Alta Via 1 : Sassa - Refuge Coda

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Seconde journée de randonnée sur l'Alta Via 1 avec plus de 1.000 m de dénivelé et comme fil conducteur le Giassit.



Mercredi 24 août 2016

Sassa, "l'Etoile du Berger" - refuge Coda

8h45 - 14h15 soit 5h30 de "marche" (4h35 selon le topo) 1240 m. de dénivelé +

Voyez ici pour le Road Book Refuge Coda

La longueur de l'étape étant courte, nous avons, ce matin, donné rendez-vous à 8h00 pour le petit déjeuner à notre aubergiste. Gâteau, petits gâteaux, pain, biscottes, confitures maison de fraises et de pêches accompagnent un épais chocolat chaud. Jusqu'au bout cette étape aura été parfaite.

Départ 8h45. Un chevreuil se sauve du pré en contrebas de l'auberge. Déjà, hier soir, après le repas, désirant faire une photo des crêtes découpées au soleil couchant, j'avais fait fuir une paire de chevreuils. Le sentier descend au pont de bois passant sur le torrent de Giassit. Le cours d'eau sera notre fil conducteur pour une bonne partie de la matinée. Un second pont, à la belle arche de pierre, se présente. Mais nous allons effectuer un petit aller-retour dans le lit du torrent pour aller voir la mine d'or de Revers.


Située sur la rive gauche orographique, elle fut exploitée pendant une brève période de 1816 à 1826.
Elle s'avance sur quelques dizaines de mètres, par une seule galerie, dans un filon de quartz minéralisé en pyrite de couleur jaunâtre visible de l'extérieur sur la paroi surplombant l'entrée.


Nous rebroussons chemin sur 50 mètres et franchissons le pont alors que le soleil commence à passer par dessus les sommets.
Rejoignant la route quelques instants, nous la quittons définitivement au niveau du départ d'un petit téléphérique dont la nacelle est l'ancienne benne d'un Piaggo à trois roues. Un bidon de lait y est couché. Lors de notre ascension, entre mélèzes et rhododendrons, nous la verrons remonter le câble. Nous arrivons dans des pentes défoncées par le sabot des vaches à l'alpage de Larpit. Les vaches sont à l'étable mais la traite est finie. Aussi, peu de temps après, le vacher les libère.


Un petit ressaut rocheux nous fait gagner l'alpage le Streat. Nous traversons le torrent et apprécions la scène pastorale d'une vieille fermière gardant les vaches avec son chien. Mais notre attention détournée, nous empruntons durant cinq minutes le mauvais côté du vallon. Sans marque peinte visible, les jumelles me permettent de repérer la borne et son triangle jaune, caractéristique de l'Alta Via, à l'amont direct de la ferme. Une petite traversée en courbe de niveau nous ramène sur le droit chemin.


La pente raide se poursuit dévoilant peu à peu la vue sur ce grand alpage. Nous arrivons au Col de Giassit, dominé par une grande croix de bois érigée en 1954 par les habitants de la vallée à 2032 mètres d'altitude.

Un nouvel alpage se présente avec ses bâtiments agricoles et sa piste d'accès en contrebas. Bechera est situé à la tête du vallon du Maletto et la vue file, file ... jusqu'au Mont Viso. Au sud la statue du Rédempteur trône sur la Colma de Mombarone. Un berger vient d'ouvrir le parc aux chèvres et aux moutons que le chien fait sortir en quelques aboiements sans même rentrer dans l'enclos. Tout le troupeau file en bas vers la ferme.
Nous les verrons plus tard remonter en file indienne, les chèvres en tête, vers leur zone de pâturage.


Par une traversée sur les flancs des monts Giassit et Roux nous arrivons à 2117 m. au col de la Lace à 11h35, limite entre le territoire valdotin et le Biellais. Nous tournons à gauche et obliquons désormais vers le nord.


Poursuivant notre ascension sur une crête herbeuse, un petit col, à la vue panoramique, servira de lieu de pique-nique.
Durant notre repos un berger fera remonter avec son chien de jeunes bovins vers la crête pour les mettre à paître sur l'autre versant. Nous reprenons notre route au moment où ils passent le petit col.




Apparaissent le long du sentier les mains courantes en nylon bleu. Le tracé bien qu'aérien est parfaitement sécurisé avec ses cordes et des marches métalliques scellées par endroits. Nous accédons à l'antécime du Mont Roux (2313 m.). La vue est immense.


A l'est sous nos pieds les nuées recouvrent le piémont. Le Biellais est sous les nuages. La vue file jusqu'au Mont Mars au nord. Légèrement à sa droite émergeant de la "nebbia", l'antécime du Monte Mucrone porte un ancien bâtiment en ruine. C'était l'arrivée d'un téléphérique inauguré en 1963 et resté en service jusqu'en 1982. Dans le prolongement du téléphérique partant du sanctuaire d'Oropa, au niveau du refuge Savoia, deux cabines de 15 personnes montaient à 2191 m. les touristes.
Nous suivons la ligne de crêtes, descendant un moment vers le col de Carisé (2124 m.). Une dernière ascension nous mène au refuge Coda que l'on distingue depuis un bon moment.




En contrebas le lac de Carisé se comble petit à petit sous l'avancée de la tourbière qui referme peu à peu sa surface.

Dernier effort, le joli lac de Montagnet offre un beau premier plan aux cimes lointaines enneigées. Nous distinguons même en fond de vallée le lac de Gressoney que nous longerons dans trois jours.
A 14h15 nous arrivons au refuge. Une petite pause coupe-faim avant la bière habituelle, puis ce sera la douche chaude à 4 euros et un peu de lessive car demain l'heure d'arrivée risque d'être bien plus tardive. Si hier nous avions, arrêt de midi déduit, respecté l'horaire du topo-guide, aujourd'hui nous avons mis 25 minutes de plus.


A 19h30 nous dînons face à l'entrée de la cuisine : ravioles (en forme de bouchons d'oreilles !) dans un bouillon, bœuf mijoté et pommes de terre en tranches et, crème caramel.


Le refuge Coda est un des principaux points de contrôle; les affiches de l'Ultra-trail du Tor des Géants sont couvertes des signatures des participants: 330 km. et 24000 m. de dénivelé à faire en moins de 150 heures, soit l'ensemble des Alta Via n°1 et n°2.



En fin de soirée, alors que le soleil décline, je vois avec la patronne pour l'heure du petit déjeuner car le créneau indiqué marque 7h30 - 8h30. Sans même négocier elle me propose 6h30. Banco !
Je prends car demain l'étape est très longue: 8h35 temps prévu sur le topo. Le tout neuf refuge de Barma, situé à mi-distance, bien que terminé, n'a toujours pas de gardien. La location mensuelle est de 3.000 euros. Personne pour l'instant n'ose se lancer et ce dernier reste pour le moment clos.


A suivre : du Refuge Coda au Refuge Lago della Vecchia





Article mis à jour par Philippe Chopin
le 29/01/2017
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Catégorie : Publication Randonnee


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