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Comment gérer les 1.200 kms de Paris Brest Paris


Faire Paris-Brest-Paris n'est pas une mince affaire, c'est certes une question d'entraînement vélo, mais pas seulement.PBP AfficheParis Brest c'est 1.200 km, soit un aller retour entre la capitale et le bout du monde qu'est Brest.
La particularité de cette randonnée de cyclotourisme est qu'elle attire du monde, il est alors "facile" de rouler à 30 km en étant dans les roues et d'arriver à Brest en moins de 24 heures, mais quid pour le retour.

Différentes théories et pratiques se distinguent parmi les cyclos, il y a le point de vue de ceux qui vont vite, opposé au point de vue de ceux qui se soucient de la régularité.

Le retour moins rapide que l'aller

Rouler en groupe est un point fort, il permet de ne pas prendre le vent et de rouler à l'abri, tout en assurant sa part de relais. Sur PBP, il est ainsi possible de rallier Brest en plus ou moins 24 heures. Cela ne garantit pas pour autant de pouvoir rejoindre Paris en 48H. Si l'aller peut se faire sans dormir, il est nécessaire par contre de consacrer du temps de repos pour le retour (peut-être pas pour les premiers, mais ce n'est pas notre sujet). Ainsi le trajet retour peut prendre plus de temps que l'aller, pour certains il y a même un petit calcul : le temps du retour est une fois et demi supérieur à celui mis à l'aller. Ainsi les 24 heures aller peuvent donner un temps total de 60 heures. Cette pratique peut se résumer à "Paris - Brest en une traite et on rentre comme on peut".
Autre théorie la régularité.

Une moyenne régulière sur 1.200 km

Ce second point de vue est celui qui donne une large importance à la régularité. 60 heures pour PBP, c'est une moyenne totale de 20 km/h, à cela il faut ajouter les temps de repos, de contrôles et d'alimentation. Ce peut être de rallier Paris à Brest en 28 heures (21 km h de moyenne ) et de faire le retour en 30 heures avec 2 heures de sommeil (18 km h de moyenne).

Non seulement cette théorie fonctionne, mais elle trouve son écho dans une épreuve de course à pied similaire dans son esprit : les 100 km de Millau. Selon les spécialistes, celui qui se retrouve avec une heure d'avance sur le tableau de marche cadencé sur la moyenne minimum, terminera son 100 km dans la déception, si il termine. La formule sympathique qui dit "Ce qui est pris n'est plus à prendre" est à oublier...

L'argument pour ce point de vue est qu'en course à pied, on sent mieux la difficulté de l'effort prendre peu à peu le dessus sur l'ultra-marathonien, alors qu'à vélo il est possible de se mettre dans les roues pour se refaire une santé.

Exemple de cette moyenne régulière : vous lirez dans Paris Brest Paris du rêve au projet un récit vivant de PBP à allure régulière, en moins de 65 heures.

Reste aux 6.000 cyclos de pouvoir gérer l'une de ces deux théories sur la longueur des 1.200 km.



Toutes les questions que vous vous posez sur PBP se trouvent dans la Foire aux questions Paris Brest Paris



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