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Tourner les jambes c'est rouler à une certaine vitesse

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À vélo, plusieurs paramètres font que l'on roule à une vitesse donnée. Pour rouler plus vite, il y a deux choix, pédaler plus fort, ou pédaler plus vite. Voyons à partir de là comment pédaler avec efficacité et répondre à : quel braquet choisir ?




Pédaler plus fort


Lorsque l'on veut accélérer, c'est cette option qui vient en premier à l'esprit. On descend la chaine d'un pignon et on tire plus gros, la cadence a ralenti et au bout de trois à quatre tours de pédalier, on roule effectivement plus vite.
Pour un développement de 50 x 17, tourné à 90 tours par minute, on passe de 33 k/h à 35 km/h avec le 50 x 16. Le cœur ne tourne pas plus vite et l'effort semble donc facile. C'est peut-être pour cela que cette solution, paraissant plus facile, vient naturellement à l'esprit du cycliste. C'est un bon système, hélas, pour engranger des toxines dans les jambes, et sauf à être bien entrainé, on finit par le payer. Autre solution, tourner les jambes plus vite !



Pédaler plus vite


Mont-Ventoux

Pédaler plus vite, c'est passer d'une vitesse de rotation de jambes de 90 t/minute à 95 t/minute. Soit, pour un développement de 50 x 17, passer de 33 km/h à 35 km/h avec une cadence de 95 t/minute.

Le cœur tourne également un peu plus vite, mais à vitesse identique (35 km/h) beaucoup moins de toxines sont produites dans les muscles, car les jambes sont musculairement moins sollicitées qu'avec l'exercice précédent.





Vive l'endurance !

En gros, ce n'est pas le développement utilisé qui importe le plus lors d'un effort sur une longue distance, mais plutôt la vitesse à laquelle on tourne les jambes en fonction du profil du terrain et du développement choisi.
Rouler sur du plat à 100 t / minute à 25 km/h (34 x 17), permet de rouler longtemps et sans beaucoup d'entrainement.

Avec de l'expérience, il est intéressant de trouver sa bonne rotation de jambes sur les différents profils de parcours, plat, bosses courtes, bosses longues, cols et ainsi pouvoir préparer sa saison de 200 km, de cyclosportives et autres brevets et d'arriver devant les copains avec le sourire !

Une fois cette cadence trouvée, expérimentée, voire maitrisée quelques saisons durant, est-ce qu'il est raisonnable de la tourner avec un peu plus de force, c'est-à-dire avec une dent de moins (et tout en gardant une cadence plus élevée) : oui, la réponse est oui et sur longue distance.
De même qu'augmenter la cadence se travaille et donne des résultats avec le temps, augmenter la force se travaille également et donne des résultats avec le temps. Plus de cadence ou plus de force, l'art est dans l'équilibre; le retour à une cadence élevée seule peut aider lorsque l'ajout de puissance n'est pas encore bien digéré par le cycliste. Exercice vécu sur de longues distances (200 puis 300 km), avant le 1 000 km Ottawa Québec



Quelques outils de braquets

Ainsi, apprécier ces calculs selon votre vitesse de jambes et vos braquets, découvrez le tableau des cadences.

Ce tableau affiche pour un développement donné, et une vitesse de jambes, la vitesse obtenue. Vous pouvez ainsi comparer la cadence avec les résultats obtenus en jouant cette fois-ci sur les braquets.

Essayez également le cadenceur vélo, outil permettant d'optimiser les braquets en fonction de la cadence de pédalage, bien pratique pour comparer en dynamique le choix entre un triple plateau et un pédalier compact.




Article mis à jour par Janol
13/06/2016
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Catégorie : Publication Cyclisme

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