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Réingénierie, état de l’art, rythme du changement

lundi 7 juillet 2008, par km

2 RÉINGÉNIERIE, ÉTAT DE L’ART, RYTHME DU CHANGEMENT

Modification du rôle des intervenants et optimisation des communications

Le besoin d’évolution des méthodes de conduite de projet, des techniques de communication, de conception et de réalisation se révèle crucial. Une réponse adéquate est fournie par le RAD. Cette méthode offre un cadre directif à la foi formel, adaptable et évolutif ainsi qu’une capacité d’auto-contrôle du processus. L’ensemble des principes s’appuie sur une communication structurée entre Maîtrise d’Ouvrage et Maîtrise d’Œuvre. Il conduit au respect d’une frontière naturelle entre la prise de conscience des besoins et leur expression. Il fusionne la recherche de solutions et la validation. Une profonde réingénierie du développement d’applications fondée sur la dichotomie Maîtrise d’Ouvrage et Maîtrise d’Œuvre s’impose et entraîne l’intervention d’un troisième groupe spécialisé dans la communication. Cette réingénierie des méthodes de conduite de projet impose aux maîtrises une redistribution des rôles et un apprentissage :

  • La Maîtrise d’Ouvrage représente l’utilisateur qui devient concepteur. Elle détermine les fonctions, leurs priorités et impose la " dynamique applicative ". Elle utilise des formes de modélisation simplifiées pour représenter la vision de son travail [Henry, Monkam-Daverat 1995] et ses scénarios opérationnels (use case) [Jacobson 1993].
  • La Maîtrise d’Œuvre représente une force de solution et de proposition technique. Sous la double pression des nouveaux types d’applications et des contraintes économiques, elle fusionne en un seul profil de concepteur-développeur les rôles de l’analyste et du programmeur [Bouchy 1994].
  • Le groupe d’animation RAD organise la communication du projet. Il facilite l’expression de besoin et réalise en " temps réel " leur formalisation. Il se compose d’intervenants spécialisés en communication (animateur ou facilitateur) et en entretiens de groupe [Sary 1990]. Il dispose de matériels et de logiciels adéquats dans une salle dédiée, isolée et communiquant uniquement vers l’extérieur. Il réalise " en direct " la synthèse (rapporteur-secrétaire) et la modélisation (rapporteur-modélisateur) à partir du discours utilisateur [Vickoff 1996].

2.2 Composants de la Réingénierie, techniques et méthodes

2.2.1 Évaluation et amélioration des pratiques de développement : CMM

Dans une vision plus globale d’amélioration de sa productivité, la Maîtrise d’Œuvre doit considérer un processus d’évaluation et d’amélioration des pratiques de développement tel que CMM ou SPICE.

  • CMM décrit les éléments " clés " d’un processus de développement logiciel efficace [Paulk 1993].
  • CMM répertorie des pratiques qui améliorent la capacité de l’organisation à atteindre des objectifs de coût, de délais, de qualité et de fonctionnalité [Paulk 1995].
  • CMM définit et hiérarchise les pratiques de qualité du développement en 5 niveaux. Il couvre : la reproductibilité du processus, sa formalisation, sa maîtrise et son optimisation [Clark 1997].

maitrise d'ouvrage
Figure 2. Comparaison de la structure, du phasage et de la validation

2.2.2 Standardisation et industrialisation des développements : RAD

Le développement d’applications est encadré par un processus de qualité formel, précis, mais simple, sécurisé et ouvert, instrumenté par des AGL performants. Ce processus implique :

  • Une structure de développement sécurisant un cycle court basé sur un phasage simple : Cadrage, Design, Construction (figure 2) et l’absolu respect d’une dimension temporelle (90 jours optimum, 120 jours maximum) [Martin 1991].
  • Des méthodes, techniques et outils permettant de définir et d’appliquer des choix portant sur quatre stratégies conflictuelles : budget, délais, fiabilité (qualité technique), visibilité (qualité fonctionnelle) [Vickoff 1998].
  • Une architecture decommunication respectant un mode opératoire précis structuré en trois étapes : pré-session, session, post-session [Mucchielli 1987].
  • Une architecture de conception s’appuyant sur les techniques de l’objet et particulièrement sur celles permettant une conception " en vue de modifications " [McCarty 1997].
  • Une architecture de réalisation imposant pour la qualité technique des normes minimales, des revues de projet, des jalons zéro-défaut et recommandant pour la qualité fonctionnelle le prototypage actif et les Focus de visibilité [McConnell 1996].

Les trois premiers points définissent les principes de la méthode RAD telle que James Martin l’avait conçue dès la fin des années 80. Stratégiquement, le RAD choisit d’optimiser 4 axes fondamentaux : coût (target costing), délais (time boxing), qualité technique (code and project revues), qualité fonctionnelle (prototyping and user’s revues) ou la visibilité générale et le contrôle du projet (Focus).

2.2.3 Universalisation de l’expression des processus et de la modélisation : UML

Des processus à la modélisation via UML

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