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Un adage populaire dit que la valeur n'attend pas le nombre des années.
Pour autant peut-on faire un marathon à sa première année de course à pied.
Peut-on faire un brevet de 200 km au bout de 6 mois de vélo, peut-on faire Paris-Brest-Paris avec deux ou trois années d'expérience de vélo ?
Il y a en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes, cela dit ...
Il y a des tas de questions que le débutant avec des guillemets ne se pose pas, tant il est sur le rêve d'atteindre son étoile.
Inversement, on connait des contre-exemples : elle avait un certain nombre d'année de sport dans ses bagages, et elle s'est mise à la course à pied, elle a commencé par un tour de stade, un simple 400 m. Puis un jour elle est passée avec réussite sur la distance du marathon. Avec réussite, car elle a poursuivi sa quête. Elle s'est mise au vélo car étant déjà dans le bain de la natation, elle a pu aller se présenter avec conviction sur des triathlons quelques années après.
Avec réussite, car le bât blesse fortement lorsque l'on se présente trop tôt sur une épreuve.
Oui ! on peut faire un marathon, ou un 200 km ou Paris-Brest-Paris, mais continue-t-on le sport ensuite, car c'est là le problème. On va au bout mais quelque part on est écœuré.
Un marathon se prépare correctement de telle sorte que l'on ne le court pas en 6 heures (sans préparation), mais en 4 et du coup on a envie de s'améliorer.
On peut faire un brevet de 200 km au bout de 6 mois, mais on peut aussi apprendre les rudiments du vélo, monter en danseuse, savoir rouler en peloton, s'alimenter sur un effort au-delà de 8 heures, s'y connaitre en mécanique, en technique de vélo, en descente de cols et apprécier de faire son 200 car on a déjà une bonne dizaine de 100 km dont certains roulés en 4 heures.
On peut se présenter également sur son premier Paris-Brest-Paris, mais est-ce raisonnable de le faire lorsque l'on est juste dans les temps de qualification et que l'on ne maitrise alors pas son effort.
Il est bien de vouloir réaliser son rêve, mais n'est-il pas plus sage de se faire une expérience.
Il faut du temps pour apprendre à faire des progrès, cela est valable en course à pied comme à vélo. Au plus on court, ou pédale, au plus on progresse, pour autant et c'est la clé de voute du progrès, que l'on passe à des allures rapides.
Le coureur qui fait du 6 minutes au kilomètre à pied, ne pourra pas espérer faire du 5 minutes au kilomètre s'il court toujours à la même allure. Il pourra seulement courir plus longtemps à cette vitesse. Il en est de même à vélo.
Faire des progrès cela s'apprend, cela prend du temps, mais ce qui est acquis, est acquis pour un petit moment.
Il est idiot de le dire, mais courir se fait avec de la technique, faire du vélo est un geste également technique .
Poser le pied sur la pédale, tourner les jambes, choisir le bon braquet, changer le braquet en côte, rouler le vélo droit, rouler sans faire monter les pulsations, .... autant de petites astuces qui s'apprennent, s'acquièrent avec le temps. Certaines vont s'apprendre toutes seules, d'autres demandent de l'attention, voire des conseils.
À pied, descendre demande d'y prêter attention, et ce bien plus que monter, poser le pied au sol, avoir une foulée non traumatisante sont autant de gestes qui vont s'acquérir avec des séances tantôt longues, tantôt variées, et en tout cas nombreuses.
Puis les portes du rêve s'ouvrent pour de bon...
Une fois les techniques de son sport acquises. Les portes sont ouvertes sur le champ des possibles.
Le sportif est autonome, il court la distance qu'il veut, car il connait ses capacités. Il sait gérer son rythme et sait quel entrainement va le conduire à son allure à la distance qu'il veut le moment voulu, ce qui peut-être dans 2 ans.
Idem à vélo où des marches de difficulté peuvent être franchies. Si Paris-Brest-Paris peut être une randonnée de légende, ce n'est pas le summum en endurance mais cela peut-être une porte vers quelque chose de plus grand. Le cyclo sait à ce niveau les étapes qui vont le mener sur PBP et qu'il sera capable de revenir faire mieux ou différemment.
Gérer cette autonomie c'est s'ouvrir la porte pour faire un brevet de 300 km, en solo ou entre amis, même hors brevet et apprécier le lendemain de se sentir bien, en oubliant la signification de ce que l'on appelle les courbatures.
Il y a tant de bonnes raisons d'apprendre à progresser, découvrir son sport, l'apprécier, le maitriser pour en fin de compte s'ouvrir les portes de la liberté, c'est bien ce que l'on recherche, en harmonie avec les autres, avec soi.
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