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Mille km dans le sud et plus si ça grimpe

Les brevets de randonneurs Mondiaux de 200 à 1000 km organisés dans le sud via le Ventoux ou le col de la Cayolle.

Il peut être tentant de faire une comparaison entre Paris-Brest-Paris et le Mille du Sud, tant les épreuves semblent proches et que la majorité des cyclos participent aux deux distances. Essayons de voir comment elles diffèrent.
Paris-Brest-Paris, se déroule tous les quatre ans depuis le début du siècle précédent. La distance est de 1.230 avec 10 000 m de dénivelé et relie en aller-retour Paris à la capitale de la Bretagne. PBP a lieu la dernière semaine d'août. Les délais sont de 90 h.
Le 1.000 du Sud se déroule au départ de Carcès et traverse selon les années les départements du sud de la France (Drôme, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Isère, Ardèche. La distance est de 1.000 km de 16.000 à 20.000 m de dénivelé. Le 1.000 du Sud a lieu la première semaine de septembre. Les délais étaient, comme tout Brevet de Randonneurs mondiaux de 1.000 km, de 75h, étaient car le délai pour cette randonnée qui a gagné en dénivelé est désormais de 100 heures.
PBP est au Nord et se dirige d'ouest en est avec une possibilité de jouer avec le vent, souvent présent de dos au retour.
Le Mille du Sud est quant à lui une boucle avec une rencontre avec le mistral dans la Vallée du Rhône, éventuellement le vent d'est, alors signe de pluie à venir.
C'est une différence forte entre les deux épreuves : 10 000 m voire 11 000 en 2019 contre 16 000 (édition 2012) ou 20 000 confère un certain niveau de difficulté à l'épreuve méridionale, alors que PBP est comparativement plat avec une difficulté spécifique sur la distance (200 km de plus).
Si l'on regarde le temps des premiers, on peut voir que PBP est plus rapide avec des temps en moins de 45h, contre des temps en moins de 60 pour le Mille du Sud.
Si l'on compare le temps des cyclos ayant fait les deux, on peut constater que tous les cyclos ayant fait PBP, ont mis plus de temps au 1.000 du Sud qu'à l'épreuve du nord.
Si une assistance est permise à Paris-Brest-Paris avec de surcroit des ravitaillements tous les 80 / 90 km,
le Mille du Sud se fait quant à lui en autonomie complète et donc sans assistance. La relation entre les cyclos est ainsi empreinte de plus de solidarité au sud, alors qu'elle est en harmonie avec un public nombreux et connaisseur du côté de Brest. Avec ravitaillement et possibilité de dormir à l'abri, PBP est une randonnée confortable, alors qu'avec une gestion de la distance en autonomie complète, le 1.000 du Sud est plus nature, plus sauvage (il est toutefois possible de prendre un hôtel pour une deux ou trois de ses nuits).
Il y a environ 5.000 participants à PBP, contre une cinquantaine au 1.000 du Sud. Une majorité de cyclos de l'épreuve méridionale ont fait PBP, la proportion d'étrangers est sensiblement la même, il y a plus d'abandon du côté de Brest que du côté de Carcès. Ce qui peut faire penser que les cyclos du 1.000 du Sud connaissent les difficultés et sont préparés alors qu'au nord, l'épreuve est "plus de masse", avec une proportion de cyclos qui partent un peu "à l'aventure" alors qu'il y a dans l'épreuve parisienne des brevets qualificatifs (200, 300, 400 et 600) dans les neuf derniers mois de préparation.
Ayant participé aux deux randonnées, à un an d'intervalle, le 1.000 du Sud parait largement plus difficile que Paris-Brest-Paris. Il est plus difficile de faire des bosses que de faire de la distance.
Si bien que dire que Paris-Brest-Paris constitue un bon entrainement au Mille du Sud prend toute sa signification.
Il est facile de se faire une première expérience de la randonnée en ultra-distance sur Paris Brest-Paris, alors que le 1.000 du Sud avec ses parcours exigeants, s'adresse à des cyclos ayant une expérience de ce genre d'aventure et ce avec une bonne connaissance de soi. Pour faire un parallèle avec la mode, on peut dire que le ">1.000 du Sud c'est la haute couture de la randonnée à vélo.

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