape. " Deux options étaient possibles pour traverser le Pacifique : démarrer à Anchorage ou démarrer à Fairbanks, ville plus au nord. Pour des raisons techniques, le départ de Fairbanks semblait plus judicieux. Ma troisième étape devait initialement s'y terminer. Mais compte-tenu des conditions météo, il n'est pas envisageable d'arriver en Alaska. Atteindre Whitehorse sera déjà un exploit. D'après les prévisions, je vais même rouler sous la neige les 10 derniers jours. Pour ne pas laisser une étape inachevée, je repartirai donc de Whitehorse Canada et rejoindrais la mer de Béring en passant par la Yukon River. 1.000km de moins sur terre, 2.000km de plus sur l'eau, une étape supplémentaire avant de rejoindre le Parvis de Notre Dame ! "Les aléas font partis intégrante de l'aventure. Mais ni le vent, ni le froid, ni la neige et encore moins les ours noirs et les grizzlis ne viendront à bout de la détermination de Jean Gabriel qui sera à Paris à l'occasion du salon Nautic à Paris du 5 au 14 décembre 2008.
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