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A quelle allure courir le cent km de Millau


Le cent kilomètre n'est pas un marathon et le 100 bornes de Millau n'est pas le double du marathon de Paris. Il y a une allure qui permet de courir correctement Millau, se rapproche t'on pour autant d'une allure marathon ?


L'allure marathon

Pour bien comprendre la course d'endurance, il faut prendre du recul par rapport à ce que l'on prépare. Nous avons vu dans nos pages expliquant comment préparer un marathon que l'allure marathon se détermine d'abord par un test de VMA, s'acquiert ensuite par un entraînement dédié. L'allure est pour ainsi dire quelque chose qui s'apprend physiquement, qui se mémorise, et qui est restituée le jour de l'épreuve du marathon.

Si les phases d'entrainements sur du long ont permis de travailler une vitesse de fin d'entrainement plus rapide qu'en début de séance, le marathonien aura la possibilité de courir la seconde partie de son marathon plus vite qu'il ne l'a commencé. Tout est question de travail, dans le cadre de ses possibilités (la VMA). Les écarts d'allures entre entraînements et course finissent par se payer, et le mur peut être difficile à franchir.
Qu'en est-il côté cent kilomètres ?


L'allure cent kilomètres

Si l'allure marathon est importante pour la distance mythique de 42,195 km, elle l'est encore davantage pour la distance rondelette de 100 km, et l'addition se paye cash voire avec des intérêts. Non seulement la préparation est basée sur une allure donnée en fonction de la VMA, mais la course doit se faire à cette allure que l'on a longuement mémorisée à l'entraînement.

L'humilité est une valeur qu'il convient d'avoir à l'esprit sur cette distance. Si des meneurs d'allures permettent de servir de repère, il n'est pas bon signe de courir avec le meneur qui court en dix heures alors que l'on est préparé pour courir en onze heures, et il est certain que l'avance prise à crédit se paye cash et avec intérêts bien avant l'arrivée.

L'allure cent kilomètres est ainsi primordiale pour la réussite de sa course, et respecter son tableau de marche, même si l'on est facile, c'est conserver ses bonnes cartouches pour les trente ou les vingt derniers kilomètres.