Du soleil et de la pluie sur BRM 400 de Montréal.

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De la pluie est annoncée sur le BRM 400. Difficile journée en vue de la qualification pour Paris Brest Paris, mais finalement c'est un coup de soleil dans les bosses puis la pluie attendue qui égaieront cette longue randonnée. Mais quelle journée de vélo !



5 heures du mat, Montréal s'éveille et les cyclos du brevet 400 km organisé à Montréal sont déjà sur leur vélo.
Le départ est lancé pour la quinzaine de participants, les effectifs se sont allégés du aux défections non pas au brevet mais à Paris Brest Paris même. Ainsi va la vie.
Pour la première fois depuis mes quelques participations aux brevets de Montréal, c'est un peloton qui roule groupé vers le premier contrôle, il n'y a ni bosses ni vent défavorable pour éclater le peloton en morceaux.


@J'aime le vélo


Le premier contrôle est situé à 100 km et la distance importante fait que les cyclos préfèrent sans doute profiter des bienfaits du groupe plutôt que de partir en solitaire et affronter seul les éléments.
Parmi ces éléments, il y a la météo qui est annoncée à la pluie, pour le matin, pour l'après-midi, voire pour la soirée.
Juste avant le contrôle il y a une série de bosses sérieuses et c'est au détour de relances, d'accélérations, de rythme au train non suivi que le groupe éclate. C'est avec 4 autres acolytes que le contrôle de Frelighsburg est atteint, kilomètre 105, il est 8h53.
Petite pause pour le contrôle de la carte, un peu d'alimentation, rangement des vêtements contre le froid matinal et c'est reparti. À partir de maintenant cela monte, auparavant nous étions comparativement en descente.

C'est seul que je reprends la route, il y a juste deux cyclos qui sont partis avant moi.
La montée est sévère et fait décliner toutes les dents de la cassette jusqu'au pignon de 25.
Des crampes se font sentir sur un mollet, sur une cuisse, dès que de la force est mise dans les pédales. Il faut dire que cela monte bien et que la semaine passée m'a vu attraper un joli rhume avec finalement un encombrement des voies respiratoires. Je ne sais comment je vais passer ce 400. Au fur à ma mesure que les hectomètres et la déclivité de la route sont avalés, le coup de pédale se fait plus puissant. Le passage du 52 au 34 a nécessité des douleurs mais au final rien d'alarmant. Je me fie aux sensations pour passer les bosses et gérer.

Puis nous remontons ce que nous avions descendu il y a 15 jours lors du BRM 300. C'est fou ce que la descente peut être beaucoup plus rapide que la montée. Je n'avais pas souvenir d'être descendu aussi longtemps mais les kilomètres sont bien là et défilent patiemment.

Mansonville arrive mais avant d'entrer dans la ville le parcours emprunte la vallée. Qui dit vallée, dit lac et qui dit lac dit montée et ici les montées sont des murs. Le 34x25 est encore sollicité et passe parfois en danseuse.
Ma tendinite de 2015 au genou semble se tenir tranquille, alors qu'il y a 15 jours de cela elle commençait à me chatouiller notamment dans les relances en danseuse.
Dans cette partie du parcours, le vent qui est au sud, souffle dans le dos.

Plus loin, c'est Lac Brome qui est passé et dans un virage à gauche, direction est mise plein sud, vers le contrôle 2.
kilomètre 211, c'est donc l'arrêt tampon et courses. Une bouteille d'eau minérale pour refaire le plein de sels, un taboulé pour faire le plein de sucres lents et deux bananes pour stoker un peu d'énergie et des bonnes choses dans un fruit emballé naturellement. Il est 11h15, l'organisme souffle un peu.
Aucun autre cyclo ne se pointe à l'horizon, je repars seul affronter les bosses du nord du parcours, le vent devrait être favorable.
C'est une bosse sévère qu'il faut passer et sur le coup de la digestion, c'est toujours un mauvais moment à passer, pour ladite digestion. Le vent est bien là ...
Le contrôle suivant est à peine distant de 31 kilomètres mais demandera de l'énergie car le profil est variablement montant.
Un coup de tampon sur la carte et c'est reparti.
Le vent est cette fois de coté mais de bonne augure avant de filer vers l'est avec le vent de dos.
Des bosses, des bosses et des bosses avec de grisantes descentes à 65 km/h sur un bon revêtement. Le virage à gauche est pris et c'est vent de dos sur un parcours vallonné. Une pause improvisée contre un arbre permet de jeter un sort au taboulé, le coin est idyllique avec un petit ruisseau dont le bruit enchante les oreilles. Hum qu'il fait bon !

Plus loin la sortie de la vallée fait arriver sur la route 112, un grand axe avec du trafic et des bosses plus plates que dans la vallée précédente, le vent souffle toujours et c'est Gramby qui se présente.

Il est 19h12 et c'est le contrôle du km 315. Ce contrôle est un café Québécois (non un bistrot à la française). Je commande un café et un muffin et fait tamponner ma carte. Le muffin sitôt terminé, deux cyclos me rejoignent. Ils ont roulé de concert depuis le contrôle 2, soit un peu plus de 100 km.
Nous repartirons ensemble après une belle pause et s'être équipé pour rouler de nuit et certainement dans la froidure d'une nuit qui est en train de tomber. Il nous reste 90 km et trois heures pour les faire avant que minuit sonne.
Le challenge est accepté par tous et c'est à plus de trente que nous roulons sur la piste cyclable vers le prochain contrôle distant de 47 km. La pluie, fine certes, se met de la partie et ajoute à la difficulté de rouler de nuit.

Une crevaison vient ralentir le groupe et 10 à 15 minutes sont nécessaires au changement minutieux de la chambre et à la découverte du silex responsable de notre arrêt.
Nous repartons de plus belle dans la nuit noire.

21h45 nous arrivons tous les trois à l'avant dernier contrôle pour repartir aussitôt après le coup de tampon réglementaire.
Il nous reste 42 km et 2 heures 15 de délai pour notre challenge virtuel. Ce qui ne nous met pas à l'abri d'une crevaison qui justement se produit au sortir de la ville.

Gagner le droit de rouler tout seul

Cette fois c'est la roue arrière, mais toujours pour le même cyclo. Un changement de pneus va être envisageable cette semaine, sinon pour le 600, il y en a qui vont gagner le droit de rouler tout seul.

La pluie redouble lorsque nous repartons mais cela commence à sentir bon l'écurie. Les parcours connus se laissent deviner dans la nuit, puis les lumières de la ville éclatent et enfin les feux rouges annonçant l'entrée dans la ville et que la fin du brevet n'est pas loin.

23h55, le dernier coup de tampon est apposé sur la carte de route.

404 km en 19 heures, ce n'est pas un des meilleurs chronos, mais vu le 3.700 m de dénivelé et les conditions pluvieuses de fin de parcours c'est de bonne augure pour la suite.
Les 15 prochains jours qui nous séparent du BRM 600 de Montréal vont permettre de faire de la récupération et de passer une semaine tranquille en vue du 600.


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Article mis à jour par Janol
le 26/05/2019
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Catégorie : Publication Cyclisme


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