Randonnée en Piémont Chianale - Maljasset

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Philippe nous propose une randonnée pédestre en Piémont. Cette première étape va de Chianale à Maljasset.



Lundi 1er septembre 2014
Chianale - Maljasset
7 heures et 970m de dénivelé positif


Voyez ici pour le road book Chianale - Maljasset

Pour information:
Le temps est celui de l'étape sachant que je m'arrête fréquemment pour les photos et que la pause du midi est d'environ 20, 25 minutes.
Je n'ai pas d'altimètre comptabilisant le dénivelé négatif, désolé pour les genoux récalcitrants.

Arrivée à Chianale, en Italie, hier soir après 10 heures de route via les cols du Lautaret, d'Izoard et Agnel.
Nous logeons au "Laghi Blu". C'est un gîte d'étape que j'ai fréquenté par trois fois mais toujours en période hivernale lors de séjours itinérants en raquettes. Le blanc manteau a quitté le Val Varaita et les mois de juillet et août pluvieux nous gratifient d'une vallée à l'herbe verte et non rousse comme souvent en fin d'été (quel été...??).
Cristina notre hôtesse nous permettra de laisser, dans notre chambre, quelques réserves vestimentaires et alimentaires que nous trouverons à la fin notre première boucle. La voiture, elle, sera garée sur le parking du bar-restaurant de la sœur de Cristina.
7h00, nous nous attablons pour un copieux petit déjeuner. Nous devisons sur la saison touristique estivale qui fut bonne malgré la pluie de juillet.
8h00, départ. Chianale est encore à l'ombre à cette heure et coupe-vent et sous-gants sont nécessaires. La fraîcheur est bien présente. Sortis du village par le nord en suivant l'ancien Chemin Royal, nous quittons rapidement la route du col Agnel.



Sous un soleil radieux, dès les prés de fauche traversés, je retrouve le mélezin, ce bois où la clarté permet à l'herbe de pousser sous les arbres. Belle transition pour débuter l'ascension du Col de Longet. Gagnant en altitude nous abordons les pâturages.


Aux "Grange dell' Antolina", un berger garde un troupeau de vaches et quelques veaux. Sa vieille chienne vient à notre rencontre et nous accompagne un bout de sentier. Alors qu'elle avait été totalement silencieuse jusqu'à présent, elle nous gratifie de trois jappements...en signe d'au revoir..?, et nous quitte à l'approche du "Lago Bleu".


Deux pêcheurs exercent leur art prédateur sur les rives dans un calme olympien et sous le regard de la Tête de Toillies 3175 m. et du Bric de Rubren 3340 m.. Une sculpture métallique est posée sur un promontoire, sans explication! Longeant les bords du lac, je vois un des pêcheurs mettre en sachet sa prise de l'instant.
Encore un ressaut et nous arrivons vers 10h20 au Col de Longet à 2660 m., soit un peu plus de 400 mètres à l'heure, pauses photos comprises. La mise en route a l'air de bien se passer et mon pote Jacky est en forme. La vue sur le Val Varaita dominée par les 3841 mètres du Mont Viso, est splendide. Plusieurs lacs occupent cet ensellement.


A l'abri du vent nous faisons une pause ravitaillement en admirant le paysage.
Au col de nombreuses pierres sont dressées à la verticale par les passants. Nous avisons un beau monolithe et le redressons. Bien calé, nous avons contribué à ce "land art" d'altitude, et passons en France.
La haute vallée de l'Ubaye est large, très ouverte. Ce relief doux sur le versant français est caractéristique de l'action érosive des anciens glaciers.


L'image de vastes étendues sud-américaines parsemées de petits lacs nous revient à l'esprit, dix ans après un premier passage. C'est superbe et fort dépaysant.
C'est ensuite une longue descente en pente douce dans les pâtures d'estive. Sous la Cabane de Peyron un troupeau de moutons est au repos. Immobiles, rassemblés, ils sont presque invisibles tant la couleur des toisons est proche de celle des roches environnantes. Mimétique!
Les débris d'un petit avion sont posés là depuis quelques années mais ce sont surtout les marmites de géants qui nous attirent. Dans une petite gorge de l'Ubaye naissante, ces "oulles" sont creusées par l'action combinée de l'eau et des galets projetés par la force centrifuge, ce qui explique la forme arrondie de ces trous dans la roche du lit du torrent.


Le changement de rive nous permet de franchir le Ravin de la Salcette.


Le terrain bien sec et stable, en ce jour, facilite l'accès au Plan de Parouart. Cet ancien lac de fond de vallée s'est petit à petit comblé par l'apport de cailloux et de boue amenés par les torrents en période de fonte de neige ou de fortes précipitations. Depuis il est colonisé par une forêt de saules où l'Ubaye sinue lentement en de multiples bras d'eau transparente. Ce sera à l'ombre la pause café pour Jacky et carré de chocolat pour chacun.


Le paysage se fait moins austère, la forêt anime l'ubac de la vallée, même si les troncs arrachés rappellent que l'hiver les avalanches sévissent.


Un joli petit chalet de l'autre côté de la rivière, face au hameau de Combe Brémond, m'attire. Sa sobriété est touchante.


L'église romane et solitaire de Maurin annonce le hameau de Maljasset. Sur le tympan, une inscription indique qu'elle fut emportée par une avalanche le 14 février 1531. Elle fut entièrement reconstruite sur ses fondations du XIIième siècle. Fin du chemin au propre comme au figuré (en effet la route monte et finit ici).
Nous déambulons entre les maisons de Maljasset, un des plus hauts habitats permanents d'Europe; là une chapelle dédiée à Saint Antoine, ici de vieilles portes de bois. Les murs de pierre sont épais, les toitures larges sont couvertes de lauzes, quelques façades sont agrémentées de cadrans solaires. Un seul immeuble des années 70 dépareille cet harmonieux ensemble.
Nous faisons étape au gite de la Cure: le couchage y est de qualité (contrairement aux lits du refuge du CAF adjacent testés en personne en janvier). La terrasse ensoleillée accueillera nos séants jusqu'à la fraîcheur vespérale. Le passé de cuisinier du gardien nous vaudra un très bon dîner dont une délicieuse soupe aux herbes sauvages. Sous les voûtes de l'ancienne étable, les diots s'accompagneront de polenta, le fromage blanc de confiture de myrtilles.

Seconde étape : Maljasset - Refuge de Chambeyron 8 heures de marche et 1.585m de dénivelé positif.





Article mis à jour par Janol
le 23/09/2014
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Catégorie : Publication Randonnee


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