Vélo Cyclotourisme Marathon Triathlon Course à pied et Endurance

Portail Sport Endurance


 
  
 

Préparer Paris-Brest-Paris

Comment préparer et se préparer à Paris-Brest-Paris. Voici un exemple de démarche, d'entraînement et un tableau de marche, issus de l'expérience de plusieurs PBP.

Paris-Brest-Paris ou PBP est une épreuve de vélo, une grande randonnée de 1.200 km. Il n'y a pas de classement puisque ce n'est pas une course. La moyenne y est d'ailleurs limitée à 28 km/h avec un délai de 44 heures pour les plus rapides.

Paris-Brest-Paris est une randonnée de vélo qui peut se préparer en autant de manières qu'il y a de randonneurs. Disons qu'il y a trois groupes, les coureurs en moins de 50 heures, les rapides en moins de 70 à 75 heures, et les profiteurs qui prennent le temps. De même qu'il est plus difficile de faire un marathon en 6 heures qu'en 4, il est certainement plus difficile de faire PBP en 90 qu'en 75 heures. 15 heures de plus sur une randonnée est un effort, surtout si c'est 15 heures de plus passées sur le vélo et non à se reposer.
Voyons ici le cas des randonneurs qui participent en 60 heures. Pour ceux qui tablent sur un temps plus long, voyez Paris-Brest-Paris en 90-heures.


Paris-Brest-Paris en 60 Heures :

1.200 km à faire en 60 heures, soit 20 km/h de moyenne.
Les zones de ravitaillement se situent tous les 80 km environ. Il parait intéressant de faire des étapes avec une pause un contrôle sur deux. Avec un accompagnateur, cela lui permet de faire la route et de préparer le suivi, voire de dormir. Sans accompagnateur, cela permet de ne pas être tenté de s'arrêter à chaque fois, mais de prendre juste le temps de tamponner, et le contrôle d'après de faire une pause.

Il faut baser le tableau de marche sur cette distance. Les ravitaillements en dehors de ces aires sont disqualificatifs (voitures personnelles entre autre).

1200 km, c'est 8 fois 150 km. 150 km en 6 heures, ça fait du 25 de moyenne.
Donc PBP en 48 heures ; ce qui laisse 12 heures de repos (60 - 48) à répartir en 7 fois ; soit 1h42' à chaque arrêt, ou plus humainement 1h42 d'arrêt à répartir pour 150 km.

Carte postale PBP

Autre possibilité, 28 heures à l'aller, 2 heures de sommeil, 30 heures au retour, ce qui fait grosso modo du 22 km/h de moyenne.

À l'aller il y a 7 arrêts pour contrôle jusqu'à Brest, en comptant 30 minutes d'arrêt pour s'alimenter un contrôle sur deux, puis 10 minutes les autres contrôles pointage, ce qui fait environ 2 heures. Notre moyenne roulée s'établit pour 600 km en 26 heures à 23 km/h.

Pour le retour, idem en ajoutant 2 heures de sommeil à Brest. La moyenne roulée retour passe à 21 km/h.
Depuis 2011, les départs sont plus nombreux qu'auparavant, étalés de 16h00 (moins de 80 heures) à 5h du matin le lendemain (moins de 84 heures).

bannière PBP 2019

En partant le lundi matin à 5h00 (du matin), le délai est de 84 heures.

En partant le dimanche avec les cadors ou avec les randonneurs qui suivent, les délais sont de 80 ou 90 heures.
Si le départ du lundi matin permet de faire une nuit de moins sur le vélo, il ne bénéficie pas de l'effet kermesse qui existe à l'aller avec un départ le dimanche. Les groupes ne roulent pas à la même vitesse, les cadors sont dans un esprit course, puis les moyennes diminuent au fil des départs, enfin ceux du lundi roulent vite également, mais pas autant que les cadors.

Les tableaux de marche doivent prendre en compte ces aspects.
Différents tableaux de marche peuvent être envisagés, je pense notamment à une allure de jour et une allure de nuit (plus faible), ou une allure aller et une allure retour (plus faible), mais comme en marathon, d'une part la régularité du rythme prime, d'autre part il faut en garder sous la pédale !

En 2011, entre partir le dimanche ou partir le lundi, il y a une différence quant au nombre de nuits passées sur le vélo.
Il faut aussi prendre en compte le vent, qui est dans l'axe et qui par chance peut souffler dans le dos, à l'aller et au retour (si si, ça c'est déjà vu notamment en 2011 pour ceux qui sont partis le lundi matin, mais qui ont eu également de la pluie et des orages vers Fougères).

Sur la route de Paris-Brest-Paris

Une marche plus haut le livreUne marche plus haut

En plus de raconter la participation de l'auteur à la mythique épreuve de Paris-Brest-Paris, cette histoire dépeint l'ascension difficile qu'il a dû surmonter pour y arriver.


Les tableaux de marche étant établis, il reste à programmer les entraînements vélo, principalement pour la dernière année.
L'épreuve faisant 1.200 km, on peut compter avoir au départ un fond de 12.000 km dans les jambes.

Dans cet entraînement, il faut compter les brevets qualificatifs de 200, 300, 400 et 600 km, et baser ensuite ses entraînements sur des distances de 150 km, qui sera une base durant PBP. On peut ensuite inclure des épreuves longues de type Bordeaux Paris, BRA ou BCMF, ou Tour de France Randonneur en juillet comme préparation finale. Le parcours n'est pas plat et compte plus de 10.000 m. de dénivelée sur l'ensemble des 1.200 km (11.000 en 2019), cet élément n'est pas à négliger durant l'entraînement.

60 heures sur Paris-Brest-Paris, ok, mais c'est rapide ! Déécouvrez ici un plan de marche pour Paris-Brest-Paris en 90 heures avec des vraies nuits.

Conseils : Il peut être judicieux de choisir comme BRM de 600 km, un brevet avec un dénivelé proche de celui de PBP, soit 5.000 m pour 600 km

Vous avez des questions, consultez notre Foire aux Questions Paris-Brest-Paris ainsi que le Dossier Paris-Brest-Paris avec récits et retour d'expériences.

📍 Voyez ici un suivi GPS réalisé après l'épreuve, mais reprenant les temps de passage aux contrôles. Géolocalisation des participants

 
 

Découvrez 40 ans d'aventures sportives.
Une marche plus haut
dans Une Marche Plus Haut.