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200 km vers les lacs de Val David

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De Montréal à Val David et ses lacs, c'est un parcours vélo de 200 km dans des paysages bucoliques, lacs, rivière, forêt. De quoi se ressourcer et prendre des forces.




Samedi avait lieu le 200 km de Montréal, un BRM sous la chaleur alors que vendredi, c'est une sortie de 100 km qui a eu raison de mes motivations. Dimanche alors la porte d'un 200 km s'est ouverte et sans canicule.
Si 11h00 est l'heure de départ, tardive certes, 19h00 sera l'heure de retour attendue.
La sortie a été programmée au dernier moment, mais déjà l'idée l'aller faire un 200 était dans la tête et la destination de Val David est alors une évidence. C'est la destination qui fait le kilométrage et vis versa. Un 160 km va bientôt venir, ce sera la boucle vers Rigaud et sa bosse. Peut-être un 300 km avec l'aller-retour vers Mont Tremblant. Pas besoin de faire plus cette année, le satané virus a mis à plat mes projets longue distance, et le moral n'est pas là pour y aller "quoi qu'il en coute".
C'est un 200 km et l'allure devrait être tranquille, mais je n'y arrive pas. Je passe à Saint-Jérôme dans les mêmes temps que sur un 100 km, sauf qu'au lieu de faire un demi-tour et rentrer je poursuis ma route.
Passé Saint-Jérôme, c'est le Sentier du Petit Train du Nord qui offre les paysages et les jambes ont peine à observer ce que la nature propose, pourtant il y a de quoi. La rivière du nord connait ses niveaux les plus bas, des rochers affleurent, les baigneurs les ont vite pris d'assaut. Le sentier en poudre de roche est différent de l'année passée. Il a été recouvert, comme chaque année certainement, de gravier et, selon les endroits, il y a des trajectoires à privilégier. La difficulté se situe au niveau des dépassements, car il faut changer de traces et traverser la zone centrale qui est encore bien gravillonnée. Dépasser incite alors à ralentir et en fin de compte c'est parfait !
Sur le sentier, il y a de tout comme cycliste, ceux qui vont prendre un bain, ceux qui baladent, ceux qui apprennent à pédaler du haut de leur 4 ans, et c'est tout autant de dangers pour ceux qui roulent. Ma mésaventure du mois de mai est rentrée dans la tête, mais entre deux groupes de cyclistes, ça roule.
Cette partie jusqu'à Val David est en faux plat montant, j'avais déjà mal aux jambes avant Saint-Jérôme, alors j'en prends à bon compte. Si cela ne me fait pas faire des progrès, je suis bon pour passer à autre chose.
Le ciel est couvert en partie et cela donne d'agréables sensations, sur la gauche la rivière coule tranquillement, sur la droite la forêt, le chant des oiseaux, les jambes tournent toute seules, l'endorphine est en train de faire ses effets, c'est le moment de penser au moment présent, secondes par secondes, faire le vide dans sa tête et se regarder vivre l'instant, il n'y a pas de douleurs, l'instant est magique...


Après la bosse, passage entre deux immenses rochers et le paysage s'ouvre sur le lac. Il est bordé de forêts, l'eau est calme et les arbres miroitent leurs couleurs vives pour donner un paysage calme, reposant... Un kayakiste apporte du mouvement, quelques belles maisons se reflètent dans l'eau et font rêver.


Lac val David

Lac typiquement canadien à Val David


Val David est alors atteint au bout de 95 km et je ne sais pas quelle heure il est. Le temps écoulé n'a pas d'importance. Un pin au soleil sur une pelouse en bord du sentier me servira de lieu de pause. Endroit idéal pour voir la vie, les gens, les cyclistes et promeneurs. Une discussion attrapée au vol a comme sujet l'asphaltage du sentier, du risque que cela va nécessiter de l'entretien et que ça va rouler plus vite. Il y a des pour, des contre...
C'est le moment pour se ravitailler, et boire encore un peu. Le bidon d'électrolytes a été complété par un camelbak d'eau claire, mais il ne fait pas assez chaud pour en profiter vraiment.


Allez demi-tour et descente vers Saint-Jérôme. Vu l'heure, il y a moins de monde sur le sentier et c'est pas plus mal. Mais avec la descente et la vitesse, il faut se concentrer sur le revêtement, car il y a des paquets de gravier par endroits.
Arrivé à Saint-Jérôme, c'est le retour au bitume et aux allures vives sans risque de déraper. Finalement les douleurs du matin sont passées, mais pour autant les jambes ne sont pas indolores, je dois gérer pour rouler vite sans dépasser les limites. Je sais que côté alimentation je n'ai rien fait de particulier et mon dernier plat de pâtes n'est plus dans l'estomac depuis belle lurette. C'est rassurant de pouvoir gérer son énergie en étant à l'écoute de ses sensations.


Arrivé dans l'agglomération de Montréal, je me surprends à rouler vite, tout cela parce qu'il y avait deux cyclistes devant. Entre deux feux rouges, c'est la course. Je me dis que c'est idiot, mais je suis le premier à participer.
Au feu rouge qui suit, je suis le seul à tourner à gauche et je rentre tranquille sur les 3 km qui restent jusqu'au bercail.
190 km au compteur, 7h30 sans compter les arrêts. La galère de la belle chute est désormais dans les souvenirs, en gardant simplement l'expérience comme un bonus. En trois sorties, le total du kilométrage de juin a été égalé. La tête va ainsi mieux, c'est bien là l'essentiel, car en fin de compte, c'est elle qui pédale.






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