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Les longues sorties en vélo

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Il y a autant de manière de faire du cyclotourisme qu'il y a de cyclos. Mais sur une longue distance et avec du vent, il n'y a pas de méthode efficace, enfin si, il y en a tout de même une.




Le cyclotouriste qui choisit sa route en fonction du vent, indépendamment de la difficulté de la pente, est un cyclo qui mérite le respect.
Il me semble que cette définition permet de constater que le candidat maitrise son sujet, dans le respect de ses capacités physiques, et en harmonie avec l'environnement dont il fait entièrement partie.
Faire une sortie en Rêveur solitaire de 150 à 200 km demande un engagement physique certain. Mais lorsque le vent s'en mêle, les choses se compliquent, et pour peu que ce soit le mistral, les choses se compliquent gravement. Le Mistral ne se maîtrise pas, il se subit, de dos comme de face.

Le cyclo doit alors faire preuve de qualités propres, d'humilité. On ne lutte pas contre le vent, on lutte avec lui. Il faut alors changer sa route et prendre les fonds de vallées qu'il n'atteint pas, ou bien prendre de l'altitude et grimper sur les versants abrités. Le cyclo ne doit pas s'aventurer, il connait ses capacités physiques, il connait sa route, son lieu de destination et également les routes alternatives lui permettant de rouler de traverse.
Le cycliste maitrise alors la distance, son vélo ainsi que les éléments naturels qu'il va rencontrer et sait s'adapter à eux avec respect et humilité.

Le cyclo fait corps avec sa machine, et fait partie prenante du paysage. À vrai-dire dans ses moments d'osmose avec le vent, il est le paysage, comme Raimu est César.

Cette situation ô combien riche à vivre n'est pas réservée qu'au cycliste, et c'est cette même expérience que j'ai pu vivre récemment en course à pied. À enchainer les séances sans fin d'un jour sur l'autre, voilà que l'hiver touche à sa fin en annonçant des records de froid, de neige. La pluie, la neige, le froid, voilà ce que le coureur à pied peut endurer tout en faisant corps avec eux, en adaptant la foulée aux terrains glissants, en doublant les épaisseurs de vêtements pour ne pas laisser le froid entrer, et les kilomètres défilent, tels de longs raids à vélo, du bonheur au kilomètre.

Cet article a trouvé sa source d'inspiration dans les rayons de la roue ensoleillée et a été dument mis en application lors du Tour du Luberon




Article mis à jour par Janol
11/03/2009
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Catégorie : Publication Cyclisme

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