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Comment choisir une carte routière



Définitions de cartographie et éléments de lecture d'une carte routière. Critères permettant de bien choisir une carte routière et conseils pour mieux utiliser une carte routière afin de bien préparer ses randonnées vélo


CHOISIR UNE CARTE

Le cyclotouriste choisit une carte en fonction de ses activités et des régions qu'il fréquente. C'est souvent une question de goût personnel, mais qui se base tout de même sur les paramètres suivants : échelle, découpage, détails représentés, actualité de la carte, lisibilité.

L'échelle :

c'est le critère le plus important.
L'échelle est le rapport :

distance mesurée sur la carte distance réelle
distance réelle

et s'exprime en fraction.

Il faut se souvenir que
• plus l'échelle est grande et plus la carte contient de renseignements. Par exemple on ne peut indiquer les sentiers que sur les cartes au 1/25.000 e et 1 /50.000e, et seuls les plus importants figureront sur les cartes aux échelles plus petites.
• plus l'échelle est grande, et plus la surface couverte par un même format de carte est petite.
Pour : échelle
• 1 /l.000.000 e, 1 cm - 10 km
• 1/250.000 e 1 cm - 2,5 km
• 1/200.O00 e 1 cm - 2 km
• 1/100.000 e 1 cm - 1 km
• 1/50.000 e 1 cm - 500 m
• 1/25.000 e 1 cm - 250 m.

Le découpage

Quand une région est trop grande pour être recouverte par une seule carte d'une échelle donnée, le cartographe décide d'un découpage de la région en plusieurs "coupures', c'est-à-dire que l'on organisera les différentes cartes pour qu'elles soient jointives, ou qu'elles se recouvrent légèrement. Le schéma de ce découpage s'appelle le tableau d'assemblage, et on le trouve généralement en premier pli de chaque carte. Il permet de connaître l'emprise approximative et le numéro de la cade cherchée.

Les cartes jointives représentent une économie à la fabrication et à l'achat, et un gain de poids. Les cartes qui se recouvrent largement permettent à l'utilisateur de trouver plus facilement une carte centrée sur le point qui l'intéresse (il y a moins d'effets de "coins" de carte). Elles sont aussi intéressantes pour mettre en valeur une unité régionale (massif montagneux, forêt, île, parc naturel ou grande ville).

Les renseignements de la carte : qualité et utilité

La bonne carte est celle qui contient tous les détails dont on a besoin et seulement ceux-ci.
Par ordre de priorité décroissant, le cyclotouriste a en général besoin des
• routes et chemins, avec des indications sur leur viabilité et leur fréquentation,
• kilométrages entre villes et carrefours,
• altitudes rencontrées (points cotés, courbes de niveau), pente des routes,
• curiosités naturelles et touristiques, l'attrait des paysages,
• représentation schématique des agglomérations,
• ressources commerçantes (hôtels, campings, gares, vélocistes (liste non exhaustive, bien sûr).
En choisissant une carte, on pourra rechercher les critères suivants :
• une très bonne lisibilité : les grandes régions de relief, réseau routier (L'importance relative des différentes voies de communication doit sauter aux yeux), les grands ensembles de végétation (forêts)

• une liste de détails représentés conforme à ce que l'on désire, et clairement exprimée.

Notons tout de même que c'est surtout à l'étranger que le problème du moins mauvais choix de carte se pose.

L'actualité

Une carte est issue d'une collecte de renseignements, et se périme dès avant son impression et sa diffusion.
L'âge d'une carte peut être indiqué de deux façons par les éditeurs:

• une date de mise à jour totale ou partielle. C'est la date la plus importante, mais la mise à jour partielle peut ne concerner qu'une partie de la carte, ou que certains aspects (les routes, par exemple),

• une date d'édition. Elle n'est qu'indicative, puisqu'une nouvelle impression a pu être lancée sans mise à jour préalable.

Pour l'utilisateur, la mise à jour des cartes n'est jamais assez fréquente. Elle résulte en fait d'impératifs de service public d'une part (entretien national des cartes topographiques, très coûteux), commerciaux et économiques d'autre part (coût d'une mise à jour en regard du volume de cartes vendues). Le problème est insoluble, du moins pour les cartes à Grande échelle, mais plus facile pour les échelles plus petites (1/200.000 Michelin). Sauf si les Français se découvraient une passion soudaine pour les cartes

En définitive, le choix du cyclotouriste :

Les cartes éditées en France sont adaptées à tous les genres d'activités cyclotouristes :

1/1.000.000 e :
carte générale, pour les projets de voyages, de diagonales, de raids. On trouvera utile d'y indiquer de façon permanente les contrôles BCN-BPF si on participe à ces deux brevets, ou les tracés des grands brevets permanents (flèches, ...)

1/250.000 e :
IGN ou Recta Foldex. Carte régionale, pas assez complète pour le cyclotouriste mais qui donne un bon aperçu des ressources touristiques d'une région, pour la préparation d'un séjour par exemple.

1/200.000 e :
Michelin, La carte routière par excellence, peu encombrante et qui contient toutes les routes revêtues et tous les lieux habités. A utiliser pour les tracés d'itinéraires sur route ou pour se diriger.

1/100.000e :
IGN, Irremplaçable pour connaître le profil des routes grâce aux courbes de niveau (préparation d'itinéraires), Elle remplace avantageusement la carte à 1/200.000 e dans les régions montagneuses et dès que l'on a recours aux pistes ou routes forestières.

1/50.000 e et 1/25.000 e :
IGN. Plus adaptées au marcheur et au skieur, elles rendent des services au cycle qui découvre à fond un massif montagneux, une forêt, un parc naturel. Elles sont bien sûr recommandées au cyclomuletier ou au VTTiste.


Source Guide du cyclotourisme de la FFCT