Sortie hivernale avant la neige

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Petite sortie vélo hivernale au départ de Montréal le long du fleuve encore gélé. 75 km de sensations dans la chaleur relative d'un zéro degrés.



Sortie hivernale, c'est la seconde sortie hivernale pour 2018.

La précédente faisait 30 km, celle-ci en fera 75.

Parti après 13 heures pour profiter du soleil et des 0 degrés qui se trouvent être plus confortables que la température négative et piquante de la semaine.

Habitué à rouler le samedi matin, si le sacro-saint dimanche matin est pluvieux, ici à Montréal il est préférable de rouler le samedi aux meilleures heures lorsque de la neige est annoncée le lendemain.

C'est donc motivé et opportuniste que je prends la route vers le nord de la ville.

Sitôt sorti de l'île par un pont piétonnier qui n'a jamais vu et ne verra jamais de chenillette de déneigement, je zigue-zague entre glace fondue et glace dure, les piétons font de même avec le sourire.

Arrivé sur l'ile de Laval, le parcours est simple, longer le fleuve jusqu'au bout oriental de l'île et remonter sur l'autre bras du fleuve pour faire demi-tour.



Vélo utilisé pour Paris Brest Paris 2011. Reclassé comme vélotaf / vélo d'hiver / vélo de pluie / vélo de légende.

Le vélo utilisé pour cette sortie est cadre alu, pneus de cyclo cross (pas de pneus cloutés, il n'y a pas de glace). L'équipement contre le froid : 2 maillots de vélo, une veste de ski de fond, paire de gant et sous gants, cuissard long et sur-chaussures, casque avec cagoule descendant jusqu'aux oreilles. Rien sur le visage, sauf des lunettes pour protéger les yeux, les sinus (pas de lunettes de ski pour autant). En somme, rien de pire qu'en France à pareille température.

La route en cet hiver de fin février est sèche par endroit, mouillée par d'autres et parfois de larges flaques traversent la chaussée.

Sous les flaques, les nids de poule se cachant, il faut être particulièrement vigilant. Et plus il y a des éclaboussures, plus le nid de poule est profond. Sur certains, on se demande comment les voitures s'en sont sorties, même si les nids de poules sont visibles et manifestement certains ont essayé de jauger de la profondeur des trous. Pour ma part. je reste très Pagnolesque et laisse jauger les autres, je contourne les flaques, nids de poule ou pas.

Si la route peut-être mouillée, les accotements sont glacés et le reste des alentours est encore couvert de neige. Sur le fleuve, il y a de la glace et le fleuve coule toujours. Par endroits il y a des pêcheurs qui ont creusé un trou, un peu plus loin il a des traces de pneus sur le fleuve tandis qu'ailleurs on voit que la glace est couverte d'eau de fonte.

Plus je m'éloigne des axes permettant de traverser le fleuve, moins il y a de monde sur la route. Cela laisse le loisir d'entendre les véhicules arriver et également de prendre un peu de liberté pour slalomer entre flaques et nids de poules.

Ça roule bien, je m'étonne moi même. Rouler à vélo toute la semaine pour aller au travail apporte son lot de forme, mais tout de même, les bonnes sensations sont là, avec plaisir.

Comme à l'accoutumé, je mouline mon 90/100 tour par minute, je suis bien à cette cadence la, c'est ludique, et ça incite à tourner vite, qu'il y est du plat ou de la bosse. Le coeur en prends plein les valves, c'est certain mais l'hiver c'est un bon moyen de reprendre.

Devant moi, encore loin, un cycliste. Il roule manifestement moins vite. Ca y est, sitôt le cyclo vu, l'aimant s'est mis en route. L'aimant est sous le casque, lorsqu'il se met en marche, le pédalier tourne alors plus vite, le pignon perd une dent et trois kilomètres plus loin, le cycliste est avalé.

Celui ci semble être un débutant, on dirait moi il y a trente ans : la trajectoire n'est pas rectiligne mais zigue-zague, le vélo n'est pas droit mais se balance de droite à gauche, le coup de pédale n'est pas rond et le cycliste ne fait pas corps avec sa machine. Mais le cycliste a flairé le bon coup d'une sortie vélo opportuniste avant la neige. Avec l'expérience, le vélo devient un réel plaisir, il avance tout seul. On dépense moins d'énergie en faisant l'économie de gestes inutiles tout en étant efficace. Ce qui ouvre la porte ensuite de la longue distance.

Sur la route de retour, je décide de reprendre le chemin aller. Si le pont piétonnier n'est pas déneigé, je ne vais pas m'aventurer sur la piste cyclable. Aussi je coupe ma boucle plus tôt, sans rien changer à la distance.

Je retraverse le pont de glace piétonnier, sans piolet ni cordée. C'est le Québec insolite lorsque je vois les piétons marcher entre glace et flaques. Pour le retour j'ai pu faire la moitié de la traversée le cul sur la selle, mais j'ai de la glace sous la chaussure et avec les cales automatiques, ça n'automatique plus.

Me voila dans les derniers kilomètres, appréciant ces bonnes sensations des jambes qui tournent. Le cycliste est un personnage inquiet, il ne sait pas si ses jambes vont tourner, si il va réussir à faire 75 km, si il va avoir le niveau pour les objectifs de l'été. Tous les signes positifs sont autant de joyaux !





Article mis à jour par Janol
le 25/02/2018
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Catégorie : Publication Cyclisme


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