Tour du Causse Méjean : l'Hom - Meyrueis

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Deux dernières étapes en un seul récit pour terminer ce Tour du Causse Méjean avec Philippe et Jacky.


Deux dernières étapes en un seul récit pour terminer ce Tour du Causse Méjean avec

Mardi 31 Mai 2016
3h30 et 200 m de dénivelé

Nous déjeunons, fort copieusement ce matin en compagnie des occitans. Dehors le gris domine, et la pluie s'invitera quelques minutes après notre départ, certes sans force, mais pour plus de deux heures. Le vent étant aussi de la partie, ce sera la veste plus que le parapluie. Si au Veygalier la visite du chaos de Nîmes-le-Vieux était payante, ici le sentier d'interprétation le traversant (il suit le GRP) est d'accès libre. Nous traversons parmi les rochers aux formes les plus variées et côtoyons les amélanchiers aux fleurs blanches.

C'est en 1908 que son "découvreur" Paul Arnal, pasteur à Vebron, baptise ce site Nîmes-le-Vieux par analogie avec le chaos de Montpellier-le-Vieux du Causse Noir découvert 25 ans plus tôt.
On rejoint Gally par deux kilomètres à travers le lapiaz. Encore blonde une toiture de lauzes vient d'être rénovée. Dans quelques années elle reprendra la teinte grise des toits du Causse.

Nous empruntons quelques instants le GR60, sentier qui reprend la trace de la grande draille du Languedoc. Il file vers le nord, nous bifurquons au sud vers Aures.
Le petit étang à l'entrée du village déborde. Les arbres qui le bordent ont les pieds dans l'eau. Ce ne doit pas être si fréquent sur le Méjean. Hier soir Mr Turc nous avait confirmé avoir rarement eu un printemps aussi pluvieux. Une petite route nous conduit au bord des falaises au dessus de la vallée de la Jonte, pas encore les gorges ici en amont de Meyrueis. Un panneau d'interprétation du paysage nous convie à admirer le panorama et à le comprendre. A l'instant où nous passons les nuages sont si denses qu'on ne voit même pas le pied des falaises. Alors de là à voir le Mont Aigoual annoncé sur le panneau !
Nous en sourions. Cela n'empêche pas le camion laitier de Roquefort Société de faire sa tournée de ramassage; un petit merci de la main du chauffeur alors que nous nous garons sur le bas-côté. Au Frépestel, nous quittons la route pour le flanc du Serre de Pauparelle.

Un lièvre se sauve entre les buis. La descente débute par la traversée d'un pâturage où les vaches Aubrac se relaient pour lécher la pierre de sel.
Je furète entre les maisons du joli hameau de Pauparelle cherchant malgré le temps gris quelques particularités architecturales à photographier. Nous filons sur Meyrueis directement au gîte d'étape profitant d'un arrêt de la pluie.
La vue se dégage. A midi nous sommes à la Draille notre gîte d'étape. Nous déjeunons à l'abri sur la terrasse puis Caroline Doussière nous conviera à nous installer. Malgré les précautions les chaussures ont pris l'eau. Elles ne sont plus étanches après 8 ans de bons et loyaux services.

Nous mettons nos affaires à sécher dans la chaufferie avant de nous installer et de filer sous la douche ...chaude. Nous retrouverons l'après-midi nos compagnons d'hier soir qui arriveront sous la pluie qui a repris. Caroline nous met à disposition bouilloire, thés variés ou tisanes et miel. Elle émet quelques doutes sur la traversée de la Jonte que nous devons faire demain. Son mari, professeur d'éducation physique et accompagnateur de moyenne montagne nous confirme le soir que la passerelle que nous devons emprunter doit présenter de l'eau jusqu'aux genoux avec la pluie des derniers jours et le niveau très élevé des nappes phréatiques confirmé par une de ses plongées spéléologiques récentes.
La voix de la sagesse et l'évitement d'une nouvelle étape pluvieuse nous fait choisir d'annuler cette dernière étape. Même sentiment chez nos voisins qui commandent un taxi pour le lendemain en direction de l'aven Armand. Les discussions vont bon train le reste de l'après-midi, on fouille la bibliothèque du gîte et déjà se profile une nouvelle idée de randonnée. Entre un vieux topoguide et l'expérience de l'an passé des occitans, le Tour du Larzac méridional sème ses petites graines dans mon cerveau.

Mercredi 1er Juin 2016

Après un bon petit déjeuner, sous un ciel gris mais sans pluie, je rejoins Meyrueis passant par le pont des Six Liards. Ce pont presque millénaire (12e s.) est le seul témoignage restant de la présence des moines bénédictins implantés près de Meyrueis. Il a pris le nom de la somme dont il fallait s'acquitter pour le franchir.

En stop je descends au Truel et monte à pied récupérer la voiture à la Viale.
Je remercie Sandrine Bon pour la garde du véhicule et retourne chercher Jacky à Meyrueis pour un retour au domicile, retour émaillé par la fermeture de l'A10 aux environs d'Orléans pour inondations ...




Article mis à jour par Phortail
le 16/09/2016
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