La chute à vélo
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Lorsque une chute à vélo arrive, que l'on soit blessé ou pas, on en sort différent, à fortiori si la blessure a touché les chairs.
Avait-il un casque ou pas ? Une question qui peut faire sourire, et pourtant.
C'était il y a un certain temps, durant ces grèves de transport de 1995, décembre exactement.
Les grèves duraient depuis un certain temps, et les automobilistes cherchant des solutions ont commencé à chercher de nouvelles routes pour rejoindre le bureau dans les temps.
Du jour au lendemain, on a commencé à voir sur les routes des automobilistes qui se sont retrouvés sur des routes qu'ils ne connaissent pas. Pour certains hélas, le code de la route n'est pas utilisable d'une ville connue à une ville inconnue. Les règles doivent changer lorsqu'on découvre les routes. Quoi qu'il en soit, c'est au guidon de mon vélotaf, que je me suis trouvé face à face avec une voiture qui en tournant sur sa gauche à un carrefour m'a simplement coupé la route.
J'ai bien vu la voiture me couper la route, j'ai bien vu que ma roue avant allait taper la voiture, j'ai bien vu que freiner n'allait pas suffire, et puis, j'ai plus rien vu du tout. Écran noir ...
J'ai ré-ouvert les yeux un certain temps après (10 secondes, 30 secondes, je n'en sais rien).
J'ai eu le temps d'avoir une grosse douleur à l'épaule, d'entendre les pompiers arriver et m'embarquer pour les urgences.
La clavicule est touchée, les ligaments sont arrachés, opération chirurgicale, rééducation, la saison de triathlon est terminée, celle-ci puis les autres. Le déclic a fait clac.
Sur la table de rééducation, après avoir appris à déplier le bras après une longue immobilisation, les questions commencent à se poser. C'est quoi cet écran noir que j'ai eu, une perte de conscience, mais bien avant le choc ?
C'est un excès de stress, le cerveau réagit face à une situation périlleuse pour lui, il se met en carafe, il éteint la lumière. Dans cet instant, en écran noir, la roue avant a tapé la voiture. Alors que j'étais inconscient, j'ai fait un vol plané, par-dessus la voiture et je me suis écrasé comme j'ai pu, sur le bitume.
Comme j'ai pu, c'est-à-dire qu'étant inconscient, je n'ai pas mis les mains en avant pour amortir la chute. J'ai mis quelques mois pour me rendre compte que je n'avais eu aucune trace de gravillons sur les mains. Je ne suis pas tombé sur les mains, mais sur l'épaule. Par chance, c'est le côté de la tête qui a touché le sol, et non la face, auquel cas j'aurais un visage bien différent aujourd'hui. Coté casque ? La question est évidente à poser de nos jours, mais en 1995, le casque était porté uniquement en compétition, peu à l'entrainement et pas du tout à vélotaf.
Il est certain que si j'avais eu un casque, il aurait été fortement marqué par la chute, voire il aurait explosé. On aurait pu dire, waouh, ce casque, il m'a sauvé, tu vois comment aurait été mon crâne sans ce casque !
Comparer le casque surement fissuré à un crâne est un raccourci rapide, mais justifiant d'un porter un, j'ai eu de la chance, et pourtant...
Pourtant à observer ceux de nos jours qui circulent à vélotaf, de manière occasionnelle, et avec la liberté que leur offre les velib' et autres vélo'v ou bixi, il est rare de voir des casques. Cet élément de sécurité important en ville ne fait pour autant pas partie des dispositifs de location.
Le casque semble entraver la liberté de circuler, la liberté d'utiliser le système de manière occasionnelle, alors que le cycliste n'est pas le bienvenu en ville.
Faire une chute à vélo, comme il m'est arrivé, peut ne pas bien se terminer. Faire du vélotaf sans casque, n'est pas sérieux de nos jours.
On peut sportivement essayer de relever des défis, mais avec la sécurité en ville, il n'y a pas de défis...
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