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Entraînement hivernal

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Quoi faire lorsque arrive le mois de novembre et qu'en course à pied comme à vélo, les conditions climatiques, la motivation ne poussent pas à aller sur les stades ou sur les routes. Quelques idées ou plans à préparer.




Dès lors que le mois de novembre se fait sentir, aller s'entraîner est plus difficile. Le temps ne s'y prête pas, les compétitions sont encore loin, certains en profitent même pour s'arrêter et font une coupure.

Régénération


L'hiver est propre au repos, à l'hibernation. Mais côté sport, faire une coupure, est-ce bien utile de ?
L'expérience parle : on a déjà constaté qu'en pleine saison, lorsque arrivent les vacances ou des semaines de mauvais temps, l'absence hors des stades ou des routes se fait déjà ressentir avec une baisse de forme. Ça coince. De même, un niveau acquis en montagne avec un travail spécifique peut être en partie perdu durant 10 à 15 jours si c'est uniquement un travail sur du plat qui est effectué. Ce n'est pas uniquement musculairement que la différence se fait mais aussi sur le plan cardiaque.

La coupure ne semble pas à priori bonne pour l'organisme. Faut-il pour autant poursuivre comme avant ?
En course à pied, les premiers marathons du printemps permettent de reprendre l'entrainement et la préparation marathon avec un programme dès le mois de janvier. Ces deux mois qui précèdent peuvent être utilisés pour régénérer l'organisme, faire de la course à pied, mais sans forcer, aller courir sur d'autres terrains, d'autres rythmes à des puissances moindres, faire du VTT afin de rester actif sur un plan cardiaque tout en allant solliciter d'autres registres que ceux travaillés durant l'année (la vélocité !).

A vélo, novembre et décembre peuvent être utilisés pour rouler en souplesse, en vélocité plutôt qu'en puissance. En tournant les jambes, le cœur peut rester actif sans solliciter la musculation. La puissance peut être reprise en janvier et le rythme en mars ou avril.

Certains de la vieille école tournent avec un pignon fixe dans ces périodes d'hiver et ce me semble une bonne méthode. Souvent à vélo, dans les pelotons les braquets sont trop gros et l'hiver peut être une période propice à l'utilisation d'un braquet plus souple, plus en vitesse de rotation de jambes.

Rouler à 30 km/h avec une rotation de jambes au-dessus de 100 tours/ minute, permet de rouler de manière ludique, de passer bien des bosses et de travailler autant sa souplesse que son rythme cardiaque. De plus, en hiver, ça réchauffe ...

Dans Paris-Brest-Paris, c'est ce travail effectué durant les deux années précédant l'épreuve mythique qui m'a permis de tourner les jambes dans les 300 derniers kilomètres alors que beaucoup avaient hâte d'arriver et étaient fatigués de tirer trop gros.

En guise de conclusion, cette citation anonyme pour illustrer notre propos : " En course à pied comme à vélo, l'hiver, les jambes, il faut faire tourner".
Spécifique pour l'hiver froid genre Canada, voyez comment pédaler en hiver




Article mis à jour par Janol
20/10/2014
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Catégorie : Publication Cyclisme

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