Randonnée en piémont : Rifugio Vallanta - Rifugio Vitale Giacoletti

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Cette étape fait le tour du Viso, mais pour Philippe, ce n'est pas en hiver. Une bien belle étape avec des paysages grandioses.



Mardi 9 septembre

Rifugio Vallanta - Rifugio Vitale Giacoletti
7h30 et 1460 m de dénivelé positif


Voyez ici pour le road book Rifugio Vallanta - Rifugio Vitale Giacoletti

Lever ce matin au chant du coq......électronique. Il est 6h30, c'est le réveil du couple italien qui occupe la même chambre que nous.
Rien ne presse, le petit déjeuner n'est servi qu'à 7h00. Nous quitterons le refuge à 7h25, car la journée est "consistante".


La descente du "Vallone di Vallanta" est facile, large. Le quad du gardien l'emprunte. Nous dévalons jusqu'à "Grange del Rio" occupée par le vacher et son chien. Je revois, en été, ce que j'avais parcouru en raquettes sur un fabuleux Tour du Viso et quelques variantes météo d'un parcours hivernal nommé "Hautes Terres Piémontaises".

Nous débutons notre ascension dès Gheit en franchissant le torrent. C'est parti pour 800 mètres de dénivelé.
Le "Bosco dell' Aleve" est la plus grande cembraie d'Europe. Le pin cembro est réputé pour son bois tendre et rosé propice aux sculptures, mais il est aussi connu pour un joli cas de mutualisme naturel. En effet, un corvidé, le casse-noix moucheté, se nourrit de ses graines. Rien d'étonnant jusqu'à présent. Mais l'oiseau en prévision de l'hiver en enterre de nombreuses...en moult réserves. Evidemment, toutes ne seront pas mangées et ainsi les graines germées assureront la pérennité et l'expansion de l'espèce végétale...et par là même de l'espèce animale. Des cônes vides jonchent le sol et des cris d'alerte (son de crécerelle) confirment la présence de l'oiseau.


Un petit passage raide nous hisse sur le replat de Pian Meyer, puis c'est la montée dans le cône d'éboulis du "Vallone delle Giargiatte".


Que de blocs et de rochers, mais la vue sur les sommets du Val Varaita se mérite: Pelvo d'Elva, Monte Chersogno, Cima di Bardia, Bric de Rubren, Tête des Toilies...

On distingue aussi le village de Castello et son lac éponyme. La haute paroi de "Rocca Jarea" me rappelle l'heure tardive à laquelle nous avions croisé son pied, l'hiver 2009.

A 10h40 nous sortons du goulet fermant l'accès au "Lago Bertin". Le petit bivouac Bertoglio en tôle peinte de jaune et rouge est bien visible. Les randonneurs, sur une large portion bordant le chemin, ont dressé des pierres et tous types de cairns. Cela me met mal à l'aise, j'ai l'impression, tant le nombre est impressionnant, de traverser une nécropole silencieuse, car ni le vent, ni quelque oiseau ne vient troubler le silence....un peu pesant!


Le "Passo San Chiaffredo" à 2764 m nous ouvre les portes de la haute vallée du Pô. Les nuages commencent à voiler, que dis-je, à cacher sérieusement le soleil. Sous le "Passo Gallarino", nous croisons le chemin descendant au refuge d'Alpetto:
Grand souvenir:
Février 2009, fin d'après midi. J'ai en mémoire cette fin d'étape où l'ombre portée des hauts sommets gagnait du terrain, je me rappelle de la chute brutale de la température dès que le soleil disparut derrière le massif du Viso, et notre arrivée à 18h00, découvrant le refuge au dernier moment alors que la nuit tombait.....



Nous déjeunons sur la terrasse du refuge Quintino Sella face au ...brouillard. Deux "alpini" (les chasseurs alpins italiens) refont leur sac et sont tout aussi surpris que nous de voir arriver trois VTTistes poussant ou portant leur monture. Après s'être changés, ils s'engouffrent dans le refuge pour s'y restaurer. La face orientale du Mont Viso est invisible. En cause, la nebbia, ce phénomène météorologique typique de ce côté des montagnes.


En effet, il y a moins de 20 kilomètres entre la plaine du Pô située à moins de 400 mètres d'altitude et le Mont Viso qui culmine à 3841 mètres. L'humidité de l'air en plaine condense rapidement dès qu'elle grimpe en altitude et crée dès 10h00 du matin ce brouillard si propice à la .....flore. Mais que serait un Tour du Viso sans la nebbia?


Le "Lago Grande di Viso" ne reflète qu'une partie de la paroi embrumée du Viso. 1200 mètres de paroi rocheuse quasiment verticale le dominent.
Nous traversons un immense champ de blocs rocheux entre le "Monte Viso" et le "Viso Mozzo" heureusement parfaitement balisé. Le lac de Chiaretto contourné, notre sentier bifurque vers le refuge Giacoletti.


C'est notre dernière ascension, encore 400 mètres de dénivelé. Si les lacs "Superiore" et "Lausetto" sont visibles, les nuages encombrent la vallée naissante du Pô. Toute la zone est d'ailleurs classée "aire protégée de la tête fluviale du Pô" (traduction littérale).
La journée commence à être longue et cette étape fait près des 2/3 du Tour du Viso.


A 2741 m d'altitude, le refuge Giacoletti est niché au pied du Couloir du Porc et de la "Punta Udine". Il est 15h00 lorsque nous passons entre les deux gros cairns soutenant le fil chargé de drapeaux de prières. Ambiance haute montagne !


Grand dortoir de 56 places (nous sommes 20 ce soir), poêle à bois dans la salle commune. Toute la famille d'Andrea Sorbino, le gardien et guide, vit ici: son épouse qui nous accueillit, son fils de 16-17 ans, sa fille de 10-11 ans et un garçon âgé de 5 à 6 ans. L'école ne reprend que le 15 septembre et le refuge ferme officiellement le 20. Nous retrouvons l'accompagnateur vu au gîte de Larche. Il fait avec un autre groupe le tour du Viso en 6 jours, grimpe le Viso Mozzo demain et dort à Alpetto.

Dernière étape : Rifugio Vitale Giacoletti - Chianale





Article mis à jour par Janol
le 18/10/2014
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Catégorie : Publication Randonnee


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