Les rocheuses ne sont pas si hautes
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900 km de route pour aller de Vancouver à Calgary et au milieu un massif montagneux. C'est moins haut que le mont Ventoux, mais l'altitude ne fait pas la difficulté à elle toute seule.
Les rocheuses c'est une immense barre, qui du nord au sud coupe Vancouver de Calgary et d'est en ouest fait pas loin de 700 km.
Un seul col hante les sommets de notre itinéraire, le Rogers Pass du nom de celui qui a ouvert la voie.
Deux autres cols dépassent les 2 000 m, mais ils se situent sur la route des glaciers, entre Jasper et Banff et seront certainement au menu du Rocky Mountain 2016 (Départ de Kamloops).
Les pentes ne sont pas si raides, mais elles y sont longues.
L'altitude sur la route ne dépasse guère les 1.500 m, mais ce n'est pas tant la hauteur qui fait la difficulté. Le Mont Ventoux avec un col qui approche les 2 000 mètres se monte bien, La Cayolle avec ses 2.600 m d'altitude se monte très bien le long de ses 30 km avant de plonger sur Barcelonnette.
Mais le Ventoux se monte difficilement lorsque au niveau du Chalet Reynard le vent souffle et vous décourage pour les 6 km restant. La Cayolle se monte avec patience et délicatesse lorsque vous l'abordez avec quelques centaines de kilomètres dans les jambes (le 1 000 du Sud 2012).
Alors les rocheuses, c'est déjà 150 km d'approche et ensuite 750 km de routes à découvrir, d'efforts à gérer.
Sophie Matter (organisatrice du 1 000 du Sud en France) a participé au Rocky Mountain de 1.200 km au départ de Kamloops, pour elle les conditions climatiques peuvent être plus difficiles que le parcours.
C'est en fait la dimension nature que le cycliste doit prendre en compte. Le kilométrage, l'altitude sont des données théoriques qui sont confrontées ensuite avec la réalité du terrain et cet élément doit faire partie intégrante de l'aventure.
Il n'est pas question de se dire, il va faire beau, il vaut mieux se dire que s'il pleut, il faudra rouler sous la pluie ou trouver un abri et que s'il y a du vent, il faudra mouliner, sauf si le vent souffle dans le dos.
La pluie peut bien tomber, tant qu'elle ne touche pas le moral, elle ne mouille pas. Il faut simplement bien veiller à garder son moral au sec. Le vent peut bien souffler, on peut s'en accommoder, mais on ne peut pas lutter contre, il faut réduire sa vitesse et attendre de le voir tourner ou de virer avant lui.
Les rocheuses ne sont que sur le papier et ce sont déjà de belles histoires à raconter. L'hiver à Montréal va être formidable ...
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