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Il est des blessures qu'on laisse s'installer, non pas pour être bien certain qu'elles soient là, mais pour se dire, ce n'est rien, ça va passer au prochain entrainement, car je n'ai pas si mal.
Mais lorsque le tendon d'Achille est touché, c'est généralement plus sérieux que la disparition de la douleur par moment peut laisser croire.
Avec cette blessure, qui est longue à soigner, on se fait surprendre la première fois, ensuite, on fait du préventif, autant que faire se peut.
C'est le propos de cet article, qui ne se veut pas être un article médical, mais un retour d'expérience positif sur une tendinite d'Achille un mois et demi avant une course en ultra-endurance : le cent km de Millau.
C'est peut-être un instinct chez le coureur à pied, mais je pense que c'est plutôt un réflexe. Avant d'avoir mal quelque part, on va toucher la zone de ses mains, la palper et lorsque c'est une tendinite d'Achille, le diagnostic peut être rapide comme inexact. Rapide, car il suffit de pincer le tendon entre le pouce et le majeur pour comprendre qu'il fait mal, mais inexact, car il existe plusieurs types (ou plusieurs raisons) de tendinite du tendon, dont la tendinite d'insertion, ou celle liée à une excroissance osseuse.
Dans ce diagnostic-là, un retour en arrière sur les derniers entrainements permet de faire le constat qu'un entrainement sur piste suivi d'un entrainement long de 2 heures 30 avec défaut d'hydratation suffisante explique la survenance de cette tendinite, et ce, d'autant que l'autre tendon est également douloureux.
Un mois et demi avant Millau, encaisser une tendinite est difficile. Le choix est fait de ne pas consulter la médecine, ni généraliste, ni spécialiste, mais d'utiliser l'expérience personnelle, enrichie d'une analyse des sujets sur le net.
Le protocole restitué ici et qui a fonctionné dans le cas présenté est basé sur les traitements suivants.
Augmentation de la quantité d'eau consommée en journée et dans les efforts longs à venir.
Remplacement des deux séances suivantes de long par du cyclisme, moins traumatisant pour les tendons.
En traitement quotidien : après chaque entrainement : glaçage du tendon durant 10 à 20 minutes (pochette de gel en veillant à ne pas bruler la peau)
Tous les soirs : MTP, protocole de stanish, glaçage.
Détail des traitements :
Les deux derniers traitements sont détaillés sur ce lien externe
Alors que le cent km de Millau se déroule le samedi, les dernières douleurs au tendon étaient encore présentes à la palpation le mercredi avant la course.
Jeudi un dernier entrainement a permis de constater une absence totale de douleur ou de sensation.
Samedi le jour de la course, des échauffements habituels sont faits, puis les kilomètres s'enchainent, le semi, le marathon et même au-delà. La tendinite est oubliée.
Conclusion : chaque tendinite est spécifique à chaque athlète. En fonction de la blessure, de son mode de survenance, une analyse de ce qui s'est passé, permet d'aider à ne pas se blesser plus et à prendre la blessure en compte le plus tôt possible. Dans bien des cas la tendinite est ressentie à un stade bien avancé, il vaut mieux alors consulter.
Il n'en demeure pas moins que l'hydratation est très importante pour limiter la survenance de cette tendinite, de même que les échauffements permettent de limiter la survenance de déchirure, et ce plus facilement que l'on avance en âge.
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