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Le col de Sommeiller

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Un des sommets de la randonnée d'Hannibal Rider est dans tous les sens du terme le col de Sommeiller. Sur le plan de l'altitude, comme des efforts ou des souvenirs, cette ascension est grandiose. Voyons ici pourquoi.




Le sommet du col de Sommeiller culmine à 3.000 mètres d'altitude et, avec ses sections de gravel, reste redouté par les randonneurs autant dans l'ascension que durant la descente. Cette ascension est au programme du brevet fédéral de 2.500 km de Hannibal Rider.
Le col développe 26 km et présente 1700 m. de dénivelé. Il se situe dans le Mont-Cenis, en Italie avec un point de départ à Bardonnèche. Ce col ne permet pas de passer le sommet. Un lac se situe à son sommet. Le nom de Sommeiller fait référence à l'ingénieur Germain Sommeiller directeur des travaux du tunnel du Mont-Cenis.
La trace se compose de deux parties distinctes. Une première partie jusqu'au refuge de Rochemolles. Une seconde partie avec du pourcentage et plus de technique permet de rentrer au cœur de la montagne et de l'altitude.


Hannibal Rider gravel

L'ascension est longue et difficile, certaines sections présentent des courbes en lacet, le revêtement goudronné est totalement absent et la piste caillouteuse nécessite une basse vitesse. Le randonneur doit prêter attention aux pierres déchaussées et aux ornières de terre meuble.
D'un autre côté, la descente avec des pneus de 28 mm de section oblige à utiliser les freins, par contre les patins neufs du départ tiennent bien le choc d'un freinage quasi constant. Ces derniers auront bien digéré les autres descentes cassantes comme l'Assietta via Oulx ou les grands cols comme l'Iseran ou le Grand Colombier. La paire de patins de secours restera dans la sacoche jusqu'à l'arrivée.


Col Sommeiller descente

De mon point de vue, l'ascension est marquante en raison du paysage à couper le souffle au cœur de la montagne et de la solitude ressentie face à la longueur du col.
La Bonette et ses 2715 m d'altitude où l'ascension du col de la Cayolle et ses 30 km de route ont permis des instants magiques comme ceux vécus dans la montée de Sommeiller.


L'ascension du col est un véritable défi pour le randonneur, qui traverse une palette d'émotions tout au long du parcours. Des passages techniques exigeants mettent à rude épreuve sa détermination, mais le spectacle époustouflant du paysage qui s'offre à lui le remplit d'émerveillement. La solitude pesante de l'effort peut parfois miner sa confiance en ses capacités, mais les sections plus aisées de la montée lui insufflent un regain de vitalité. Et si, en plus, il a la chance de partager cette aventure avec des compagnons de route aussi exceptionnels que ceux de la tribu de l'Hannibal Rider, alors les émotions ressenties prennent une dimension décuplée au fil du temps.


Col du Sommeiller

Six mois après être rentré d'Hannibal Rider, les quelques heures passées dans ce col, sur les 320 heures de la randonnée, reviennent souvent en souvenir.
La seconde édition d'Hannibal Rider ne prendra place qu'à partir de 2024. Espérons que les randonneurs auront la chance de découvrir des sommets, tels que Sommeiller, propices à l'émerveillement, et susceptibles de leur offrir des émotions inoubliables.


Manifestation de ce récit :





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