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Sur la route du Tour de France

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Comme chaque année le public est nombreux sur le bord des routes, chacun exprime le nom de celui qu'il supporte avec pour le moins des références étonnantes.




La proximité du lieu de départ nous a permis de faire l'Étape du Tour. C'est non pas une des officielles dans les Alpes ou les Pyrénées, mais celle qui relie Rambouillet aux Champs-Elysées, c'est l'ultime étape.

Près du village du Tour, 5 heures avant le départ des coureurs, il y a déjà beaucoup de monde, beaucoup de gendarmes, beaucoup d'officiels qui mettent la main à la pâte pour terminer l'installation : peindre la ligne de départ, installer les barrières. Alors que les spectateurs piétons expriment leur curiosité au sein du village du Tour, les spectateurs cyclistes cherchent la route qu'emprunteront les coureurs. Toutes les routes sont bordées de barrières, et serviront de parking, pour la caravane, les voitures des équipes. Il n'y a qu'une route qui mène à Paris, elle est facile à identifier, elle est face au podium où Thomas Voeckler, Thibaut Pinot et Bradley Wiggins signeront dans quelques heures leur départ.

Après quelques kilomètres de route, nous rencontrons déjà des supporters, alors que le départ à lieu dans 5 heures.
Certains sont assis dans des chaises et font des mots croisés, d'autres portant bébé au bras encouragent les cyclos que nous sommes.
Plus loin sur la route, nous découvrons les campings cars et leurs occupants, la verve pour le tour est plus forte chez ces supporters-là, que chez les supporters locaux venus de la région ou du département voisin. Ces camping-cars parlent d'eux-mêmes, souvent il y a des drapeaux accrochés aux véhicules, souvent il y a des bannières, des pancartes et toutes sortes de messages, pas seulement à l'adresse des coureurs.
Ainsi on peut distinguer ceux qui supportent les coureurs avec un drapeau anglais, ou un tee-shirt blanc bariolé de pois rouges, ensuite il y a ceux qui supportent les équipes cyclistes en arborant des maillots de cyclistes ou en étalant des drapeaux de soutien aux équipes, et enfin il y a ceux qui supportent des entreprises partenaires du Tour de France et qui ne sont pas liés aux coureurs ou à leurs équipes. A contrario, peu de supporteurs soutiennent ceux qui assurent la sécurité de la course et des spectateurs : les gendarmes.

Enfin arrivés aux abords des Champs-Elysées, après 75 km de route en vallée de Chevreuse, il nous reste 6 km à parcourir. Cela représente la cerise sur le gâteau de notre sortie : faire un tour des Champs-Elysées et ce alors que les coureurs ne partent de Rambouillet que dans deux heures. Hélas, la boucle que les coureurs vont emprunter 8 fois dans l'après-midi est totalement fermée et les nombreux gendarmes ne nous laissent augurer rien qui vaille pour la fin de notre parcours. C'est même l'inverse qui se produit puisque nous sommes invités à quitter les abords de la Place de la Concorde, alors que nous sommes déjà derrière des barrières. Tel est le niveau de sécurité voulu et nous faisons demi-tour en nous disant que les choses sont ainsi et que sur le plan de la sécurité de la course c'est bien ainsi.

Une bien belle sortie à vélo que celle-ci, avec une moyenne horaire bien supérieure à celle du dimanche matin, comme quoi la route du Tour de France réveille toujours en nous le gamin qui pédale dans notre tête.




Article mis à jour par Janol
22/07/2012
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Catégorie : Publication Cyclisme

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