Les qualités de gestionnaire aident elles à réussir son PBP
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Paris Brest Paris est une randonnée de 1.230 km à vélo.
Participer à cette aventure humaine demande t'il des qualités de gestionnaire : gestion du temps, gestion de l'effort, respect des règles ?
Si Paris-Brest-Paris peut être réalisé en 90 heures, ce qui en fait une aventure humainement abordable avec 80 % de taux de réussite, prendre le départ ne signifie pas pour autant que le projet sera une réussite. C'est quelque part une affaire de gestionnaire.
La gestion de l'effort
Première chose à laquelle le cycliste va se trouver confronté sur une telle distance est la gestion de son effort.
Faut-il pendre les roues, virer en peloton à Brest et puis rentrer comme on peut dès lors qu'on ne peut plus suivre ?
Le cycliste dans ce cas là se dit : tout ce qui est pris n'est plus à prendre.
La contrainte : plus un effort demande de l'énergie, plus il demandera du repos pour permettre à l'organisme de poursuivre.
La gestion : L'entrainement permet au cycliste de repousser la limite au-delà de laquelle il nécessite du repos
Faut-il rouler à son rythme, tout en prenant les roues au maximum mais sans se mettre dans le rouge ?
Le cycliste dans ce cas-là est un gestionnaire opportuniste, profitant de bons coups tout en sachant juger de ses capacités face à la situation et l'effort demandé.
La contrainte : être capable de soutenir un effort et également de savoir suivre les roues sans dépasser ses propres capacités.
La gestion : Pouvoir analyser en cours de route l'opportunité ou le risque à suivre L'entrainement varié et avec l'expérience permet de se connaitre et de pouvoir détecter une situation à risque pour la suite de la randonnée.
Faut-il rouler en solitaire et gérer son rythme ?
Le cycliste dans ce cas se dit être seul au monde
La contrainte : être capable de soutenir un effort long, sans pour autant que cela soit une nécessité absolue
La gestion : se connaître suffisamment pour doser son effort, voire au pire être fort mentalement pour rejoindre l'arrivée dans les temps
Mais la gestion de l'effort ne suffit pas.
La gestion du temps
L'organisateur a mis des contraintes de temps (90 heures) ainsi que des horaires de contrôles à respecter dans les villes contrôles.

Chaque randonneur prends le départ avec une carte de route indiquant les heures de fermetures et d'ouverture des contrôles. Il y a trois limites de temps (80h, 84h et 90 h), ce qui donne trois carnets de route différents avec pour chacun des heures de contrôles différents
Le cycliste devient à ce niveau-là un réel gestionnaire du temps, en adéquation avec le gestion de son effort.
Comme si la partie vélo était en soi déjà une évidence, il devient Intéressant, n'est ce pas, de participer à PBP, Ce n'est en fait pas que du vélo !
La contrainte : ne pas arriver à un contrôle après l'heure de fermeture.
La gestion : En plus de gérer son effort tout au long de la randonnée, le cycliste devra également gérer son effort entre deux contrôles. Pour une étape de jour, il n'y a pas de soucis. Pour une étape de nuit, il faut gérer son sommeil. Le cycliste qui dort n'importe tout est libre de dormir où bon lui semble.
Le cycliste qui a une voiture suiveuse doit bien s'entendre avec son suiveur qui devra le précéder à l'étape.
Le cycliste qui dort à l'hôtel doit faire coïncider son avancée, avec une arrivée de nuit à l'hôtel (autant que faire se peut) et avant la fermeture du contrôle. Nous avons les trois éléments permettant de faire du jonglage.
Dès lors qu'un contrôle est passé le cycliste peut alors jauger de l'effort à faire pour arriver dans les temps au contrôle suivant.
Et comme au Paris-Brest-Paris, chacun est à égalité face aux règlements, ce jonglage à trois éléments concernant autant les cadors moins de 80 h, les randonneurs en moins de 84 ou 90 heures.
Il est cependant certain qu'un cyclo ayant les capacités pour faire son Paris-Brest-Paris en 75 heures sera plus à l'aise avec un départ le dimanche après midi et un délai de 90h que le cyclo qui va faire son périple en 85 heures avec le même départ. Mais selon Jean de la Fontaine, c'est la tortue qui, dans sa fable, est arrivée la première, alors ...
Manifestation de ce récit :
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