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Le 1 000 du Sud est une épreuve cyclo qui se déroule en totale autonomie : le circuit n'est pas fléché, le cyclo est autonome quant à ses ravitaillements, il ne dispose d'aucune assistance de type voiture suiveuse.
La route de montagne se gère très bien de jour, bien qu'il faille prendre en compte la distance et l'enchaînement des difficultés qui à la longue pèse sur la forme du cycliste. De nuit, s'il peut être plus agréable de grimper de nuit que de jour, car on voit moins les difficultés, la descente par contre n'est pas facile à gérer avec un risque notable de sortie de route, ou de chute. Sur le mille du sur, il y a justement une très belle difficulté qui est le col de la Cayolle; l'organisateur (Sophie Matter) préconise de faire une pause avant et ainsi de gérer la montée et donc la descente de jour.
Il faut également considérer qu'en montagne il fait plus froid avec une perte de température avec l'altitude, s'équiper en chaud pour la descente permet ainsi d'éviter de lutter contre le froid et donc de conserver de l'énergie
Lorsqu'on roule de nuit, la moyenne réalisée chute. Sur le plat on croit rouler à 30 lorsqu'on ne roule en fait qu'à 22 ou 23 km/h. Ici sur le mille du sud, vient se greffer la route de montagne et contrairement à Paris-Brest-Paris le cyclo est livré à sa propre organisation, il n'y a pas de gymnase, le choix peut se porter sur des hôtels ou bien sur la pleine nature en évitant les endroits froids comme les cols pour y préférer les vallées. Avant d'entamer une longue ascension et donc une descente de nuit, il sera préférable de trouver un coin pour dormir, à moins de connaitre ce que l'on va rencontrer sur la route en termes d'abri possible (un abri bus, un chalet inoccupé ...).
Si sur Paris-Brest-Paris le cyclo peut compter sur l'organisation pour se ravitailler, ici le cyclo peut compter sur lui-même. Il n'est pas envisageable de porter ses calories avec soi, sauf à rouler avec une remorque, aussi le randonneur devra anticiper ses achats avant la nuit tombée pour le repas du soir ou la route de nuit. Boulangeries, épiceries se trouvent facilement dans les villages de Provence, reste à se caler avec les horaires d'ouverture pour ne pas tomber en panne d'essence dans l'ascension d'un col en plein cagnard. L'alimentation, cela se gère.
En plus d'énergie physique, le cyclo a de nos jours plus de besoin en énergie électrique qu'il y a quelques années. GPS pour suivre le parcours, éclairage surpuissant pour éclairer sa route de nuit, frontale pour lire la carte de route nécessite une gestion de l'énergie, téléphone mobile si le randonneur est addict. Le cyclo prévoyant aura pris soin de changer les piles des compteurs et APN pour partir avec des piles neuves, emportera une batterie chargée avec si possible une batterie de secours pour tenir deux nuits voire trois pour l'éclairage, un câble USB avec prise électrique pour refaire le plein sur secteur lorsque c'est possible (hôtel, café, maison de tourisme ...).
Qu'il soit du Sud ou plus long vers l'ouest comme Paris-Brest-Paris ce BRM, une grande balade en Provence, est bien sur bien au-delà d'histoires de gestion de ci ou de là. On peut y ajouter le mental et malgré tout laisser une place à l'humain dans son rêve de vélo, sa quête d'étoiles dans la nuit, ou d'espace et de liberté dans une vie.
Correctif : Ce brevet n'est plus BRM depuis qu'il est a franchi les délais de 75 heures, vu son fort dénivelé de l'ordre de 20.000 à chaque édition.
À lire : Mille km du Sud la grande échappée Provence
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