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Tour du Méan Martin et de la haute vallée de l'Arc - Avérole

Philippe nous raconte sa randonnée pédestre en Vanoise autour du Méan Martin. La première étape de Lanslevillard au refuge d'Avérole.

Le point culminant de la randonnée de Philippe en Vanoise atteint son point culminant avec 2.076m. De nombreux lacs donnent au photographe de quoi jouer avec les paysages pour en révéler la beauté.
Mardi 3 Septembre 2013
Le soleil brille dès l'aube, pas un nuage y compris en fond de vallée. Les deux botanistes présents hier soir nous avaient dit que lundi matin, c'était une mer de nuages que dominait le refuge.
Durant trois heures le sentier en balcon suivra presque une courbe de niveau. Nous reprenons le premier quart d'heure le chemin emprunté hier après -midi.
Les moutons de notre gardienne agricultrice sont sur les flancs de l'Ouille de Gontière, ils broutent déjà au soleil.
Peu après le carrefour de Plan Sec, une femelle chamois suivie de son jeune de l'année nous évite, remontant vers le col du Montet. Ce seront les deux seuls chamois vus durant la semaine.
Le cirque sous l'Ouille Noire semble vide, pas un troupeau, pas un animal, seules quelques rares marmottes bien dodues fuient à notre approche.
On traverse le ruisseau du Montet et passons sous les flancs de l'Ouille des Reys. Le lac du Pys nous crédite d'un petit détour et nous donne à voir en double la crête des Pareis Longues et ses névés.
Une large vire surplombe le pâturage où les génisses à viande ruminaient lors de notre montée la veille. Nous surplombons cette fois-ci la cascade. Quelques lacets descendants nous mènent sur un replat, site d'un ancien lac aujourd'hui à sec. C'est un jardin de fleurs alpestres.
La vue sur les Evettes permet de revoir la balade d'hier par la gorge de la Reculaz et la descente sur l'Ecot. Nous commençons à croiser les premiers randonneurs. Je profite de nouveau du jeu de miroir qu'offrent les petits lacs du Plan des Eaux : ciel bleu et cimes blanches.
La descente sur le Pont de l'Oulieta est raide. On croise de nombreux randonneurs à la journée qui peinent. Le parking bordant la route montant au col de l'Iseran explique cette brusque fréquentation. Au pont, je cherche un bon moment le sentier qui plonge rejoindre le GR5. Le tracé est à peine perceptible mais reste visible. Nous perdons rapidement du dénivelé pour, le GR atteint, en reprendre aussitôt. Le passage d'un verrou sur la remontée des gorges de la Lenta nous vaut une bonne suée. Il est midi et le soleil chauffe mais la vue est comblée par les centaines de fleurs encore présentes. Le printemps médiocre et la neige persistante tardive nous octroient ce plaisir. En contrebas de la route, le chemin aborde, peu avant le pont de la Neige, un passage un peu aérien. Deux passerelles métalliques et une chaîne équipent cette portion que nous passons en compagnie d'un couple anglophone. Nous déjeunons quelques centaines de mètres après.
Cet après midi, c'est 448 m. de dénivelé comme "digestif". Donné pour 1h50 nous mettrons 1h35 mais Jacky souffle comme un boeuf. Il a perdu ses capacités aérobies d'avant ses soucis de genou. En effet, il est en train de payer "cash" trois ans à ne plus faire de foncier aussi régulièrement et rigoureusement. Sous l'Ouille de la Jave on chemine sur une moraine faite de roche inhabituelle. On croirait de la pierre ponce (ce n'en n'est pas) car elle présente de nombreux trous sans en avoir la légèreté. Cette cargneule est une roche sédimentaire d'aspect carié et vacuolaire de teinte jaune à rouille et donnant des reliefs ruiniformes. Fort bien tracé et cairné le sentier chemine dans un univers quasiment minéral si ce n'était quelques plantes très rases qui colonisent terre et cailloux. Le lac résiduel de l'ancien glacier de la Jave est contourné par son flanc occidental. Un premier col sous le sommet du Grand Fond ouvre le passage à l'ascension finale. De rares névés persistent mais leur traversée est aisée sur la sente crée par les nombreux passages.
Dernière ligne droite en surplomb du lac du Fond, lui même situé sous les restes du glacier éponyme. Un gros cairn marque l'échancrure.
Quelques photos et une pause pour profiter du très léger vent car le soleil tape fort, nous sommes à 2.976 m., le point culminant de notre périple. 45 minutes, c'est le temps indiqué pour rejoindre en descente le refuge "hameau" du Fond des Fours situé à 2.537 m, soit plus de 400 m. de dénivelé négatif.
Jean-Thomas ARA, le gardien est sympathique, n'a pas sa langue dans sa poche et joue à merveille de l'humour. Il entretient lui même les différents bâtiments composant ce refuge : un dortoir, une cuisine salle à manger et bloc sanitaire, un chalet pour le gardien et sa compagne et un local-poubelles.
On s'installe dans le dortoir, Jacky en bas et moi en haut avec tous les deux la couchette adjacente libre. Nous sommes 18 ce soir : une dame allemande, un monsieur d'Annecy et 14 personnes du CAF, tous ayant eu des responsabilités au sein du club, de président à trésorier. Les discussions sont animées tant sur l'éthique, les budgets sur les réparations ou la construction des refuges, sur la fréquentation et les réservations par internet mettant tout le monde sur un même pied d'égalité mais laissant 20 % de taux d'inoccupation par défection. La gestion par le gardien évitait cette perte car il "surbookait" toujours un peu. Le notre nous donne une bouilloire d'eau chaude pour se laver au gant de toilette, l'eau fraîche du robinet permettant de se rincer. La gardienne est, elle, très attentive à chacun, faisant le tour des tables de la terrasse et discutant avec ses hôtes.
La cinquième journée arrive au Refuge du Plan du Lac
Voyez ici le diaporama en Vanoise

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