Adrénaline et la gestion de l'éffort

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Quand on est jeune on veut aller vite, avoir des émotions fortes tout de suite. Avec l'expérience on veut aller loin, avoir des émotions plus puissantes.



Est ce question musculaire ou une capacité lié à la jeunesse, ou bien est ce un choix qui s'impose : la vitesse laisse au fil du temps la place à l'endurance.



Il n'y a pas de marathonien ou de 100 bornard jeune (sauf exception), il n'y a pas non plus de sprinter expérimenté.

Il est plus difficile de s'engager sur marathon à 18 ans qu'à 30, de même il est plus difficile d'abandonner dans un effort long lorsqu'on a la maturité plutôt que lorsqu'on est jeune.

L'adrénaline ...



Lorsque l'on débute en sport, c'est la vitesse que le sportif recherche. Aller à fond, avoir de l'adrénaline, être intense dans son effort, tels sont les termes employés. A contrario, les efforts longs sont des zones d'inconfort. L'effort a un effet immédiat sur l'organisme. Lorsque l'on descend un col à vélo, c'est en position de recherche de vitesse, pour aller le plus vite possible. Plus tart si on descend un col à vélo, c'est parce qu'il faut bien descendre, une fois que l'on est monté.

... et la gestion de l'effort ...



Les années passent, les plaisirs changent. Les courses rapides ne sont pas recherchées par les séniors, on parle alors de dépassement de soi (on se connait on veut aller su delà), d'endurance, d'endorphine, de gestion de l'effort. On ne cherche plus la vitesse, le plaisir tout de suite, on recherche le plaisir sur une longue durée, voire même après que l'activité sportive soit terminée. L'effort a un effet sur l'organisme au delà du temps de l'activité.

...pour un même plaisir



Dans les deux cas, jeune ou expérimenté, vitesse ou endurance, et ce même durant les périodes permettant de passer d'un stade à l'autre, le plaisir de pratiquer un sport et d'y trouver un intérêt est recherché et obtenu.

Dans les deux cas, qui sont tout de même à l'opposé l'un de l'autre, le sportif y trouve non seulement son compte, mais n'a même pas conscience de ces situations.

La transformation au fil du temps



J'étais jeune et assoiffé de vitesse, je suis désormais expérimenté et assoiffé d'endurance. Si je pouvais courir 30 minutes par jour dans mes jeunes années (et en être satisfait), je ne suis repu aujourd'hui que si je cours plus d'une heure. Il en est de même à vélo où les 40 kilomètres avalés sur le pouce en fin de journée font place désormais à un 100 km (un minimum syndical) planifié et immanquable.


Et plus le temps passe et plus le sportif se trouve en équilibre non plus seulement avec lui-même, mais avec les éléments qui l'entourent : Le 100 bornard accepte les côtes du 100 km de Millau, le cycliste ne lutte plus contre le vent de face, le marin fait corps avec son bateau.





Article mis à jour par Janol
le 06/12/2014
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Catégorie : Publication Ultra-endurance


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