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Expédition 48 degrés Nord, fin de la 3e étape into the Wild

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Jean-gabriel Chelala vient de boucler la troisième étape de son expédition autour du monde, et donne des informations sur la suite de ses aventures. Communiqué de presse au 11 Novembre par Sylvie Fourcade pour Expédition 48 degrés Nord.




Expédition 48 degrés Nord, fin de la 3e étape into the Wildlogo 48Nord

" Freinant de toutes mes forces, mains cramponnées aux poignées, pieds soudés au sol, je m'arrête à quelques 3 mètres d'un grand élan du Canada de plus de 2 mètres. Il est là, en plein milieu du chemin. Je le regarde, il me regarde, puis tourne la tête et poursuit sa route. Il est 7h30, le jour se lève à peine et je me demande encore d'où est-ce qu'il a bien pu sortir ! "La traversée du continent américain à vélo, troisième étape du tour du monde inédit de Jean-Gabriel Chelala, intégralement à la force humaine démarre le 9 septembre à Fort Lauderdale en Floride. Précédemment, l'aventurier a couvert 2.176 kilomètres entre Paris et le sud du Portugal à vélo, puis 9.250 kilomètres à bord de son cyclomer entre Lagos et la Floride, s'emparant de deux records du monde. Pour la traversée du continent américain l'ingénieur fait le choix d'un vélo allongé. " A travers mon expédition, je veux montrer qu'en utilisant sa force humaine à bon escient (ses jambes, mais aussi sa tête), nous savons devenir efficace et par conséquent écologique. Il ne s'agit pas simplement de pédaler autour du monde, il s'agit de le faire intelligemment ".Colombie Britannique après Fort NelsonSous les roues de son vélo en position allongée, c'est toute l'histoire de l'Amérique qui se dévoile au gré des rencontres que le franco-libanais réalise tout au long des états qu'il traverse. Le 13 octobre, il franchit la latitude 48° Nord marquant un tournant majeur de l'expédition puisqu'il est dorénavant et jusqu'à son arrivée à Paris au-delà de cette ligne imaginaire. Vient ensuite les vastes territoires du Canada, les plaines et les prairies qui s'étendent à perte de vue où le vent et le froid sont au rendez-vous. Mais depuis deux semaines, le globe-cycliste est entré sur les terres froides et sauvages du nord canadien, une aventure dans l'aventure.
A Dawson Creek, l'aventurier Chelala pose ses roues sur le kilomètre 0 de l'Alaska Highway, une des routes les plus légendaires de l'Amérique du nord. Progressivement les villages disparaissent à mesure que les températures descendent. " L'Alaska Highway est fascinante et les paysages que l'on croise sont à couper le souffle. Après Fort Saint John, les villages disparaissent. Il ne reste plus que des stations-services qui servent de ravitaillement et parfois de campement ou de motel. Cela nécessite de s'organiser et de bien anticiper chaque étape ".
En arrivant à Fort Nelson, le froid devient plus intense et tout autour de l'Alaska Highway tout est figé par le gel. " A Fort Nelson, je vis sans doute les deux journées les plus difficiles de toute mon expédition. Une première journée sous une brume givrante et une seconde sous la neige. Par chance, la quantité de neige ne m'empêche pas d'avancer, mais le froid m'oblige à pédaler sans m'arrêter. C'est le corps qui fournit la chaleur et chaque arrêt m'expose aux risques de gelure. En fin de journée la station-service où je comptais m'arrêter est fermée. A 1 000 mètres d'altitude, seul, je commence par pousser un grand cri ! Je n'ai pas d'autres solutions que de m'installer dans la neige pour passer la nuit. Sans perdre un instant, je construis un abri avec des branches et de la neige. De cette manière, je me crée un environnement dont la température ne descend pas en dessous du zéro. A 7h00, je reprends la route, il ne fait pas encore jour ". Vélo couché en Colombie britanniqueLe franco-libanais quitte le monde des hommes pour celui des animaux. Tout au long de la route, il croise renards, écureuils, lapins, caribous, loups, grands élans et bisons par troupeaux entiers. " Les jours qui suivent mes deux journées de calvaire sont cette fois sans doute parmi les meilleurs depuis mon départ de Paris. Les températures remontent, la neige disparaît et les animaux se font plus présents. Ici c'est l'homme qui se sent étranger. Les animaux nous observent comme pour nous demander ce qu'on fait sur leur territoire. La nature, les forêts, les rivières, les lacs, tout est à l'échelle de l'Amérique : vaste et démesuré. Je me sens tout petit assis sur mon vélo. Je roule les yeux grands ouverts, dévorant du regard tout ce qui se passe autour de moi. J'ai rarement eu l'occasion de voir quelque chose d'aussi beau. La nature dans son état le plus sauvage et le plus pur ".
300 kilomètres avant d'arriver à destination, Jean-Gabriel se retrouve une nouvelle fois devant un point de ravitaillement fermé. Décidant de poursuivre sa route, il tombe par hasard sur des chasseurs. " Je rencontre John et Russel qui vivent en bord de lac. Guide-chasseur, ils aménagent durant l'hiver un parc pour leurs chevaux et préparent la prochaine saison de chasse. Dans leur cabane, une simple lampe et un poële à bois sont les seuls artifices, mais quel soulagement de les rencontrer juste avant la tombée de la nuit ".

Enfin, après 7.231 kilomètres du sud de la Floride au nord du Canada, l'aventurier arrive à Whitehorse marquant la fin de la troisième étape de son tour du monde qui en compte dorénavant six. Le voilà à présent au-delà de la latitude 60° nord. " Je n'arrive toujours pas à croire que j'y sois arrivé. Je n'arrive pas à trouver les mots pour exprimer toute la joie et la satisfaction d'arriver ici. Tout au long de ces journées à pédaler, j'ai tenté de ne jamais penser à l'arrivée, de penser uniquement aux prochains kilomètres que j'avais à faire. Mais les derniers 50 kilomètres ont été insoutenables. Tout au long de la route, l'agitation s'intensifie. Des maisons, des routes et beaucoup plus de voitures. Retour en douceur dans le monde des hommes où j'ai vu passer chaque minute. A la tombée de la nuit, j'entre enfin dans Whitehorse. Je repasse dans ma tête toute ma route, toutes mes rencontres, tous les moments de solitude et de fatigue et je ressens déjà une certaine nostalgie. L'aventure a été riche, belle et fascinante. J'ai eu la chance de rencontrer sur ma route des gens extraordinaires qui m'ont aidé à aller de l'avant, qui m'ont donné la force et le courage d'aller jusqu'au bout ".
Jean-Gabriel restera quelques jours à Whitehorse le temps de préparer la suite de son expédition qui se passera sur les eaux de la Yukon River, avant de rejoindre Paris le 20 novembre pour la trêve hivernale et l'occasion de le rencontrer et de découvrir son cyclomer lors du salon Nautic de Paris qui se déroule Porte de Versailles du 5 au 14 décembre 2008.

Médiatisation & Relations PresseSylvie Fourcade - Réseau Humacom
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Article mis à jour par Janol
11/11/2008
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Catégorie : Publication Outdoor

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