Liberté : No limit

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Devant la roue, des paysages qui s'ouvrent, si haut qu'il faut lever la tête pour les admirer. Derrière soi, personne ! La solitude ? Non du tout, la liberté de rouler selon ses envies, le partage des émotions aura lieu plus tard. Le cyclisme est il alors une question de capacités physiques, ou bien mentales ?



En attendant c'est liberté chérie.

Un peu vécu durant le Paris-brest-paris, cette liberté a pris tout son sens dans le Mille du sud en autonomie complète. C'est véritablement une autre façon de concevoir la randonnée à vélo.
Je croyais qu'il n'y avait rien de plus beau que le difficile PBP, rien d'autre à conquérir, pas d'émotions aussi grandes que celle là parmi 5.000 autre fadas de la route.

Et bien si, il y a le silence dans la montagne, l'ascension du col de Vence sous la pleine lune, la nuit à la belle étoile et la descente du col versant nord dans le brouillard matinal et froid, la rencontre avec d'improbables cyclos au milieu d'un village pour la pause déjeuner, la sensation d'impuissance face à la route qui monte alors que le vent de face souffle, le bien-être retrouvé lorsque le sommet franchi 30 minutes de descente permettent de se refaire la cerise, le bonheur du sentiment de confiance lorsque après 900 km les bonnes jambes des 300 derniers km de Paris-Brest-Paris reviennent et permettent de rouler vite, encore plus vite, sans limites... Des sensations jusqu'à l'ivresse ..

Paris Brest, c'est 1.200 km avec des ravitaillements tous les 80 km, des sourires pour te réchauffer le coeur, des paroles pour te soutenir le moral, 5.000 concurrents pour que tu ne te sentes pas seul longtemps.Le Mille du sud, c'est 1.000 km avec 16.000 m de dénivelé, un sommet au delà des 2.000 m. C'est autant de ravitaillements que tu le veux, dés lors que tu t'es organisé pour faire ton ravitaillement avant ou après la sieste des cafetiers, épiciers ou boulangers.

C'est une cinquantaine de cyclos répartis sur quelques centaines de kilomètres, si bien que la solitude peut devenir une amie fréquentable, voire obligatoire.
C'est quelques nuits à dormir là où tes jambes te permettent de trouver un couchage décent. Alors la pleine lune peut veiller sur ton vélo si tu dors dehors, à l'abri dans une sapinière, sur un banc public ou dans des fermes, loin des chiens qui aboient.

Le vélo n'est alors plus une question de capacités physiques, mais de capacité mentale.

Le Mille du sud, c'est gouter à la liberté : cette sensation qui ouvre le champs des possibles et aide à faire tomber les obstacles.
Ce n'est pas quand on veut, on peut, c'est quand on le veut réellement, on le fait.





Article mis à jour par Janol
le 22/10/2015
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Catégorie : Publication Cyclisme


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