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Ce BRM de 200 est quelque chose de particulier puisqu'il participe à la qualification pour Paris-Brest-Paris en août prochain, c'est-à-dire dans 4 mois.
Dans son historique, il fait suite au BRM de 1 000 km de 2019 avec de superbes sensations de gestion de l'effort sur la distance.
Ce BRM devrait confirmer ces sensations, on aimerait bien, car l'été 2019 est loin. Le travail hivernal sur home-trainer a été régulier mais reste du vélo sur home-trainer avec ses limitations quant aux sensations, quant aux efforts.
Après une semaine de météo maussade, voire froide, le week-end devrait permettre de constater que le printemps est enfin là.
Mis à part le vélotaf quotidien et une belle sortie de 160 km il y a 15 jours, je n'ai cette semaine pas roulé. C'est la première semaine sans sortie vélo ou home-trainer depuis janvier.
Le 200 ne m'inquiète pas pour autant, ces 4 mois ont été sérieux.
Je retrouve le peloton au départ avec plus de 30 cyclos, des nouveaux qui s'essayent sur la distance, des nouveaux qui s'essayent sur le BRM 200 pour faire PBP, et des anciens qui sont là chaque année pour un BRM de plus.
7:00 le peloton part et quitte tranquillement l'agglomération de Montréal sautant de feux rouges en nids de poule.
L'allure va bon train avec une vitesse supérieure à 30 km/h. Sur cette distance, cela va encore bien. En un peu plus d'une heure, le premier contrôle est atteint. Tampon sur la carte et je file pour le restant des festivités. Il y a Covey Hill au programme, si le parcours change quelque peu selon les années, Covey-Hill est une difficulté incontournable.
Alors que je roule seul, je dois faire une pause technique avec le loisir de voir le peloton passer. J'en profite alors pour rouler un peu plus vite pour le rattraper. Un peu plus loin c'est un cyclo qui fait partie du groupe qui est arrêté, le pneu d'une de ses roues en main, il est désespéré. Me montrant une déchirure sur le flanc, il est soulagé lorsque je lui tends un pneu tout droit sorti de ma sacoche et qu'il peut utiliser. Il repartira.
Je reprends la route dans l'espoir de retrouver le groupe avant la grosse difficulté mais c'est par l'arrière que la sélection se fait et je double quelques cyclos esseulés sans pour autant retrouver la tête.
La montée finale de Covey-Hill arrive, je quitte le gros plateau pour le petit et grimpe tranquillement. Les braquets tombent au fur et à mesure que la pente s'élève, je passe de 34x14 à 34x25, dent par dent et termine avec le coeur certainement dans les 180.
Le garmin 520 m'annonce que depuis janvier je viens de battre un nouveau record d'altitude cumulée avec un dénivelé positif de plus de 1 000 m. Tu parles mon neveu, au fin fond de mon garage, j'ai pas pu monter beaucoup même si j'ai pu m'entraîner "montagne" sur le home-trainer.
Avant de prendre la descente, c'est un long plat légèrement descendant sur lequel je n'arrive pas à rouler vite. Un ou deux cyclos doublés dans la montée me doublent alors.
Le second contrôle arrive et j'ai mal aux jambes, la montée certainement mais également les kilomètres roulés au-dessus de 30 y sont pour quelque chose. Je me sens tout de même mieux que d'autres années sur ce même parcours.
Tampon et cinq minutes de pause, le temps de grignoter un bout et de faire le plein d'eau.
D'autres cyclos sont là, mais je repars seul, face à moi même et à Covey-Hill qu'il faut grimper mais depuis le versant opposé. Le sommet offre de ce côté-ci une formidable vue sur Montréal et le Mont Royal qui domine la ville. Images magiques.
Après la belle descente, c'est du plat avec des lignes droites, de quoi encore permettre de tourner les jambes sur la plaque. La faim me gagne et une pause adossé à un arbre me permet de grignoter cinq minutes.
Je repars et n'attends pas trop avant qu'une partie du groupe du matin me rejoigne. Il y a 5 ou 6 cyclos et nous sommes à 5 ou 6 km du 3ème contrôle. Je reste avec le groupe.
Le soleil daigne enfin se montrer.
20 à 25 minutes de pause et nous repartons ensemble pour les 40 derniers km vers Montréal. Si le premier tronçon avait pu être fait le matin à 28 km/h de moyenne, ce dernier tronçon se fait à une moyenne inférieure à 25 km/h.
15h20, le dernier coup de tampon est apposé sur la carte du brevet.
Le brevet se termine là avec en vue le prochain brevet, ce sera un 300 km, départ du même endroit et dans exactement 7 jours. Le printemps sera un peu plus avancé. Lire Montréal le BRM 300 qualifiant pour Paris-Brest-Paris
Encore 16 km de vélo par le centre ville et me voilà à la maison avec une bonne heure d'avance sur l'horaire prévu.
Je suis tout excité par cette belle journée de vélo et ce 200 avec des sensations pleines de signes positifs.
Mal aux jambes certes avec de petites tensions sur les tendons, mais l'allure rapide travaillée depuis le 1 000 km d'Ottawa n'a pas flanché en cours de parcours.
Les sensations d'une belle première étape pour franchir le niveau 1 du mental nécessaire pour PBP m'envahissent avec, au-delà, la vision du projet 2020, une marche supérieure à PBP.
Infos Bonus:
Suivi GPS : Traces BRM 200 Montréal
Prochain brevet : BRM 300 de Montréal
Toutes les infos sur Paris-Brest-Paris
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