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Essoufflement en course à pied



Courir est un geste ludique mais qui trouve sa limite : l'essoufflement. Si on veut courir en se faisant plaisir, l'essoufflement doit être vaincu et cela se fait. Voyons comment on y est confronté et comment repousser cette limite.

Se mettre à la course est une décision facile à prendre, elle n'en demeure pas moins physiquement engageante.

Les premiers contacts que l'on a avec sa façon de courir reposent sur les sensations physiques. Les muscles sont sollicités à chaque foulée et la respiration l'est tout le temps.

Si ralentir permet de soulager sa musculature, pour la respiration la sensation d'essoufflement reste présente, ou réapparaît dés que l'on repart.
Il y a un cap à passer, c'est une question d'entraînement.



L'apport de l'entraînement

Il est facile de faire l'expérience lorsque l'on est entraîné : c'est de prendre un cardio et de courir en surveillant ses pulsations.

A 160 pulsations minutes, je cours un semi-marathon ; à 170, je cours un 10 km ; à 180 je peux courir longtemps. A 185, ça passe encore, je pousse plus loin dans une accélération progressive, 187, 188, tout est OK, 189, ca va encore, je poursuis un peu mais je dois subitement ralentir : les jambes vont bien, mais pas la respiration, le cardio annonce alors 190 pulsation minute. Je dois bel et bien couper mon effort

Cette limite est spécifique à chacun. Elle ne veut pas plus en dire au delà de 190, il y a une barrière, elle veut dire il y a une barrière qui se situe chez la personne en question à ce moment là de la saison à 190. Chez d'autres coureurs à pied, cette barrière est à 195, chez d'autres à 180 ou 170. Avec le temps, elle arrivera sans doute à 180, et en deça.



Comment pousser alors cette limite qui se traduit par un essoufflement


Si on peut courir un 10 km en 45 minutes, on ne fait certainement pas un 20 km en 1h30. (2 x 45 min.).
Dans une approche inverse, on peut alors courir le kilomètre en moins de 4'50.

Aussi poussons alors la machine en fractionnant nos efforts.

Si sur 10 km je peux réaliser un temps de 45 minutes, alors je vais faire un petit programme théorique en enchaînant 2 fois 5 km et chaque kilomètre sera couru alternativement une fois plus rapide en moins de 4 minutes puis une fois plus lent en plus de 5 minutes.
Pour un programme plus pratique et que vous pouvez réaliser, travaillons sur une distance bien plus courte pour bien mettre en avant ce que l'on fait : sur une distance plus courte de 100 ou 200 mètres.
Allez de préférence sur une piste d'athlétisme ou sur une route ou sous bois sur lesquels vous pouvez mettre des repères de distance.

L'exercice consiste donc à faire des séries : faite un 100 m. ou un 200 m. à 80 % de vos possibilités suivi d'un 100 m. ou un 200 m (la même distance) mais en allure franchement footing.

Faites ainsi deux séries de 5 fois 100 m. ou 200 m. et poussez ainsi la machine.

Lorsque vous ferez ensuite une séance normale votre respiration sera plus aisée. Cette série de 100 m. ou 200 m. doit bien sur être renouvelée et peut bien sur monter en distance pour arriver en quelques mois (il faut du temps) à 10 fois 1 km.

Pour aller plus loin, ou vous donner d'autres idées d'allure ou de fractionné, voyez notre page sur le retour à la forme

Pour comprendre un peu plus comment les pulsations cardiaques révèlent nos limites, mais que nous pouvons repousser avec de l'entrainement, voyons le calculateur des zones d'entrainement avec deux mesures de fréquence cardiaque.

 
 


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