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Qui ne s'est pas déjà retrouvé à devoir rouler sous une forte chaleur, parti sur un coup de tête avec la certitude que ça va passer et finalement la chaleur fait ses effets, les bidons d'eau sont vides et de toutes façons boire n'y change plus rien.
Sur une randonnée de longue distance, voire sur une simple sortie, la chaleur peut être un bel obstacle. Outre le coup de soleil à venir, la moyenne à vélo baisse et le plaisir de rouler est perdu de vue, car l'organisme peut rapidement (en quelques heures) se mettre en mode survie avec un minimum de fonctionnement, dont la moyenne horaire ne fait pas partie (malheureusement ? on peut se poser la question). Si la randonné est en étapes, le coup de soleil est rédhibitoire, car le moindre rayon de soleil sur une peau brulée est tout simplement non supportable. Si la randonnée se joue avec la moyenne horaire il faut alors anticiper le coup de chaleur et s'en protéger.
Outre le soleil qui brule la peau et génère des coups de soleils à venir, la chaleur apporte une sensation de déshydratation. La bouche est sèche, on respire de l'air chaud et si le soleil tape vraiment on a besoin de se mettre à l'ombre pour se refroidir et faire descendre les pulsations cardiaques.
Dans la situation où seulement la chaleur pose problème, à un moment donné, on s'aperçoit que boire ne change rien à ce que l'on ressent et on a l'estomac plein de liquides. C'est le problème de la vidange gastrique qui est retardée avec la chaleur, l'effort, le type de boisson hypertonique (sucrée) ou non, la présence ou non de minéraux.
Outre la sensation de soif et de bouche sèche, la chaleur fait que l'on ressent une altération de la vision. La vision périphérique est comme amoindrie et le cerveau est plus lent à la réaction. Le fonctionnement même du cerveau est altéré.
Être à l'écoute de son corps permet de pouvoir réagir une fois qu'on a l'information.
Si boire ne permet pas de refroidir le corps, refroidir la nuque et les épaules apporte par contre des bienfaits importants, voire salvateurs.
La vision retrouve son champ normal, incluant la vision périphérique, les idées sont plus claires et l'envie de pédaler revient alors qu'aucun apport n'a été fait.
Se méfier cependant du soleil sur la peau mouillée, car les gouttes d'eau vont avoir un effet loupe sur la peau. Cela est valable sur la nuque comme sur les bras et les jambes. Selon notre capacité à pouvoir encaisser un coup de soleil ou à devoir absolument l'éviter, il peut être alors utile de refroidir avec de l'eau et d'essuyer les zones qui ne sont pas couvertes.
Que peut-on faire alors durant une randonnée ?
Sur une randonnée estivale, il peut arriver que la chaleur soit incontournable, il y a alors 3 solutions à envisager :
- Ne pas participer : sage décision mais si la prochaine édition a lieu dans un an, ou dans quatre ans, il faut être armé de patience.
- Participer en croisant les doigts et vogue la galère : c'est peut-être comme cela que tout le monde fait.
- Participer en étant armé contre la chaleur.
Comme une longue distance, la chaleur se travaille, on parle d'acclimatation.
Le but est de se préparer à faire des sorties sous la chaleur, voire sous le soleil et d'y aller par petites doses pour que le corps s'acclimate aux efforts sous ces contraintes.
S'il est illusoire de sortir lorsque la chaleur est à son pic, il peut être intéressant d'y aller dans la phase descendante ou montante en jouant sur les heures et l'horaire d'entrainement. Et petit à petit déplacer les horaires d'entrainement pour prendre une charge de chaleur supérieure.
Il faut bien à ce niveau distinguer chaleur et soleil, bien qu'en randonnée il va y avoir chaleur et soleil (c'est une certitude dans la préparation).
L'acclimatation au soleil se prépare autrement et pas forcément sur le terrain de sport. C'est seulement la peau qui est sensible à ce niveau.
- On peut alors se préparer en préparant sa peau au soleil. Les bains de soleil peuvent être une solution, les salons de bronzage ou instituts peuvent en être une autre.
- La peau peut également être protégée avec des crèmes solaires de type écran total.
- Il existe également sur le marché des vêtements de vélo anti-UV, y compris des manchettes pour les bras, voire selon les fabricants des jambières.
Non seulement ces vêtements apportent des protections anti-UV mais également une sensation de fraicheur (avec une limite).
Selon les expériences vécues personnellement au cours des années ou celle d'Hervé Talabardon sur la RAAM, l'organisme nécessite un refroidissement externe par application de froid (veste de glaçons, eau sur les épaules et la nuque), plutôt que par ingestion de froid (eau froide, crèmes glacées avec effets secondaires indésirables sur les intestins).
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