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Tour du Méan Martin et de la haute vallée de l'Arc - Avérole

Philippe nous raconte sa randonnée pédestre en Vanoise autour du Méan Martin. La première étape de Lanslevillard au refuge d'Avérole.

Cinquième jour pour la randonnée de Philippe en Vanoise qui arrive à Termignon, au Refuge du Plan du Lac. Quelques rencontres de randonneurs, de marmottes ponctuent une superbe journée en montagne. L'altitude et la beauté des paysages commencent à apporter quelques bienfaits.
Mercredi 4 septembre 2013
Nous prenons ce matin notre petit déjeuner à 7h15. En entendant hier soir les CAFistes annoncer 7h30, nous sommes en léger décalage et rapidement servis. Nous mangeons tranquillement et à 7h30 lorsque débarquent les 14 convives nous passons au brossage de dents et au rangement des sacs dans le calme. Départ 7h50, 7 degrés Celsius ce matin, encore à l'ombre, nous supportons coupe vent et sous gants.
La montée est régulière et après un petit "verrou" situé au-dessus des méandres du ruisseau des Fours, l'environnement perd ses pelouses et devient minéral. Nous débouchons sur un ancien lac comblé par les débris du Glacier des Fours, le "verrou" correspondant sûrement à l'ancienne moraine frontale.
Deux passerelles jetées sur les torrents de fonte s'enchaînent et nous retrouvons le soleil. Rapidement nous enlevons notre couche protectrice.
Le premier "col" est atteint vers 9h15. Il nous permet de sortir de la vallée des Fours par l'ouest. On découvre alors un ensemble de petits lacs égayant un peu ce paysage austère. A l'horizon nous distinguons parfaitement la silhouette du Mont blanc sur son versant italien, le glacier de Miage et l'Aiguille Noire de Peuterey, théâtre d'un Tour du Mont Blanc en 2009.
Durant 30 minutes nous allons traverser un vaste replat minéral situé sous la Pointe du Pisset. De couleur ocre, les cailloux, les rochers, le sable donnent l'impression d'être sur la lune, non, sur Mars, car c'est en couleur ! Étrange sentiment d'espace et de solitude sur cette immensité.
A 9h45 nous sommes au Col de la Rocheure. Grâce à la fraîcheur matinale nous avons fort bien géré la montée, mettant, pauses comprises, 1h55 pour les 2h30 annoncées. Un joli lac est situé en contrebas, miroir bleu ciel et porte d'entrée d'un verdoyant vallon. Nous retrouvons avec plaisir les pâturages et les fleurs au bout de quelques minutes de descente. Les marmottes se montrent et sifflent. Durant toute l'ascension nous n'avons rien vu. Étonnant ce parc national où la faune est moins visible que lors de périples hors réserves.
A 11h05 nous atteignons le refuge de la Femma situé sous en énorme rocher-falaise colonisé par les chocards. On s'arrête prendre "l'apéro" : bière et diabolo-menthe. La gardienne m'offre gratuitement quelques minutes d'électricité, la batterie de l'appareil photo donnant quelques signes de faiblesse. Un couple attablé à la terrasse prend, un peu avant nous, son départ pour le Fond des Fours. Ils sont étonnés de nous savoir partis peu avant 8h00 mais attentifs aux renseignements sur leur futur chemin.
Comme ces deux randonneurs nous l'avaient annoncé c'est "marmottes-land" durant la demi-heure suivante. Puis une large piste débute au Chalet de la Rocheure et passe en rive gauche. Nous posons les sacs à la Chapelle Saint Jacques pour déjeuner. Face à nous, sur le flanc du Plateau du Turc, un troupeau de moutons broute sous la garde de deux patous. Le mâle donne de la voix. Si la femelle ne fera qu'un passage express, le mâle s'allongera près de Jacky durant notre repas et ne quittera son poste qu'à notre départ, non sans avoir uriné deux fois sur les cailloux du lieu.
Nous reprenons la piste. L'agrément de la marche sur ces longues portions n'est pas au rendez-vous. La vue sur les Pointes de Pierre Brune et ses clochetons n'en est pas moins agréable. Quelques vaches pâturent sur les pentes. Des ruines ponctuent l'espace, mais nous voyons aussi des chalets d'alpage signant une activité agricole encore présente au sein même du parc: les machines à traire d'un vert criard sont là pour le prouver. Avec Jacky nous avons convenu d'aller voir la Chapelle Saint-Pierre près du refuge d'Entre Deux Eaux. Nous bifurquons plein nord au Pont de la Renaudière pour 15 minutes d'ascension. Le refuge est tenu par Marie-Thérèse Burdin, dame âgée au visage buriné, homonyme et parente de l'amie de Jacky qui a bien voulu nous garder la voiture. Nous irons voir la chapelle dont la restauration n'est pas du goût de la gardienne, la toiture de lauzes ayant été bâclée. Son seul intérêt est de faire face à la Grande Casse, magnifique sous cet éclairage de fin d'été.
L'alpage de Catherine Richard est proche. C'est une des dernières agricultrices à faire du bleu de Termignon, l'une des plus petites AOC fromagères de France. Il nous reste à rejoindre le refuge du Plan de Lac par une bonne montée. La Chapelle Saint-Barthélémy est elle fort bien restaurée et même quelques bancs remplissent la petite pièce.
Il est 15h00 lorsqu'on arrive au refuge à 2.365 m.
Avant toute chose nous commandons deux crêpes au sucre, commande que nous renouvelons. Jean Claude Tracq, le gardien, nous attribue une chambre de quatre. Arrivés les premiers nous prenons les deux couchages du bas. Un couple de Hollandais viendra occuper les places supérieures. La douche chaude fonctionne avec un jeton que me vend Julie, la gardienne. Je la prends juste avant l'arrivée d'un groupe de randonneurs d'un voyagiste genre Allibert ou Terres d'Aventure. Leur accompagnateur est aussi muletier, car les bagages du groupe, sous forme de sacs étanches, sont portés par Picasso, le mulet. Nous profitons du soleil sur la terrasse, buvant un coup, écrivant et observant les arrivées successives des clients d'un soir.
Voyez ici le diaporama en Vanoise
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