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8h11 s' affiche sur le réveil qui aurait dû sonner à 7h20. Un peu de stress participe facilement à la qualité d'un bon réveil. Ainsi avant 9h je me retrouve sur le vélo prêt à chercher ma route vers Frontignan. (Lieu de ma précédente étape : la route vers la grande bleue)
Je perds un temps fou à trouver la bonne route, ayant dû faire demi-tour suite à des travaux sur la digue qui longe la mer.
Auparavant je m'arrête demander ma route à un pêcheur. Il est en train de sortir ses filets de pêche de sa barque. Il a le visage marqué par la mer, l'oeil est vif.
- Comment faire pour rejoindre la route de Palavas-les-flots ?
- Route goudronnée ou pas ?
- C'est pareil.
- Attendez je calcule...
Entre Frontignan et la Grande-Motte il y a deux types de route pour les cyclistes : la piste cyclable qui peut être soit une succession de dalles, soit un chemin de terre caillouteux, la départementale qui peut être sur une seule voie, soit en deux voies avec limitation à 90 km. Du côté du Grau-du-Roi, la piste cyclable en terre débouchant sur la voie rapide je décide de contourner via Agde. Finalement je me retrouve sur la voie rapide avec aucun autre choix d'itinéraire.
C'est sur ce parcours bruyant et fatiguant que je file vers Saint-Gilles. Ensuite j'entre dans la capitale de Provence : Arles. Le temps presse et je zappe les arènes romaines, plus loin je ne fais pas le détour pour aller voir le Moulin de Daudet, je garde en mémoire celui de mon enfance aux couleurs plus douces dans un ciel définitivement bleu Provence.
Sur la gauche les Alpilles se détachent du paysage et la roche calcaire rend de jolies couleurs sous l'effet des rayons de soleil.
Maussane-les-Alpilles, Mouriès défilent sous mes roues. Après Mouriès, une petite route me permet de quitter le flot fatiguant de la circulation. Je contourne par la droite une jolie pinède, le sol est recouvert d'une bonne épaisseur d'aiguilles de pin, le silence est total. Je m'arrête faire une micro-sieste qu'une mouche-réveil viendra interrompre. Ça m'a fait du bien, signe que j'étais fatigué.
La départementale 113 est une longue ligne droite entre Arles et Salon. Je n'en emprunte qu'une seule partie avant de filer vers Grans.
Le village est assez imposant et je décide d'y faire des courses selon ce que je trouve. Par chance une épicerie est encore ouverte, je fais une pause et me recharge en liquide, en solide et avec des soins pour le genou.
Dans le village, il y a une fête qui se prépare, ça sent bon l'été de Provence.
Je commence à penser à mon arrivée sur Marseille, j'ai deux choix possibles lesquels vont déterminer ma route future. Soit je vais vers Calas, Cabriès et doit traverser les chauds quartiers nord de Marseille, soit je file vers Gardanne avec quelques belles montées.
Initialement j'avais prévu d'arriver de jour, et d'avoir le temps de rouler Provence : passer au pied de la Sainte-Victoire, rouler vers Trets, monter le juillet et terminer par la descente des Termes avant de voir le coucher de soleil sur Allauch et les collines chères à Pagnol.
Mais la nuit tombe ...
Passé 20h et du côté de La Fare-les-Oliviers, je m'équipe de nuit en lumières et en vêtements. La nuit est claire et la lune pleine. À Roquefavour les arcades de l'aqueduc jouent avec la Lune en la faisant apparaître entre les piliers.
La route des Milles est tout droit, elle mène vers Gardanne puis la route des Termes, Allauch et Marseille.
La route de Calas Cabriès est à droite. Il est 21h15. Je passe un petit coup de fil à la famille et une voiture va pouvoir me rejoindre au sommet de Cabriès pour faire une entrée dans Marseille sûre.
22h00 je charge mon vélo dans le véhicule venu à ma rencontre et me laisse transporter au coeur de Marseille.
200 km ont dû être parcourus durant cette étape, la dernière d'un joli périple.
Pas de crevaison, pas de pluie, juste une douleur à un genou. Rien que cela mais c'est suffisant pour remettre mon projet de 1 000 du Sud à une autre année. C'est dommage mais le sport est ainsi, il y a des limites à ne pas dépasser.
A suivre : épilogue technique les cartes de l'aventure
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