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Le Paris Brest Paris du sourire à la douleur


Ce Paris Brest Paris est le second auquel je participe. C'est l'épisode 2. Il est une suite de l'épisode 1 de 2011 et ce qui s'y est déroulé a une incidence sur cette nouvelle édition. logo Paris Brest Paris 2015
Je sais que je vais terminer l'épreuve mais je ne sais pas dans quel temps. Bien sur mon précédent chrono de 62h00 est en ligne de mire mais cette année je suis en autonomie complète. 70h00 est alors mon objectif.


Le départ de 5h00

Logo Paris Brest Paris

Il fait un peu froid, j'enfile mes manchettes, mais je reste en cuissard court. J'ai les jambières dans la sacoche arrière .5, 4, 3, 2, 1 , et c'est parti pour l'aventure Premier rond-point, descente, virage à droite, puis traversée des villes pour sortir de Saint-Quentin. Ergal, Gambais et sa forêt, ça roule vite mais je suis dans le premier peloton.Gambaiseul et sa pause technique, je dit au revoir au peloton et attrape le suivant. Plus loin une autre pause technique et je quitte ce second peloton, dommage ça roulait bien.

9h18 aïe le genou

Km 100, bien avant le ravitaillement de Mortagne-au-Perche, je texte à Christian (mon assistance de PBP 2011) que le genou est douloureux. J'ai déjà eu par le passé des douleurs passagères au genou, ça ne devrait pas être grave.C'est seul que j'atteins le ravitaillement. Il est 10h00, les 140 km ont été faits en 5 heures.

Ravitaillement à Mortagne-au-Perche

Alimentation, plein d'eau et je repars plein d'espoir vers Villaines. J'ai gardé de bon souvenirs de 2011 sur ce tronçon, sauf que je ne reconnais pas la route. En 2011, j'étais au milieu d'un peloton composé en majorité d'Américains, ça roulait vite. En 2015, je roule seul sur une route que je ne reconnais pas et le genou me fait souffrir.

Pause kiné à Villaines

Villaines-la-Juhel est là, km 220. Je pointe au contrôle et termine ma salade de pâtes avec comté, brebis et andouillette de Vire (un délice). Avant de quitter le contrôle, je passe dire bonjour au kiné : massage du genou avec anti inflammatoires, la tendinite n'est pas encore là. Selon le kiné il faut veiller à bien mouliner, le froid et un départ rapide ont été propices à l'installation de la douleur.Je repars avec des craintes vers Fougères. Je ne pense qu'à mon genou et au prochain poste de secours. Mouliner sur le plat passe encore, les bosses doivent être montées assis. Monter en danseuse est une position impossible.Me voila donc bien parti. 100 km et la douleur est là. Je suis souvent seul pour rouler. De temps à autre un cyclo vient silencieusement se mettre dans ma roue. Je ralenti, je me retourne et il prends le large. Parfois c'est un peloton qui me rattrape, je prends les roues, je participe au relais et lorsqu'une bosse arrive, je le laisse filer, c'est frustrant. Ma moyenne a vraiment baissé lorsque j'atteins Fougères. Je contrôle et file aux soins. La protection civile me reçoit puis c'est au tour du médecin - Vous êtes parti à cinq heures c'est ça ?- Oui à cinq heures ce matin- et ça a roulé à 35 km/h.- non pas 35, 28 !- bon ben avec le froid ça pardonne pas.S'en suit un dialogue pour obtenir un soin permettant de repartir. Ce que j'obtiens mais il faudra le renouveler à Loudéac, à Carhaix ... Je repars avec un genou sous pansement occlusif avec un anti douleur.Avant Loudéac, il y a Tinténiac à 60 km, puis 80 km avant de se retrouver aux portes du tronçon le plus difficile de PBP : Loudéac Carhaix. 20h00, je repars seul dans mon calvaire en solitaire. Les pelotons me doublent, je ne peux pas prendre les roues. Malgré ma douleur, je roule vite sur le plat, mais je me traine à la moindre bosse.De mon aventure, je cherche la porte de sortie : poursuivre alors que la douleur est de plus en plus handicapante, prendre un train pour rentrer via un plan galère, appeler Christian et aviser de la suite.Je suis à 20 km de Tinténiac, un village se présente. Je dégaine mon téléphone et achève en un appel mon pbp 2015, mes souffrances avec.2011 avait été magnifique de bout en bout dans sa réalisation .2015 est frustrant et triste. Le sport est ainsi.

Rebondir à Marseille

Mon périple sur les belles routes de France devait se poursuivre sur deux belles autres aventures.Rejoindre Marseille au départ de Biarritz via quelques bons cols des Pyrénées. Faire le 1000 du sud au départ de Carcès (83 var) à une soixantaine de km de Marseille. Les deux projets sont en attente de signes positifs concernant le genou.Des trois critères caractéristiques d'une tendinite, il faudra faire un diagnostic, puis monter sur le vélo et voir les sensations sur le plat, en montée. Au second jour de soins rien ne peut être décidé. Si la saison de vélo s'arrête là, elle aura été de plus de 10.000 km avec plus de 1.000 km de brevets randonneurs.


A suivre...:


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