Le sport amateur et les sports olympiques

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Peu de différences entre les sports amateur et ceux dits olympiques, il n'y a que le sportif qui change et les moyens. La différence n'est pas énorme, mais comme dirait Coluche, on était nombreux sur la différence.


D'un coté il y a Sotchi, avec les caméras du monde entier, de l'autre il y a moi, avec ma go-pro personnelle.

Sotchi, c'est des années de préparation, 7 ans pour le stade, 4 pour les athlètes, alors que pour Vancouver Montréal, c'est un coup de tête déclencheur et quelques 8 ou 9 mois de préparation.



Pour les JO, il suffit d'avoir une vingtaine d'années, il faut donc faire vite, alors que pour un voyage de 5.000 km, il faut avoir le temps de faire rentrer la distance dans la tête, dans le corps, dans les jambes bien sur, mais aussi au niveau des mains. Pour les fesses, un bon équipement suffit, merci de ne pas poser la question.



Pour les JO, il faut beaucoup de matériel, et du qui coute cher, si c'est une simple paire de patins, elle est moulée à ta taille. Pour faire Vancouver Montréal Vélo, un simple biclou suffit. Bon tu peux le prendre en carbone avec de belles roues, mais pour le prix tu iras faire au moins Paris Brest Paris, et puis le 1.000 du sud aussi, ainsi que le Rocky Moutain 1.200 km de Kamloups. Ainsi tu amortiras ton achat sur 10 ans.



Sotchi, c'est des milliers de gens, dans les stades, derrière les écrans tv ou mobiles, connectés partout jusque dans les toilettes.

Vancouver Montréal, c'est deux écrans au moins. Celui du PC qui va suivre ta route et celui du GPS qui va te montrer la route, pour autant que tu le recharges de temps en temps (toutes les 20heures). Et pour les spectateurs, il y a des ours au coin des bois, sur toutes les routes des rocheuses, et personne ensuite à travers le Manitoba, ou le Saskatchewan. Ce sera la grande solitude des grands espaces : le silence à perte de vue, l'écho de l'horizon en ritournelle.



Les JO, toute la planète en rêve, parce ce que c'est des victoires, des grandes victoires. Hé, imagine Champion Olympique, tu as battu tous les autres, c'est toi le meilleur, tu es le plus fort à un moment donné, contrairement au champion du monde qui est le meilleur mais au moment où il l'a décidé, ce qui est plus facile.

Alors que sur 5.000 km entre Vancouver et Montréal, il y a moins d'adversaire à vélo, en plus si tu pars seul.



- Oui, tu as entièrement raison, je ne bats personne, je n'ai pas d'adversaire, enfin si je n'en ai qu'un et je le connais en plus. Je connais presque toutes ses forces, et je connais très bien ses faiblesses. Alors il va falloir du courage pour aller au bout, il va falloir des tripes, aller chercher de la motivation, dans sa tête, dans ses souvenirs, et tout au long de ce voyage introspectif. Je suis certain que la victoire sur soi va être belle. Ça va être la plus belle des victoires.



Allez, rendez-vous en juillet.




Article mis à jour par Janol
le 13/02/2014
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Catégorie : Publication Cyclisme


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