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Améliorer sa visibilité à vélo
Un certain nombre d'éléments permettent au cycliste d'être visible sur la chaussée. Certains sont statiques, d'autres sont dynamiques, certains sont efficaces de nuit, alors que d'autres sont efficaces de jour. Dans toutes les configurations le cycliste peut améliorer sa visibilité et ainsi réduire les risques d'accident.
La visibilité de nuitC'est la situation la plus facile à gérer. En effet il 'suffit' de s'équiper de certains éléments matériels pour améliorer la visibilité du cycliste., mais voyons cela en détail car il y a du choix entre les différents matériels.
Pour améliorer la visibilité de nuit, il y a tout d'abord l'éclairage : Distinguons tout de suite l'éclairage passif, de l'éclairage actif. - L'éclairage passif est par exemple le catadioptre, blanc à l'avant, rouge à l'arrière, et blanc ou orange sur les roues ou les pédales. Ces éléments sont obligatoires selon les lois en vigueur dans le pays où vous êtes. - L'éclairage actif est par exemple la lumière à l'avant ou à l'arrière du vélo. Distinguons là encore la lumière qui permet d'être vu en ville, de la lumière qui permet de voir, et d'éclairer la route dans les zones sombres. Il est, par expérience. plus efficace d'avoir une lumière pour voir qu'une lumière pour être vu, à fortiori si cette dernière clignote. A noter que l'éclairage actif, pour voir et donc non clignotant est très bien vu par les piétons ainsi que par les automobilistes depuis leurs rétroviseurs.
Ensuite, il y a l'habillement : Un habillement clair est plus visible de nuit qu'un habillement sombre, voire noir comme beaucoup de vêtements de sport. Un habillement avec des parties réfléchissantes améliore la visibilité, c'est par exemple les gants en hiver, les manches longues ou d'autres éléments qui peuvent être améliorés avec des bandes réfléchissantes bien placées.
Enfin, il y a des éléments spécifiques tels que les bandes réfléchissantes sur le flanc des pneus, les gilets de sécurité retro-réfléchissants, les rayons ou jantes avec des bandes réfléchissantes ...
La visibilité de jourParadoxalement, c'est la situation la plus difficile à gérer.
Sauf si on a affaire à un chauffard, la majorité des accidents contre un cycliste est due à une visibilité insuffisante ou tardive.
Comment améliorer sa visibilité ? Sur les pistes cyclables : il n'y a en théorie pas de problèmes, puisque le cycliste est quasi seul et à l'abri du flux de la circulation. Oui sauf que, à un moment donné la piste cyclable va avoir une intersection avec le flux des voitures et c'est là que les problèmes commencent. En fait, à une intersection, il n'y a plus du tout de piste cyclable qui compte en ce sens que si l'automobiliste peut venir croiser un cycliste, la piste cyclable et ses règles n'entrent plus en jeu face à la chaussée et ses règles. La piste cyclable protège le cycliste sauf aux intersections.
Sur la chaussée : c'est paradoxalement le cas le plus facile à gérer. Contrairement aux pistes cyclables qui peuvent être bi-directionnelles, la chaussée n'a qu'un seul sens de circulation. Il est aisé alors pour un cycliste de faire valoir sa présence. Ne pas rouler au bord du trottoir, ou au bord de la file de voitures garées, mais plutot à 70 cm / 1m de ce bord là. Cela permet de : - se tenir à distance des portières qui s'ouvrent généralement lorsque le cycliste passe. - être vu des voitures qui vont nous doubler. Si on prends de la place, l'automobiliste va reflechir avant de doubler, alors que s'il a la place, il va doubler et coincer par la suite le cycliste qui peut avoir à faire un écart pour contourner une voiture garée. - être vu des voitures qui nous précèdent et qui pour le coup mettent leur clignotant pour annoncer leur intention de tourner. Si le cycliste longe le trottoir, il risque de se trouver dans l'angle mort du véhicule. - être vu des voitures aux intersections. Il est plus facile d'avoir un cycliste dans son champs de vision à une intersection, lorsque celui n'est pas au bord extrême de la route, mais un peu 'au milieu'.
La visibilité est une question de tous les instants pour le cycliste, à fortiori de jour et en ville. Un camion qui tourne sur la droite et coupe en aveugle SA piste cyclable, une voiture qui tourne sur sa gauche et coupe une piste cyclable bi-directionnelle, voila des situations basiques et superbement accidentogènes que le cycliste rencontre souvent. Il est plus en risque là dans sa ville à 20 km/h que dans une descente sans freiner du Mont-Ventoux à 80 km.
Un dicton pourrait dire que le cycliste est bien plus en sécurité sur les routes sans circulation, plutôt que sur les pistes cyclables qui longent les grosses artères., mais la politique de la ville gagne elle en crédibilité, en efficacité si elle prends le risque de changer les habitudes des cyclistes au détriment de l'aménagement sur lequel elle est, à tort, attendue ? La question est posée, le cycliste choisira, s'il le peut, entre artères et routes / chemins de traverse.
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