Les Inconvénients du vélo couché

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Quelques inconvénients du vélo couché, par un pratiquant avisé.


Après cet article sur les Vélos droits ou horizontaux, voici un retour d'expérience sur quelques inconvénients du vélo couché :

- Le vélo couché nécessite à son usager d'être volontaire pour un second apprentissage de la bicyclette. Son équilibre et son approche ne sont pas dans la logique du conditionnement que nous avons reçu en débutant sur un vélo droit. Il faut oser une première fois se lancer en équilibre, les pieds loin du sol... Et cela rebute les timides et les cyclistes occasionnels. On remarquera dans cette motivation que les adeptes du vélo couché sont majoritairement des ex cyclistes sportifs convertis et très exceptionnellement des débutants.



- Le vélo couché est généralement de manœuvrabilité moins aisée qu'un vélo classique. Il est également moins nerveux à lancer dans la circulation car on ne peut pas le balancer pour se faufiler dans le flux des automobiles aussi surement qu'on en a pris l'habitude sur un classique VTT.




- Le vélo couché est avant tout une merveilleuse machine à rouler loin des contraintes de la loi des automobiles. Les arrêts relance sont encore plus éprouvants qu'avec un vélo droit. Les machines basses inquiètent les badauds quant à leur visibilité, bien que dans la pratique constatée les automobiles s'écartent d'avantage devant un objet qui leur est inconnu. L'usager de ce type de machine (et c'est mon cas) déploreront l'horreur absolue d'avoir les narines à la hauteur des pots d'échappement.



Par l'énumération de ces conditions d'utilisation, on comprendra que pratiquer le vélo couché ne peut être qu'une démarche volontaire. On peut acheter un vélo droit sans réfléchir, mais pas un vélo couché. Ceci expliquera leur absence chez le revendeur lambda...



Et pourtant, avec mon superbe vélo droit dopé au carbone, j'étais condamné (arthrose oblige) à fixer mon regard sur la roue avant sans pouvoir lever la tête et contempler le paysage. Ma vitesse de croisière sur un parcours habituel qui était de 25 km/h est passée à 37 km/h dans le confort le plus absolu... N'est-ce point merveilleux ?



Dominique Perruchon




Article mis à jour par Dominique
le 26/12/2006
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Catégorie : Publication Cyclisme


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