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S’il m’est possible d’apporter un point de vue dans la guéguerre des vélos droits ou horizontaux, je pense que, par analogie au ski on est en droit de préférer pratiquer le ski parabolique ou le surf...
La notion de performance dépend surtout de l’individu. Ce qui compte c’est le plaisir. Le vélo droit c’est la raquette du tennisman : un outil « viril », homologué par l’UCI et qui permet de se mesurer à arme, presque, égale avec son challenger.
Le vélo couché, c’est l’exploration d’un monde nouveau et de sensations nouvelles. La vérité est pour chacun des camps.
Même si le vélo couché est la machine des hyper performances (voir les records hallucinants sur 200m et dans l’heure qui laissent sur place les champions de la petite reine classique) la plupart des usagers (dont je fais partie) y recherchent l’objet de la sérénité.
Pas besoin de cuissard pour être cent fois plus heureux du postérieur. Pas besoin de lever la tête pour regarder la beauté du paysage. Ici sont les plus beaux arguments de la machine horizontale. Et si en plus elle est un modèle au ras du sol, la sensation de vitesse décuple la jouissance sensorielle.
Pour le reste, il faut toujours pédaler dur... Et le hic, c’est que ce ne sont pas exactement les mêmes muscles que pour le vélo droit qui travaillent. On est donc un peu en perte quand on passe du droit au couché. On doit à nouveau se muscler, là ou il faut, pour être performant et on se fait railler par les copains qui jalousent, sans oser le dire, votre machine de clown ! A noter un vrai super plus pour les abdos qui, sur le vélo couché, sont mis à contribution.
S’il peut exister des cyclistes du dimanche "gras du bide" sur un vélo droit, il n’y en aura pas (plus) chez les horizontaux. Reste la grande question de la performance en montée. Sur ce point et indéniablement, le «grand » cycliste pourra mesurer que son vélo droit est meilleur. Il est impossible de se mettre en danseuse sur la machine horizontale sur laquelle on joue obligatoirement calé bien à fond sur le dossier, mais dans une position qui permet de toujours correctement respirer à fond. Reste au sage à profiter de sérénité du 34/26 et même du 34/32 pour attendre la descente qui, aérodynamisme oblige, pourra se faire au-delà de la vitesse réglementaire (freins à disque et plein d’adrénaline hautement conseillés)...
En conclusion : oui le vélo droit c’est mieux en ville pour grimper sur les trottoirs. C’est plus rapide pour grimper le Tourmalet. C’est la machine de nos premières émotions de liberté (l’inoubliable jour où on a retiré les roulettes). C’est la véritable machine du Tour de France accompagné par l’accordéon d’Yvette Horner. Reste que le vélo couché, il suffit d’essayer pour être convaincu de son bonheur...
renseignements
Envoyé par le 08/12/2006 à 18:07
le vélo couché m'attire énormément mais quel est son prix. J'ai entendu dire que les problèmes de feu aux pieds disparaissent sur le vélo couché, est ce vrai ?
re: renseignement
Envoyé par le 27/12/2006 à 17:12
Le prix d'un vélo-couché est celui d'un bon vélo : à partir de 1000 Euros, on a quelque chose de bonne facture et les prix montent jusqu'à 3000-4000 Euros pour des modèles en carbone équipés des groupes les plus haut de gamme.
Pour apporter une précision à l'article, le poids et le rendement des vélos-couché a considérablement progressé avec l'arrivée du carbone (qui est de mieux en mieux maîtrisé, et il reste de la marge). On arrive à des protos de 6,5 kg dont le siège est intégré au cadre. Les modèles du commerces passent désormais régulièrement sous les 10 kg (8 kg pour les modèles légers) alors qu'il y a quelques années, on était à 13-14 kg. Néanmoins, il est vrai que les vélos "droits" restent devant dans les côtes.
Pratiquant régulièrement depuis 2001, je n'ai pas connu de problème de feu aux pieds ni en vélo "droit" ni en vélo-couché. Il est probable qu'avec les jambes à l'horizontale, on limite le gonflement des pieds. En revanche, un des inconvénients est que le gros orteils est parfois mal irrigué sur les longues distances. Cela a engendré des problèmes d'insensibilité temporaire après un Paris-Brest-Paris (c'est mieux d'avoir le gros orteil insensible que la verge !).
D'une façon générale, il faut se pencher sérieusement sur les vélos-couchés :
1. Si l'on est puissant (gain aérodynamique)
2. Si l'on recherche le confort (du dos, des cervicales, des poignets, de la selle)
3. Si l'on est grand (gain aérodynamique et, en général, meilleure tolérance au changement de position)
4. Si l'on recherche de nouvelles sensations !
Jean-Charles Gosselin
www.france-hpv.org
Et pour le cyclotourisme - grandes distances ?
Envoyé par le 16/08/2007 à 14:35
Moi je me pose la question sur l'adéquation du vélo couché pour effectuer du cyclotourisme (longues distances > 2000km) avec des saccoches et des chemins pouvant être accidentés. Peut on faire du vélo couché lorsqu'on doit rouler sur des terrains caillouteux, .... ? Contrairement aux vélos droits, on ne peut pas soulever la roue avant si nécessaire!?
Merci
buzzz
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