Tour du vieux Chaillol - Autour du Pic Queyrel

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Le périple de nos deux randonneurs autour du Vieux Chaillol est en train de toucher à sa fin. Pour cette étape, une boucle autour du Pic Queyrel est au programme avec encore des paysages exceptionnels.



Jeudi 10 septembre 2015
1475 m de dénivelé
7h00 de marche

Voyez ici pour le road book : Carnet de route - autour du Pic Queyrel


Astuce : Sur l'ensemble de notre périple, j'ai prévu 3 sorties à la journée. Elles nous permettent de visiter plus profondément cette région, de palier à des impondérables tels une mauvaise météo ou un jour de repos forcé. Dans ce cas il suffit d'annuler la boucle sans avoir à décaler les réservations suivantes.

Départ des Marrons pour une randonnée à la journée.
Nous partons faire le tour du Queyron ou Pic Queyrel. Nous trouvons facilement le chemin qui contourne la station.


Dans l'herbe les coulemelles poussent à foison. Ici les gens ne les ramassent pas, comme nous le dira notre hôtesse. Elle se contente de mousserons, girolles, chanterelles et trompettes de la mort. Il existe en effet des coulemelles toxiques ! Et c'est en quantité qu'aujourd'hui nous verrons toutes sortes de champignons.

Ce matin en direction de Gap le paysage a un petit d'air d'Auvergne, et bien pas faux car c'est bien un puy que nous avons vu, celui de Manse, 1637 m., mais sans origine volcanique !
Nous croisons quand même quelques aménagements pour skieurs, pistes, remontées, voie d'accès avant de pénétrer dans les bois par un joli sentier montant mais peu pentu.


La météo étant bonne ce matin nous prenons la direction du col du Viallet afin d'avoir une belle vue sur les aiguilles de grès qui parsèment le flanc sud du Pic Queyrel.
A mi-pente un berger qui cherche quelques brebis nous interpelle. La clôture a été dégradée à un endroit et quelques bêtes se sont échappées. Il nous demande de signaler à la station les animaux que nous verrons sur l'autre versant, nous n'en verrons aucun.



Les "tours" de grès du Queyron ont parfois l'allure de statues. Ces surprenantes formations géologiques, l'imagination aidant ont des formes de boules, de tours, de tables, d'arches ou de "serre-livres".
Au col nous basculons dans un vallon bien plus sauvage, le chemin est peu usité, mais reste lisible. La roche est par contre bien plus délitée que sur le flanc sud. Un passage, à la traversée du torrent du Viallet, est très délicat : pente importante et minérale, schiste ardoisier se délitant en plaques, sente bien étroite. Heureusement cet épisode sera court et unique.
Le vallon est à l'ombre et les hautes tiges de framboisiers et d'épilobes bien mouillées. A l'approche de la forêt, Jacky, dans un virage en épingle à cheveux, se trompe et file droit dans la pente parmi les aulnes. Il a dû voir la continuité du chemin avec une trace animale. Etant devant, je m'arrête régulièrement pour l'avoir de temps en temps à vue. Au passage d'un torrent à sec, je l'attends un peu... beaucoup... vraiment beaucoup... Je siffle. Il répond ... mais n'arrive toujours pas alors que le sifflet n'est pas loin ! Je reviens sur mes pas et à la voix, comprenant qu'il est en contrebas, lui indique qu'il faut remonter sur le sentier. Il "rame", escalade quelques rochers, s'agrippant aux branches, à la végétation. La demi-heure filera vite. Il vient de laisser un peu de jus dans ce hors piste.

Nous reprenons notre descente et arrivons vers 1800 m. à la bifurcation pour le col de l'Escalier.
Nous ferons l'ascension d'une traite afin de manger en haut. Les 400 mètres de dénivelé passent bien. Par ses lacets taillés dans la roche et superposés je trouve une certaine ressemblance entre ce col et celui de Capronale en Corse. Une petite cabane est construite juste devant les Barres de Suzaire au niveau du Pas de l'Escalier, à l'abri de toute avalanche.



Exposée plein nord, le soleil doit y être totalement absent.
Deux jeunes alpinistes discutent au col. De la crête du Queyron descendent, dans les éboulis et les strates herbeuses, quatre randonneurs. Nous descendons déjeuner à l'abri du vent.


Même léger, ce dernier refroidit l'air car le soleil a disparu derrière de gros nuages. Ce seront les derniers rayons de la journée.
Le reste de l'après midi se passera à l'ombre de grosses nuées plus ou moins sombres. Cela n'empêchera pas les vautours de profiter des thermiques pour tourner au dessus du sommet.


Nous rejoignons le GR 542 du Tour du Vieux Chaillol évitant ainsi de reprendre le même sentier qu'hier après-midi.
Le Champsaur est à nos pieds et au loin le soleil brille. Peu avant de retrouver le sentier parcouru à l'aller ce matin, je constate qu'il est tombé quelques gouttes. Autant les roches sont sèches, autant les impacts des gouttes de pluie sur la terre sont restés. Nous essuierons environ une heure de faible pluie. J'utiliserai le parapluie plutôt que la veste imperméable.


Nous en profitons pour ramasser des coulemelles et Jacky en fera une fricassée le soir.


Etape suivante : Gite Les marrons Les Gondoins





Article mis à jour par Philippe Chopin
le 31/01/2016
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Catégorie : Publication Randonnee


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