Tour des Encantats - Refuge de Saboredo - Pont de Ressec

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Tour des Encantats
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Festival de lacs et de paysages pour cette dernière journée du Tour des Encantats. Précéder la pluie, profiter de beaux instants à plus de 2.000 m puis re-descendre dans la vallée pour profiter encore du Val d'Aran.



Mardi 29 août 2017
7h05 - 15h10 soit 8h05 de "marche" et 675 m de dénivelé positif

Voyez ici pour le Road Book Pont de Ressec

Lever 6h15, juste 15 minutes après les trois jeunes femmes arrivées d'Espot hier soir sous la pluie. Il faut faire feu de tout bois pour trouver ses calories dans la fourniture du petit déjeuner : un verre de chocolat (pas un bol), une biscotte, une tranche de pain de mie, une galette de riz, une galette de pain azyme et un petit cake. A se demander à quoi servent le beurre et la confiture sur le plateau de service. Quelques flocons d'avoine et des "chocapic" sont là aussi avec une sorte de fromage blanc presque aussi liquide qu'un yaourt. Variété mais portion congrue. On comble avec une bolée de flocons d'avoine !




Le chemin que nous avons choisi passe par le Port de Ratera à 2594 m. C'est d'ailleurs la raison de notre départ matinal : 7h05. Le fléchage rouge et blanc de la trace du GR11 est parfait. Le sentier est facile à marcher et la fraîcheur matinale, qui nous oblige à revêtir la veste, rend cette ascension confortable. Au col deux jeunes français nous saluent. Ils ont dormi sous la tente qui a bien résisté aux bourrasques. Ils font en deux jours la liaison Espot - Colomers. Nous descendons vers l'Estanh Obago avec la ferme intention de profiter de cette vallée aux multiples lacs. Le cirque de Colomers est d'ailleurs réputé pour la multitude de ses pièces d'eau. C'est ce qui motive notre détour par Ratera car sinon on peut rejoindre directement Colomers par le Coth de Sendrosa et le Coret de Cloto, option que nous aurions prise en cas de mauvais temps.



Nous arrivons sur les rives de l'Estanh Obago au moment où le soleil passe les crêtes entre le Tuc deth Port et le Tuc de Sendrosa. Les vaches y stationnent sous les parois du Gran Tuc de Colomers en fond de vallée.

A partir de là c'est une succession de lacs baignés dans une belle lumière matinale. La pluie a "lavé" le ciel et les couleurs sont bien saturées. Je franchis le torrent au niveau de l'exutoire du lac pour faire quelques vues sur la presqu'île. Mais le soleil rasant contrarie quelque peu mes projets. J'aurai quand même la vue sur les crêtes filant du Pic de Ratera au Gran Tuc de Colomers.



C'est ensuite l'Estanh Redon et sa petite île avec pins. Quelques herbes aquatiques peuplent les rives. Des pierres sont agencées afin de franchir le bras d'eau et atteindre l'île à pied sec.

C'est un vrai bonheur pour l'œil que ces tableaux montagnards : l'eau, les pins, les sommets en arrière plan, le tout sous un soleil généreux et un ciel lumineux en ces premières heures de la matinée me comblent. Mes amis feront une pause au bord de l'Estanh Long, non par fatigue ou faim mais avec la patience de m'attendre. Pas le moment de tomber en panne de batterie ...





Brigitte et Michel prennent avec un peu d'avance une option sur la gauche. Je m'attendais à les voir descendre directement sur le barrage de Colomers, l'étape étant déjà bien pourvue en distance. Il faut avouer que leur choix avec le petit lac de Cabidornats et son île est charmant. On découvre même, sur une éminence latérale au sentier, une vue panoramique sur l'Estanh Major et le refuge de Colomers. Son lac est malheureusement en grande partie vide en cette fin d'été.

Situé en zone de protection et non en zone centrale du parc national, le cirque de Colomers aurait bien mérité une journée de randonnée à lui tout seul.




Une petite cinquantaine de lacs et laquets sont disséminés dans ce grandiose paysage granitique où les hauts sommets périphériques dominent les anciennes cuvettes glaciaires aux eaux scintillantes. Ce sont d'ailleurs ces paysages parcourus durant deux jours en raquettes en février 2013 qui m'avaient donné envie d'y revenir l'été.

La description que m'en avaient faite Brigitte et Michel, et leur enthousiasme avaient semé, lors de ce séjour hivernal, une petite graine qui n'attendait qu'à germer. En février 2017 sur les versants du soleil de la Tarentaise nous faisions le choix de ce Tour des Encantats.



A 11h00 nous atteignons la bifurcation du GR11 descendant à Pont de Ressec ou sa variante 11.18 montant au Port de Caldes, vu le second jour. C'est bien sûr cette première branche que nous choisissons. Après une rude côte pour s'extraire du Cirque de Colomers et une dernière vue sur son refuge, nous parcourons un sentier légèrement descendant en balcon sur la vallée d'Aiguamog. Il franchit un passage fort étroit et aérien dans une falaise pour ensuite remonter d'abord en une grande traversée et finir en lacets serrés jusqu'au Coth de Ribereta à 2323 m. Deux petits faucons pèlerins suivent pendant un moment notre ascension, à croire qu'ils espèrent trouver proies à leur goût dérangées par notre passage ?

La vallée d'Aiguamog et le petit lac tourbière Bassa Nera se voilent de nuages. Aiguamog signifie eaux abondantes, pas étonnant avec cette myriade de lacs posés en amont. Sept vautours planent dans le ciel. A midi nous nous arrêtons sous un ciel fort chargé en nuages de plus en plus sombres. Le vent a forci et c'est à l'abri d'un bosquet de pins que nous déjeunons. En vingt minutes chacun s'est restauré étant décidé à éviter le plus possible de finir l'étape sous la pluie.




Nous levons le camp pour une descente de 950 m de dénivelé ! Longtemps nous aurons en point de mire les deux lacs de retenue de Montcasau. Une marmotte, ... ma première, file dans le champ sans sifflement. Par contre, un peu plus bas à la Pléta des Juens, un bref coup de sifflet prévient toute la colonie. Au barrage, le sentier descend très raide en suivant le torrent. Il reste quelques framboises sauvages à grappiller. Nous rejoignons la piste du Pont de Loseron.

Dans un environnement de prairies un troupeau de vaches avec leurs veaux est à la pâture. L'Arriu de Rencules, torrent aux eaux vives franchi, nous pénétrons dans une belle forêt de pins. Certains spécimens ont des dimensions géantes. Un circuit conduit vers une dizaine de ces arbres remarquables, pins noirs, rouges, sapins.

A 15h10 nous retrouvons la voiture au parking du Pont de Ressec. Ce soir nous dormirons au refuge Rosta à Salardû. Première auberge (historique) du Haut Val d'Aran, elle constituait au 19è s. un point de départ des explorateurs et pyrénéistes. Si le côté auberge date sérieusement avec des dortoirs et sanitaires bien "fatigués", la table est excellente et les gourmets apprécieront la cuisine de Manel Rocher. Comme à chaque séjour, ce passionné d'histoire, expert du monde du pyrénéisme (il a créé un petit musée), nous proposa de visionner en stéréoscopie une série d'images du passé sur le Val d'Aran. Bel épilogue à notre séjour aranais.





Article mis à jour par Janol
le 04/03/2018
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Catégorie : Publication Randonnee


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