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Au fur et à mesure que les distances s'allongent, il faut de plus en plus de temps pour se préparer à la longue randonnée à vélo.
Si la veille au soir suffit pour préparer ses affaires d'un 100 ou d'un 200 km, un kilométrage supérieur nécessite plus de temps et de réflexion.
Commençons tout d'abord par le 200. Sur cette distance, on ne sait pas quelle météo on va rencontrer, on risque de prendre la pluie.
Coté alimentation, il faut commencer à prévoir :
- Soit on emporte dans les poches.
- Soit on achète en route.
Idéalement, on a mangé des pâtes, la veille, oui, mais aussi l'avant-veille.
Pour le liquide, on peut en avoir assez avec deux grands bidons ; s'il fait chaud, il faut prendre plus et avec moins de sucre pour améliorer l'hydratation.
Tout cela se prépare la veille. Peut-être que le réveil sonnera plus tôt que les autres jours de la semaine. Tiens un peu de stress monte !
Le Brevet de 300 km a une dimension particulière, c'est la moitié du 600 km et le quart du 1.200. Il est une base par rapport aux brevets de distances supérieures et donne ainsi des repères du côté des chiffres et des temps de parcours.
En plus de ce que l'on a préparé pour le 200 km, le 300 km va sans doute demander de prévoir un éclairage.
Côté alimentation, il est certain qu'il va falloir plus que trois fois ce que l'on ingurgite sur un 100 km. Si certains cyclos ne fonctionnent que par électrolyte, le 300 semble être une limite, car si l'on passe 12 à 13 heures sur le vélo (23 à 25 km/h de moyenne), il convient de manger solide. Les bananes avec un certain apport en potassium sont alors bienvenues à partir de cette distance (à emporter si l'on n'est pas certain d'en trouver en route).
Les poches du maillot de vélo ne suffisant pas, une sacoche de selle peut permettre d'emporter alimentation ou éléments de vêtements. En plus de ce que l'on emporte sur soi, il ne faut pas oublier ce que l'on a stocké dans l'organisme : idéalement, on a commencé à manger des pâtes, non seulement la veille comme pour un cent, mais aussi quelques jours avant.
Comment préparer un BRM 300, car à partir de cette longue distance le matériel entre en jeu. Lisez ici préparation matérielle pour un brevet de randonneurs mondiaux de 300 km.
Préparer ainsi le vélo et le bonhomme peut demander une bonne partie de la journée de la veille du 300 km, et donc d'y penser dans la semaine.
Selon l'organisateur, le départ peut être matinal, ou en après-midi. Étant donné qu'une partie du 400 km se déroulera de nuit, la préparation devient sérieuse. En plus des lumières, il convient de penser à une veste réfléchissante pour la sécurité. Peut-être une sacoche à l'avant, en plus de celle à l'arrière.
Coté alimentation et boisson, il faut complétement songer à s'arrêter faire les courses, ou à s'arrêter manger, voire dormir.
Comment s'alimenter sur longues distances ne sera pas abordé ici, voyez cependant la réponse à la question que vous vous posez inconsciemment :Combien de temps une barre de céréales met-elle pour faire de l'effet sur le sportif ?
À partir de cette distance, on pensera à avoir un bon cuissard, voire à protéger les zones de frottements avec une crème adéquate, voire les deux.
Avec l'idée de passer un bout de nuit sur le vélo, la part de stress sur le 400 km commence non plus la veille, mais quelques jours avant.
Une partie du stress sera éliminée avec la consommation quotidienne de pâtes sur les 10 derniers jours.
On est certain de passer une nuit complète sur le vélo, et peut-être de devoir pédaler avec la pluie.
Si la randonnée de 400 km permet de savoir comment on se comporte sur cette distance, il faut penser qu'il y a 200 km de plus. Le stress lié à la distance va prendre sans-doute plus que la semaine qui précède, mais cela permet de bien penser à ce que l'on va faire, à ce que l'on doit emporter (comme un 400 km du reste). Est-ce que l'on fait un 600 d'une seule traite, ou est-ce que l'on s'arrête pour dormir ? Ce sont des questions qu'il est bon de se poser afin de ne pas avoir de surprises et de se créer du stress inutilement. Il n'y a pas de meilleurs choix, faire le sien permet de relativiser et de savoir où l'on va. Au-dessus du 600 km, il y a le 1 000 et là, c'est paradoxalement plus facile.
Stress ou sur-motivation, la distance attire et semble faire moins peur qu'un 600 km. Le 600 km, on sait qu'on va le faire d'un bloc, ou mentalement en 2 fois 300 km. Le 1 000 km, on va le découper en étapes. Ce sont les kilomètres qui peuvent servir de jalons pour découper le 1 000, se servir des nuits peut être un meilleur découpage. Le découpage le plus difficile est, à mon goût, de prendre les contrôles pour des étapes, cela coupe trop le rythme et multiplie inutilement les moments non productifs (il faut avancer quoi !).
La météo a son importance, car il peut être utile de s'équiper éventuellement pour la pluie, ou d'être assez fort mentalement pour faire comme si ... il ne pleuvait pas.
Le stress va déborder sur la semaine qui précède l'épreuve.
Une fois qu'on a fait le tour du cadran à vélo, on sait de quoi on a besoin. Du coup, on peut faire le tour du cadran plusieurs fois, le 1 200 km aide bien dans cette idée, Paris-Brest-Paris est l'épreuve reine en France sur la distance, tout en n'étant pas la seule.
On peut, mais avec des limites. De même qu'en course à pied où le marathon demande quelques années d'expérience à un bon niveau pour être apprécié, le 1 200 km demande également des années de pratique afin de bien se connaître pour se lancer dans le grand bain. Le risque n'est pas bien grave, mais un abandon est quelque part une déception et comme Paris-Brest-Paris laisse des traces, autant qu'elles soient positives avec une réussite sur les quatre ans qui suivent.
Ici le stress va certainement prendre le mois qui précède l'épreuve et se mêler avec l'euphorie d'une telle distance pour mettre le cyclo sur un petit nuage (surtout après le 1 200 km).
Pour aller plus loin, voyez ici comment gérer les 1 200 km de Paris-Brest-Paris.
Le stress est présent, sur presque toutes les distances, à plus ou moins forte dose. Il apporte toutefois quelque chose de bon. Le stress est un signe indiquant que l'on est motivé, que l'on sait où l'on va, ou du moins que l'on cherche à savoir où l'on va et que l'on a pris les choses sérieusement pour ne pas être déçu.
Ensuite, il ne reste qu'à pédaler et là, c'est sans stress, juste avec un sourire en quête de la liberté
Toutes les questions que vous vous posez sur PBP se trouvent dans la Foire aux questions Paris-Brest-Paris
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