Du Pays Basque à la vallée de la Garonne

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Ce voyage à vélo du Pays basque aux Pyrénées via la Provence débute sur la côte atlantique avant de rejoindre la vallée de la Garonne. Entre plages désertes, forêts paisibles et canaux ombragés, notre cycliste traverse des paysages variés tout en affrontant les défis de la route, à la recherche de calme et d'aventure.




Contrairement au précédent voyage qui partait également du Pays basque, ce ne sont pas les Pyrénées qui démarrent le projet, mais la côte atlantique. Le risque de brouillard dans la montagne est encore trop présent dans les souvenirs, aussi la route opposée est préférée, la côte atlantique avec l'idée de commencer le voyage tranquillement par les plages. Hélas, la météo est à la pluie sur la première heure. Aucune question à savoir si j'y vais ou pas, la pluie fera tôt ou tard partie du voyage, comme une amie ou pas...


La Vélodyssée est préférée à la route départementale où les automobilistes supportent d'autant moins les cyclistes que les pistes cyclables se développent de plus en plus. La vitesse sera moindre et le plaisir du voyage devrait l'emporter sur l'envie de vitesse ou de moyenne.


Foret des Landes

Le ciel gris sur les cités balnéaires de la côte n'est pas pour autant gênant pour un plongeon dans l'océan. Les plages sont presque désertées, un pêcheur par ici, un randonneur par là, et une mer plutôt déchaînée avec des vagues dont la direction ne peut être anticipée. Trente minutes de parenthèse sur une journée de vélo démarrée vers 10 heures du matin.


À Mimizan, la côte atlantique est délaissée au profit des terres intérieures avec les villages de Gastes et son lac, Parentis-en-Born. Après 170 km et le château de Rochefort-Lavie, le coin bivouac est trouvé. Pour cette première nuit, il ne pleut pas... Une forêt avec un parterre de fougères sur un chemin perpendiculaire à la route par ailleurs peu fréquentée sera un endroit idéal.


Bivouac en forêt

L'habituelle bâche est dépliée sur le sol puis repliée sur elle-même pour faire un sac de couchage dans lequel je me glisse avec un sac à viande. Le petit sac à dos servira d'oreiller et, comme matelas, un mini matelas gonflable vient apporter un confort relatif et léger à transporter. L'océan a été le souvenir de cette première journée de vélo.


Le lendemain matin, le réveil à 6h30 permet de prendre la route 30 à 45 minutes après, direction le petit-déjeuner dans le prochain village. Comme cet exercice nécessite de partir à jeun, l'organisme a été habitué à une certaine routine quotidienne depuis les derniers mois. Un réveil à 4h30 suivi d'une séance de course à pied légère a forgé une discipline sympathique pour "les grands jours".


Saint-Symphorien est la première ville traversée après une série de terres agricoles, puis arrive Langon et l'heure de midi. Une boulangerie est vite trouvée, elle est moderne et se situe proche d'une place bordée de platanes et d'une fontaine ayant fonction de rond-point. Nous ne sommes pas en Provence, mais cela y ressemble si bien que le coin fera un joli site pour y déjeuner. La boulangerie a pu délivrer quiches et pains aux raisins.
À la sortie de Langon, la randonnée à vélo prend une autre dimension. Terminé le bord de mer rythmé par la force de l'océan qui gronde, ici commence le calme paisible de la Garonne et son canal latéral. Les platanes qui bordaient la place façon Provence longent désormais la piste cyclable qui déroule son tapis d'asphalte sur la berge du canal. Les arbres majestueux s'élèvent dans un ciel disparaissant derrière les branches qui retombent par-dessus le canal.


Canal des deux mers

L'ombre rafraîchit la progression, alors que la température en plein soleil dépasse les 25 degrés. Quelques écluses animent le paysage vêtu de vert, des frondaisons à l'eau. Parfois, une petite côte invite à monter sur un pont et à changer de rive, parfois les arbres se font rares et la vraie température devient la réalité avec laquelle il faut se méfier ; l'eau se fait aussi rare que les platanes. Le long du canal, il y a quelques bases nautiques, et dans ces ports, de l'eau douce et potable est disponible en face de chaque borne d'amarrage.
Le revêtement ne permet pas de maintenir une moyenne élevée, d'autant que le chargement sur le vélo a tendance à sauter avec les irrégularités de la piste dues aux racines ou aux travaux d'entretien. Le vélo navigue entre ondulations et bosses à se demander si la départementale voisine ne serait pas plus confortable, d'autant que cet axe routier, hélas bien ensoleillé, traverse les villages et permet donc de trouver facilement de l'eau.


Agen marque un point de l'étape. Cette ville porte encore les traces du dernier Tour de France avec notamment des drapeaux qui rappellent cela aux touristes de passage.
La cité est bruyante et son trafic routier devient vite saoulant, aussi après le ravitaillement opportuniste, la piste cyclable est reprise rapidement afin de se replonger dans le calme de la randonnée le long de la Garonne. Au second jour de voyage, le silence est déjà recherché pour son côté apaisant.
Avec la fin de la journée et un compteur qui a dépassé la centaine de kilomètres, l'envie de pédaler, le soleil dans le dos, est vive. Est-ce l'effet du plein d'eau et de la boulangerie d'Agen qui, sans doute, permettent à l'esprit d'être libéré de la logistique ? Il n'y a plus qu'à pédaler pour être heureux.


Valence d'Agen est contournée, puis le canal rejoint la Garonne pour la quitter aussitôt avant d'atteindre Moissac.
Après cette journée riche en kilomètres et cette entrée dans une petite ville attractive, un restaurant permettant de déguster une pizza est recherché et finalement trouvé au cœur de la ville.
Le sympathique restaurateur m'installe en terrasse et entame la conversation, sans doute est-il invité par mon attirail et ma tenue.
Effectivement, cela ne passe pas inaperçu parmi les touristes, mais relativement puisqu'il me raconte avoir reçu des cyclistes venus d'Australie et de Nouvelle-Zélande, intéressés, entre autres, par la voie verte entre Royan et Sète. Le canal des Deux Mers et le canal du Midi constituent ainsi une vélo-route de 750 km de long. Pour cette année, en tout cas, notre restaurateur cherche les touristes, nous verrons peut-être par la suite du voyage où ils se cachaient.
Après la délicieuse pizza quatre fromages, direction l'hôtel naturel, sans réservation ni commodités. Après un premier bivouac en pleine nature, le second est dégoté de manière opportuniste en entrant dans un petit village disposant d'infrastructures sportives. Le gymnase se situe en bordure d'un bois et présente alors l'espace recherché, silencieux et à l'écart.


En deux jours, un bout de la côte Atlantique a été parcouru ainsi qu'une portion de la vallée de la Garonne, via la voie verte du Canal des deux mers. Demain, la vallée du Lot et ses méandres présenteront leurs joyaux.


Étapes suivantes :
Du Pays basque à la vallée de la Garonne
La vallée du Lot
Du Lot à la belle Provence
Entre Provence et Méditerranée
Traversée des cols pyrénéens





Updated by Janol
18/08/2024
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Category : Publication Cyclisme

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